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Moyen-orient

La proposition russe sur la Syrie est "potentiellement positive" selon Obama

© Capture d'écran PBS | Barack Obama, lundi soir sur la chaîne américaine PBS

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/09/2013

Barack Obama juge "potentiellement positive" la suggestion de Moscou de mettre les stocks d'armes chimiques syriens sous contrôle international. Suite à cette proposition russe, le vote du Sénat américain sur une intervention militaire a été reporté.

C'est un "oui mais". Barack Obama a déclaré lundi 9 septembre lors de l'émission "NBC Nightly News" que la proposition russe de mettre les armes chimiques de la Syrie sous contrôle international constituait un développement "potentiellement positif" mais qu’elle devait être considérée avec scepticisme. Le président américain a ajouté que le secrétaire d’État John Kerry étudierait avec la Russie le degré de sérieux de cette offre.

Le vote du Sénat américain prévu mercredi finalement reporté

Le vote de procédure prévu mercredi au Sénat américain sur la résolution d'autorisation du recours à la force en Syrie a été reporté, a annoncé le sénateur Harry Reid à la suite de la proposition russe sur l'arsenal chimique syrien.

"Je ne pense pas que nous ayons besoin" de voter rapidement, a annoncé le chef de la majorité démocrate du Sénat, Harry Reid, quelques heures après avoir programmé le vote à mercredi. "Nous devons faire en sorte que le président ait l'opportunité de parler à tous les 100 sénateurs et aux 300 millions d'Américains avant que nous ne fassions cela".

Le président américain s’exprimait dans le cadre d’une des six interviews télévisées accordées lundi pour tenter de convaincre le Congrès de lui donner son aval pour des frappes militaires ciblées contre la Syrie en réponse à l’attaque chimique du 21 août près de Damas, qui a fait plus de 1 400 morts selon les services de renseignement américains.

Maintenir la pression sur Assad

Sur CNN, Barack Obama a déclaré qu’un éventuel effort diplomatique devait être sérieux. "Et nous ne voulons pas simplement des manœuvres dilatoires pour écarter la pression que nous avons (...) actuellement", a déclaré le président. "Nous devons maintenir cette pression et c’est pourquoi je vais m’adresser au pays demain pour dire pourquoi je pense que ceci est aussi important", a-t-il ajouté.

Sur PBS, Barack Obama a précisé qu’il avait discuté avec son homologue russe Vladimir Poutine de la possibilité d’une solution diplomatique concernant la Syrie la semaine dernière à l’occasion du sommet du G20. "J’ai vraiment eu ces conversations. Et c’est la continuation des conversations que j’ai avec le président Poutine depuis un certain temps", a déclaré le président américain.

Obama ne sait toujours pas s'il se pliera au vote du Congrès

"La perspective de frappes aériennes terrifie les Damascènes à qui nous parlons"

Cependant, lors des sept minutes d'interview accordées à CNN, Barack Obama a souligné qu’une avancée à propos du contrôle des armes chimiques syriennes ne résoudrait pas "le terrible conflit sous-jacent à l’intérieur de la Syrie". "Mais, a-t-il ajouté, si nous pouvons accomplir cet objectif limité sans agir militairement, ce serait ma préférence."

Reste que le président américain a reconnu qu’il n’avait pas encore pris la décision d'outrepasser ou non un éventuel vote négatif du Congrès sur le projet de frappes militaires en Syrie. "Il est juste de dire que je n’ai pas décidé", a-t-il dit sur NBC.

Avec dépêches

Première publication : 10/09/2013

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