Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Un plébiscite en Vénétie pour l'autonomie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après la jungle de Calais, un nouvel espoir"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Andrej Plenkovic : "Je ne pense pas qu’il y ait une menace d’éclatement des États au sein de l’UE"

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Glyphosate : l’herbicide de la discorde

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Kenya : Kenyatta et Odinga appellent au calme à six jours de la présidentielle

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"Où est Santiago Maldonado ?"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Chine : Xi Jinping, un nouveau Mao ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Harcèlement sexuel : la parole se libère sur la toile

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Bafel Talabani : le référendum au Kurdistan était une "erreur colossale"

En savoir plus

Amériques

Chili : George Harrison ou Julio Iglesias, instruments de torture sous Pinochet

© AFP | Augusto Pinochet

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/09/2013

Une étude britannique révèle que les chansons de Julio Iglesias, George Harrison ou encore Dalida étaient diffusés à hautes doses pour torturer les détenus et les "briser psychologiquement" sous la dictature d'Augusto Pinochet.

De la torture "auditive". Sous le régime dictatorial d’Augusto Pinochet (1974 -1990), la musique du crooner espagnol Julio Iglesias ou celle du chanteur des Beatles George Harrison était utilisée comme instrument de torture pour "briser psychologiquement" les détenus, a révélé une étude britannique publiée à l’occasion du 40e anniversaire du coup d’État du dictateur chilien.

S’appuyant sur les témoignages d’anciens détenus et d’un membre des services secrets sous Pinochet, dont la dictature a fait plus de 3200 morts, l’étude indique que la pratique qui consistait à diffuser à hautes doses des chansons était régulièrement utilisée.

Un ancien détendu raconte comment ses geôliers avaient pris l'habitude d'entonner le "Gigi l'Amoroso" de la chanteuse Dalida avant de l'emmener à l'interrogatoire et de le torturer avec cette même chanson en fond sonore.

"Ils nous obligeaient à chanter"

"La musique était présente 24 heures sur 24. Ils allumaient la radio et passaient tout ce qui était à la mode. Dans les camps de prisonniers, ils mettaient de la musique militaire pour nous faire marcher au pas et ils nous obligeaient à chanter", confirme à l'AFP, Carlos Reyes, un photographe chilien résidant à Londres, emprisonné pendant deux ans sous Pinochet.

Paradoxalement, cet instrument de torture a pu être salvateur. Il a permis aux détenus de tenir le coup et

de trouver le courage de supporter les brimades, estime le docteur Katia Chornik, chercheuse à l’université de Manchester.

"La musique a rapproché les prisonniers car elle était un moyen pour eux de faire face à leurs terribles souffrances. Mais elle a aussi valeur de témoignage, dit-elle. Beaucoup de prisonniers n'avaient plus d'existence officielle et étaient voués à disparaître sans laisser de trace. Les chansons étaient une manière de rappeler qui ils étaient et en quoi ils croyaient."

Avec dépêches

Première publication : 11/09/2013

  • FRANCE

    Les cicatrices des exilés chiliens 40 ans après le coup d’État

    En savoir plus

  • CHILI

    Chili : 40 ans après le putsch de Pinochet, "l’impossible réconciliation"

    En savoir plus

  • CHILI

    Chili : les familles des victimes de la dictature de Pinochet dans la rue

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)