Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Enlèvement en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : à quel jeu joue la Turquie ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

  • Qui est Hervé Gourdel, l’otage français aux mains des jihadistes algériens ?

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

FRANCE

Les Femen, des "blasphématrices" contre vents et marées

© Charlotte Oberti / FRANCE 24

Vidéo par Achren VERDIAN

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 14/09/2013

Neuf membres du mouvement Femen ont comparu vendredi 13 septembre devant la justice à Paris après une action coup de poing à Notre-Dame-de-Paris en février. Un procès de plus pour le mouvement féministe en mal de popularité.

Les activistes des Femen sont-elles de plus en plus isolées ? Visées par la justice tunisienne, russe et maintenant française, les militantes féministes, dont les poitrines dénudées sont plus célèbres que les causes qu'elles défendent, multiplient les provocations, quitte à déplaire. Vendredi 13 septembre, neuf d’entre elles ont comparu à Paris pour avoir, en février dernier, manifesté dans la cathédrale de Notre-Dame-de-Paris, seins à l’air.

Les Femen arrivent au tribunal de Paris les poings levés. © Charlotte Oberti/FRANCE 24

Une manière bien à elles de fêter la démission de l’ex-pape Benoît XVI, mais pas uniquement. Lors de cette action, les jeunes femmes en avaient également profité pour fustiger "l’homophobie" de l’église catholique, alors que le débat sur la loi autorisant le mariage gay faisait rage. Une provocation qui avait choqué jusque dans les rangs des sympathisants au projet de loi. Le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, s'était ainsi joint au flot de critiques, déplorant un "acte qui caricature le beau combat pour l’égalité hommes femmes et choque inutilement de nombreux croyants."

"Nous voulons être entendues"

Cheveux ornés de couronnes de fleurs, poings levés et logos à la gloire de leur mouvement, les Femen n’ont pas fait mentir ceux qui les accusent de s’auto-caricaturer. Mais qu’importe, pour les concernées, l’essentiel c’est d’être entendues, pas soutenues. "Les soutiens, ce n’est pas la question !" martèle une activiste venue au tribunal en soutien aux prévenues. "On mène un combat et on ne compte pas se démotiver."

Marguerite Stern, l'une des Femen prévenues © Charlotte Oberti/FRANCE 24

"On n’est pas là pour chercher le consensus général," explique, quant à elle, Pauline Hillier, l’un des fers de lance du mouvement en France. Selon elle, les Femen s'estiment comprises mais pas toujours soutenues, mais "ce n’est pas grave". "Ce que nous voulons, c’est être entendues, et pour l’instant c’est le cas," assure-t-elle.

"Une société où il n’y a pas de blasphème est malsaine"


Pas plus perturbée que cela par la procédure qui la vise, ainsi que ses camarades, Marguerite Stern, n’est, elle non plus, pas le moins du monde froissée par les avis négatifs. Au contraire, elle les accueille avec le sourire. "Avis positifs comme négatifs, tout est bon à prendre, l’essentiel c’est de créer le débat," affirme celle qui fut récemment libérée, tout comme Pauline, des geôles tunisiennes.

"Après notre action à Notre-Dame-de-Paris, par exemple, nous avons lu avec plaisir beaucoup d’articles dans la presse sur la religion catholique," illustre-t-elle, estimant que leur action a ouvert la discussion. "Nous sommes des blasphématrices, et c’est nécessaire que nous, ou des personnes comme les journalistes de "Charlie Hebdo", soyons là. Une société sans blasphème est une société malsaine," affirme-t-elle, précisant tout de même que leurs actions ne sauraient se limiter à la satire religieuse. "Nous véhiculons avant tout des valeurs d’égalité."

"L’affaire en Tunisie a rebuté certaines filles"

Des valeurs qui semblent cependant perdre de leur attractivité. Ces derniers mois, les Femen ont ainsi dû faire face à plusieurs coups durs, de la démission de la figure phare Amina, première manifestante tunisienne, à la cessation des activités des féministes en Belgique, en passant par des soupçons de financements occultes.

En mai, l’emprisonnement de plusieurs membres en Tunisie, à la suite d’une manifestation seins nus en soutien à Amina, a largement contribué à donner l’image d’un combat difficile à mener. "Je peux comprendre que de telles actions rebutent des filles à rejoindre le mouvement, ce n’est pas rien," concède Pauline, qui constate beaucoup de réticences : "À la fin d’une réunion avec 10 nouvelles filles, si juste l’une d’entre elles accepte de nous rejoindre, c’est déjà très bien."

Néanmoins, pas de signe de renoncement dans la troupe. Une fois l’audience levée, les filles enfilent à nouveau leur couronne de fausses fleurs, qu’elles avaient retiré le temps de la comparution, comme un symbôle de la reprise de leur combat. "Nous avons beaucoup d'autres idées d'actions à mener. Mais nous ne dirons pas lesquelles."

Première publication : 13/09/2013

  • FRANCE

    Provocation à Notre-Dame : le procès des neuf Femen renvoyé en février 2014

    En savoir plus

  • FRANCE

    Incendie d'origine inconnue dans les locaux des Femen à Paris

    En savoir plus

  • TUNISIE

    La Tunisienne Amina quitte les Femen pour "islamophobie"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)