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Moyen-orient

À Damas, des jeunes Syriens prêts à devenir des boucliers humains en cas de frappes

© FRANCE 24

Vidéo par Philomène REMY , Lucy FIELDER

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/09/2013

Pour s’opposer à une éventuelle intervention militaire des États-Unis, des centaines de jeunes syriens, pro-régime, se sont installés sur le Mont Qassioun, sur les hauteurs de Damas, une cible stratégique pour Washington. Reportage.

Ils n’ont pas trente ans et ils sont prêts à donner leur vie pour protéger Damas. Une centaine de jeunes Syriens, majoritairement pro-régime, ont décidé d’installer un campement au Mont Qassioun, sur les hauteurs de la capitale syrienne, et d’y attendre les frappes aériennes promises par la France et les États-Unis.

À l’origine du mouvement, baptisé "Over our dead bodies", il y a Ogarit Dandash, une journaliste pro-gouvernementale. "Le but de ces frappes occidentales est de protéger les civils. Mais nous sommes convaincus que malgré notre présence ici, les américains bombarderont. Donc cet argument américain de protection des populations est un mensonge", accuse-t-elle. 

Les participants sont mis en garde par les organisateurs : rester ici, sur ce site stratégique où des batteries antimissiles sont cachées, c'est risquer sa vie. Qu’importe. Personne ne compte partir. Même Heba Nour, une célébrité syrienne, est venue afficher son soutien au mouvement, à Bachar al-Assad et à l’armée. "Chaque citoyen syrien sait que notre pays est une cible actuellement. Mais pour moi la Syrie c'est d'abord la résistance, la Syrie c'est la fermeté et j'espère que cela ne changera pas", déclare-t-elle.

Si les participants sont de fervents supporteurs du président syrien, ils refusent d’assimiler leur action à une propagande pro-régime. Pour eux, le principe du bouclier humain est avant tout un message adressé aux forces occidentales : "Nous avons des problèmes entre nous mais nous ne demandons à personne de venir et de les résoudre à notre place", s'exclame un des jeunes. "Tout cela, c'est notre problème. Alors laissez-nous régler ça !"

Première publication : 09/09/2013

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