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EUROPE

Le pape François ouvre la réflexion sur les divorcés remariés dans l'Église

© AFP

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 20/09/2013

Le pape François pourrait assouplir les règles concernant la possibilité de pouvoir réintégrer les divorcés remariés au sein de l'Église. Un geste attendu depuis longtemps par ces derniers.

Le geste longtemps attendu par les divorcés remariés serait-il arrivé ? Le pape François s’est prononcé pour une meilleur intégration dans l’Eglise des personnes qui après avoir divorcé ont contracté une seconde union, civilement. Dans un entretien de trente pages publié, jeudi  19 septembre, par les revues jésuites, le souverain pontife a prôné une Église plus ouverte et accueillante qui ne s'enferme pas dans les comportements rigides passés, notamment sur l'homosexualité et le divorce.

La question du divorce, le pape l’avait déjà abordée quelques jours plus tôt, lundi 16 septembre, à l’occasion d’une réunion des prêtres de Rome tenue dans la basilique Saint-Jean de Latran. Ce jour-là, le thème de la nullité des mariages et des secondes noces des divorcés a été un des principaux sujets abordés. C'est une question que "Benoît XVI avait déjà à cœur et qui ne peut se réduire seulement à la question de savoir s'il est possible ou non de communier", a expliqué François. "Ceux qui posent le problème seulement en ces termes ne comprennent pas quel est le vrai problème ! C'est un grave problème qui créé des responsabilités pour l'Église à l'égard des familles qui vivent dans cette situation", a-t-il poursuivi.

"Notre devoir est de trouver une autre voie, dans la justice" pour eux, a insisté le pape. Dans l’Église catholique, la question des divorcés remariés est des plus délicates. Moins médiatique que celle de l’avortement ou de l’homosexualité, elle touche un très grand nombre de croyants. Beaucoup d’entre eux, sont révoltés d’être ainsi exclus de la communion et marginalisés.

Benoît XVI, puis François ont déjà fait allusion au fait qu'ils doivent se sentir accueillis. Ils ont souhaité que soient approfondies les raisons de nullité de mariage, avec l'idée de la rendre possible en cas d'immaturité, de manque de foi, notamment quand le sacrement a été conclu par simple convention sociale.

Vers une réforme des conditions de nullité des mariages ?

Selon la doctrine catholique, les hommes et les femmes qui contractent le sacrement de mariage s'engagent pour la vie. Dès lors, la rupture de ce lien et leur remariage les empêchent de communier à la messe, si leur mariage précédent n'a pas été annulé. Or, à l’heure actuelle, il est extrêmement difficile d’obtenir de Rome la déclaration en nullité d’un mariage.

Le pape s'inquiète de l'explosion des divorces, des difficultés de certaines familles recomposées et des nouvelles formes de familles, comme le mariage entre personnes de même sexe. Il avait déjà évoqué cette question dans l'avion qui le ramenait le 29 juillet de Rio à Rome. Devant les journalistes qui l’accompagnaient il avait notamment mentionné l'approche des Églises orthodoxes : elles "ont une pratique différente, (…) et permettent une seconde possibilité" de mariage valide. Il avait aussi cité les propos du cardinal Antonio Quarracino, qui l'avait précédé à la tête de l'archevêché de Buenos Aires : "la moitié des mariages sont nuls... Parce qu'on se marie sans maturité, sans s'apercevoir que c'est pour la vie, ou qu'on se marie parce que socialement on doit se marier".

Au fil de ses réflexions et de ses interventions, le pape François en arrive à cette conclusion : il faut explorer la piste de l’extension des possibilités d’annulation de mariage, aujourd’hui extrêmement limitées. "Il faut revoir le problème juridique de la nullité des mariages, parce que les tribunaux ecclésiastiques ne suffisent pas pour cela", a ainsi déclaré le pape François.

Signe que la question est d’importance pour le Saint-Siège, le thème de la famille et la question des divorcés remariés en particulier, seront au cœur d’une rencontre entre le pape et huit cardinaux qui doit se tenir à Rome du 1er au 3 octobre. Par la suite, le pape a l'intention, à une date indéterminée, de confier ces thèmes à un synode, une assemblée des évêques du monde entier, qui sera chargé d'approfondir la "pastorale matrimoniale".

Avec dépêches

Première publication : 20/09/2013

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