Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DEMAIN À LA UNE

Une mini tournée africaine pour François Hollande

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

14 juillet : célébrations nationales et centenaire de la Grande Guerre

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Lamberto Zannier, secrétaire général de l'OSCE

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Santé : l'Europe perturbée par des substances toxiques

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Raid Fahmi, ex-ministre irakien des Sciences et Technologies

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Crimes de guerre"

En savoir plus

MODE

La haute couture, de l’art au business

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

L'invité : colonel Badjeck, porte-parole du ministère de la Défense camerounais

En savoir plus

  • Le défilé du 14-Juillet marqué par le centenaire de la Grande Guerre

    En savoir plus

  • Poursuite des raids israéliens à Gaza, les offres de médiation se multiplient

    En savoir plus

  • En images : les meilleurs moments du Mondial

    En savoir plus

  • Scènes de liesse à Berlin, tristesse et violences à Buenos Aires

    En savoir plus

  • À Paris, un rassemblement pro-palestinien entaché de heurts

    En savoir plus

  • La délicate opération de renflouement du Costa Concordia a commencé

    En savoir plus

  • Mondial-2014 : le Français Paul Pogba élu meilleur jeune joueur

    En savoir plus

  • L'Allemagne est championne du monde pour la 4e fois de son histoire

    En savoir plus

  • À Vienne, les négociations sur le nucléaire iranien teintées de pessimisme

    En savoir plus

  • La Russie menace l'Ukraine "de conséquences irréversibles"

    En savoir plus

  • Tour de France 2014 : Tony Gallopin endosse le premier maillot jaune français

    En savoir plus

  • Sahara occidental : le torchon brûle entre Rabat et Alger

    En savoir plus

  • Nigeria : le chef de Boko Haram soutient al-Baghdadi, le "calife" de l'EIIL

    En savoir plus

  • Fin de Serval au Mali, lancement de l’opération "Barkhane" au Sahel

    En savoir plus

  • Combats entre milices libyennes autour de l'aéroport de Tripoli

    En savoir plus

  • Décès du célèbre chef d’orchestre américain Lorin Maazel

    En savoir plus

  • Nouvelle humiliation pour le Brésil battu par les Pays-Bas (3-0)

    En savoir plus

  • "Wissous plage" : l’interdiction du port du voile suspendue par la justice

    En savoir plus

  • Après une opération commando à Gaza, Tsahal intensifie ses frappes

    En savoir plus

FRANCE

Tuerie de Chevaline : la piste de l'espionnage industriel évoquée

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/09/2013

Lors d'une conférence de presse franco-britannique consacrée à l'enquête sur la tuerie de Chevaline, survenue il y a un an, le procureur d'Annecy a évoqué vendredi la piste de l'espionnage industriel et du transfert de technologies.

Le 5 septembre 2012, une famille britannique d’origine irakienne ainsi qu’un cycliste de la région - probablement une victime collatérale - étaient retrouvés criblés de balles sur un chemin forestier à Chevaline, en Haute-Savoie. Presque un an jour pour jour après ce quadruple meurtre (seules deux petites filles ont survécu), le coupable n’a toujours pas été identifié. Mais si la piste familiale reste privilégiée, vendredi 6 septembre 2013, le procureur d’Annecy en charge du dossier, Éric Maillaud, a évoqué celle de "l'espionnage industriel et du transfert de technologies" lors d’une conférence de presse franco-britannique.

Une des quatre victimes, le père de famille Saad al-Hilli, avait en effet "en sa possession beaucoup plus de données que son seul emploi ne justifiait", a déclaré Éric Maillaud. "Pour l'instant, on nous dit que tout ça n'avait pas de véritable valeur marchande", a-t-il néanmoins précisé. "Saad al-Hilli était un ingénieur brillant" dans une entreprise anglaise spécialisée dans les satellites civils (météo, surveillance des cultures), a rappelé le procureur.

"Son entreprise travaillait pour de nombreux États étrangers. (...) Qui dit États étrangers et espionnage industriel peut aussi indiquer l'intervention de services secrets", a-t-il avancé, reconnaissant qu’il s’agissait d’un "pan de l'enquête extrêmement complexe, qui va demander énormément de temps, qui n'aboutira peut-être pas, mais l'enquête est loin d'être close sur ce sujet".

La piste du frère privilégiée

Deux autres pistes sont suivies de près par les enquêteurs dans ce dossier. La première - et la plus sérieuse - est celle du conflit familial. Saad al-Hilli était en effet en concurrence avec son frère Zaïd au sujet de l’héritage paternel, évalué entre 3 et 5 millions d’euros. Khadem al-Hilli, le père de Saad, possédait un patrimoine important dans son pays d'origine, notamment une maison et un terrain dans un quartier huppé de Bagdad. En 2004, ses deux fils, Saad et Zaïd, avaient entrepris des démarches pour récupérer l'héritage. "Zaïd est considéré comme suspect, mais il n'est pas présumé coupable ni suspect numéro 1, a précisé le procureur. Il peut être impliqué dans l'affaire criminelle, on s'intéresse à lui car il y avait un conflit entre les deux frères, des menaces proférées, et Saad avait peur de lui."

Zaïd al-Hilli a été entendu comme simple témoin à Londres et a refusé de se présenter à une convocation française. "En France, il aurait été placé nécessairement en garde à
vue, a assuré Éric Maillaud. Aurait-il été mis en examen ? Relâché ? Ce sont des stratégies judiciaires, mais je n'aurais pas requis de détention provisoire contre lui." Zaïd al Hilli est placé sous surveillance policière, qui s'apparente au contrôle judiciaire français, jusqu'au 23 septembre. Mais cette date peut être repoussée et il pourra être réentendu.

La piste d’un ordre venu d’Irak n’est pas non plus écartée. "La question se pose de savoir si ceux qui en Irak se trouvent actuellement à la tête du patrimoine du père n'avaient pas intérêt à ce que les deux frères al-Hilli disparaissent parce qu'ils souhaitaient récupérer ce patrimoine", s’est interrogé le procureur. En novembre 2012, une commission rogatoire sur ce sujet avait été adressée à l’Irak, mais les autorités ne l’ont toujours pas exécutée.

Avec dépêches

Première publication : 06/09/2013

  • ROYAUME-UNI

    Tuerie de Chevaline : le frère de Saad al-Hilli remis en liberté à Londres

    En savoir plus

  • FRANCE

    Tuerie de Chevaline : Zainab, la petite rescapée, n'a vu qu'un seul "méchant"

    En savoir plus

  • FRANCE

    Tuerie de Chevaline : le cycliste qui a découvert les corps témoigne pour la première fois

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)