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Asie - pacifique

Une responsable de la police afghane succombe après une agression à l'arme à feu

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/09/2013

Une enquêteuse de la police afghane, agressée dimanche par des hommes armés, a succombé à ses blessures lundi. Elle était la femme la plus gradée de la police du Helmand, une province instable du sud de l'Afghanistan.

Une nouvelle victime parmi les femmes de la fonction publique afghane. Nigar, une responsable de la police agressée par des hommes armés dans le sud du pays dimanche 15 septembre, a succombé à ses blessures lundi. "Nigar est morte ce matin (lundi) aux urgences, des suites d'une grave blessure au cou", a déclaré le porte-parole du gouvernement local, Omar Zawak.

Cette enquêteuse âgée de 38 ans, mère de deux enfants, était la femme la plus gradée de la police du Helmand, une province instable du sud du pays où elle travaillait depuis sept ans. Des hommes armés à moto avaient ouvert le feu contre elle dimanche dans une rue à proximité du quartier général de la police de Lashkar Gah, capitale du Helmand. Son agression n'a pas été revendiquée.

Plusieurs femmes cadres dans les forces de sécurité ou l'administration locale ont été tuées ou agressées ces dernières années en Afghanistan, notamment dans les provinces à forte présence rebelle. Le 10 août, la députée Fariba Ahmadi Kakar avait été enlevée par des insurgés taliban à un point de contrôle à Ghazni, sur la route principale reliant la capitale Kaboul à Kandahar, la grande ville du sud-ouest du pays. Elle a été relâchée début septembre dans le cadre d'un échange de prisonniers.

L'une des policières les plus célèbres du pays tuée

Début août, la sénatrice Rooh Gul avait été blessée, mais sa fille et son garde du corps tués, lors d'une attaque à Ghazni. Et plus tôt cet été, des hommes armés avaient abattu le lieutenant Islam Bibi, l'une des officières de police les plus célèbres d'Afghanistan.

La police afghane compte actuellement 2 200 femmes sur un total de 157 000 agents et officiers, mais le ministère de l'Intérieur s'est engagé à porter leurs effectifs à au moins 5 000 d'ici l'élection présidentielle d'avril 2014.

Depuis que l'Otan leur a passé le relais de la sécurité du pays, les forces de sécurité afghane, policiers comme militaires, sont en première ligne face aux rebelles taliban, qui mènent une violente insurrection contre le gouvernement depuis leur chute en 2001.

Avec dépêches

Première publication : 16/09/2013

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