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Moyen-orient

Démanteler les armes chimiques syriennes, mission impossible ?

© AFP

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 10/09/2013

La proposition de la Russie sur le contrôle des armes chimiques syriennes éveille l'intérêt de la communauté internationale. Pourtant, selon certains experts, mettre la main sur les stocks de l'armée de Bachar al-Assad est une opération difficile.

Si les puissances occidentales s’intéressent de près à la proposition russe visant à placer les stocks d’armes chimiques syriens sous contrôle international, certains experts pointent la difficulté de mettre en œuvre une telle mesure. À supposer que le régime syrien accepte de se conformer à cette solution, plusieurs obstacles se dressent néanmoins sur la route d’un éventuel démantèlement de l'arsenal chimique de Bachar al-Assad. Quant à une destruction du stock, cela pourrait prendre des années.

Démanteler les armes chimiques implique de connaître précisément leur situation géographique. Or, ces stocks seraient vraisemblablement répartis dans des dizaines d'endroits à travers la Syrie. Un aspect pratique sur lequel la France a émis des réserves, tout en jugeant recevable la proposition de Moscou. "C'est quand même très difficile à organiser, à appliquer", a estimé, mardi 10 septembre sur Europe 1, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. "On sait que la Syrie a plus de 1 000 tonnes d'armes chimiques", a-t-il souligné en insistant sur la nécessité d'effectuer le démantèlement et la destruction sous strict contrôle international.

De plus, "si certaines banques d’armes sont dissimulées par le régime, où et comment les démanteler ?" interroge Gauthier Rybinski, spécialiste des questions internationales à FRANCE 24. D’où la nécessité du concours du régime syrien, lequel a salué cette proposition mais ne l’a pas validée.

Doutes sur les intentions de Damas

Si Bachar al-Assad pourrait tirer avantage de cette option, notamment en évitant des frappes sur son pays et en préservant son prestige selon Gauthier Rybinski, d’autres experts doutent néanmoins des intentions de Damas. "On est en pleine guerre civile où le régime syrien massacre son propre peuple. Est-ce que quelqu'un pense vraiment qu'il va brusquement cesser de tuer pour permettre aux inspecteurs de sécuriser les armes chimiques et de les détruire ?" soulève un responsable américain, cité par l’AFP sous le sceau de l'anonymat.

"Cette option permet à Bachar al-Assad de gagner du temps [...] Il y a très peu de chances que le régime suive un quelconque accord avec la communauté internationale," souligne pour sa part Khaled Saleh, porte-parole de la Coalition nationale syrienne.

La Syrie, qui n'a pas ratifié la Convention sur l'interdiction de la fabrication et du stockage des armes chimiques entrée en vigueur en 1997, détiendrait d'importants stocks de sarin, de gaz moutarde et de VX, un gaz innervant.

Première publication : 10/09/2013

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