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EUROPE

Gino Bartali, une légende du cyclisme italien parmi les Justes

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/09/2013

Trois fois champion du Giro et deux fois du Tour de France, l’Italien Gino Bartali, mort en 2000, vient d’être inscrit "Juste parmi les Nations". Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a fourni de faux documents à des centaines de juifs.

"Un homme simple qui est parvenu à faire des choses extraordinaires". Cet hommage, prononcé par Avner Shalev, le président du mémorial juif Yad Vashem, à Jérusalem, en dit long sur le champion cycliste italien Gino Bartali, décédé en 2000. Plus long que ses cinq titres (deux pour le Tour de France, trois pour le Tour d’Italie) gagnées par le sportif dans les années 1930 et 1940. Lundi 23 septembre, "Ginettaccio" ("Gino le pieux", en italien), comme l’ont surnommé ses compatriotes, a reçu le titre posthume de "Juste parmi les Nations".

Un champion mondialement connu

Gino Bartali, grimpeur hors pair et star internationale de la petite reine, a remporté deux Tours d'Italie d'affilée, en 1936 et 1937, puis s’est hissé sur la première marche du Tour de France en 1938 et 1948. Il a par ailleurs gagné le Milan-San Remo à quatre reprises et a remporté trois fois le Tour de Lombardie.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que Benito Mussolini avait imposé des lois raciales sur l'Italie, le champion cycliste transportait dans le cadre et la selle de son vélo de faux documents d’identité destinés aux juifs persécutés par le régime fasciste. Au nez et à la barbe des autorités, qui le croyaient à l’entraînement, Gino pédalait ardemment sur les routes italiennes - parfois jusqu’à 350 km par jour - pour faire le lien entre Florence, où étaient fabriquées les fausses cartes d’identité, et les divers endroits où se cachaient des juifs.

"Bartali, un fervent catholique, faisait partie d'un réseau de sauvetage conduit par le rabbin de Florence Nathan Cassuto, conjointement avec l'archevêque de Florence, le cardinal Elia Angelo Dalla Costa", lui-même reconnu "Juste parmi les Nations" en 2012, a expliqué Yad Vachem dans un communiqué. "Gino Bartali servait de messager au réseau […] il a sciemment risqué sa vie pour sauver des juifs". Selon le quotidien italien "La Stampa", quelque 800 personnes seraient ainsi parvenues à échapper à la déportation grâce à ce réseau.

Un héros très discret

Gino Bartali, en 1952. © © AFP
"Nous attendions ce titre depuis quelques temps déjà, surtout depuis que le cardinal Dalla Costa a été fait ‘Juste parmi les Nations’, a réagi Andrea, le fils de Gino Bartali. C’est magnifique". Le parcours n’a pas été aisé pour que son père reçoive ce titre. La communauté juive de Florence s’est massivement mobilisée pour faire connaître les exploits du champion cycliste, sur lesquels l’homme est resté secret tout au long de sa vie. C’est grâce à elle que Yad Vashem a notamment pu récolter des témoignages directs sans lesquels Gino Bartali n’aurait pas été inscrit parmi les "Justes".

De tous ces témoignages, ceux de Susanna et David, les deux enfants du rabbin Nathan Cassuto, tué en mars 1945, ont été déterminants. Tous deux habitent aujourd’hui en Israël, où ils se sont réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale pour fuir les persécutions en Italie. Ils ont permis, à force de souvenirs et de documents, une reconstitution de la vie secrète de Gino Bartali, "un grand héros italien", selon les mots de Susanna.
 
En 2006, l’homme "timide au grand cœur", selon les mots de "La Stampa", a reçu une première distinction - post mortem également - pour ses actes de bravoure au cours de la guerre, des mains du président italien d’alors Azeglio Campi.

 

Première publication : 24/09/2013

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