Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Economie

Budget 2014 : les gagnants et les perdants du gouvernement

© AFP | Bercy fait partie des perdants

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/09/2013

Le projet de budget pour 2014, qui prévoit 1,5 milliard d’économies dans la dépense publique, vient d'être dévoilé. Quels sont les ministères qui pâtissent le plus ou, au contraire, ceux qui sont privilégiés ?

Le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici, et son collègue délégué au Budget, Bernard Cazeneuve, ont présenté, mercredi 25 septembre, le très attendu projet de budget pour 2014. Quelque 1,5 milliard d’économies sera puisé dans la dépense publique, "ce qui est inédit sous la Ve République", ont-ils tenu à souligner.

Le redressement des comptes publics, de 18 milliards d'euros au total, sera assuré à 20 % par des hausses de recettes fiscales, mais surtout à 80 % par la réduction de la dépense de l’État. Le point sur les principaux ministères préservés et ceux dont le budget a été sérieusement entamé.

LES GRANDS PERDANTS

  • La Défense : avec 7 881 postes supprimés le ministère de la Défense fait figure de grand perdant. "L'effort a été maîtrisé pour ne jamais entamer la souveraineté nationale", avait toutefois prévenu François Hollande, début août, lors de la présentation de la loi de programmation militaire (LPM). D’ici à 2019, le gouvernement vise un chiffre de 242 279 personnes (militaires et civils) dépendant de la Défense contre environ 280 000 actuellement. Pour y parvenir 23 500 postes vont être coupés, en plus des 10 175 encore à supprimer au terme de la précédente LPM 2009-2014.
  • Les Finances : Du côté du ministère de l'Économie et des Finances, ce sont 2 564 postes qui vont être supprimés. Malgré une baisse conséquente des effectifs, Bercy va tout de même bénéficier d’une augmentation du nombre de douaniers.
  • L’Écologie : Au ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, le budget accuse un recul de 500 millions d'euros, soit une baisse de 6,5 % sur un an. Quelque 522 emplois vont disparaître. En 2013, 614 emplois avaient déjà été supprimés. Début juillet, l'ex-ministre Delphine Batho a été limogée après avoir critiqué le budget 2014 en préparation pour son ministère.
  • Autres : Les autres ministères, celui du Logement de Cécile Duflot en tête, participeront à “l'effort de stabilisation de l'emploi public” à hauteur d’environ 2 000 postes.

LES GRANDS GAGNANTS

  • L’Éducation : Conformément à la priorité annoncée par François Hollande depuis la campagne présidentielle, le ministère de l’Éducation va bénéficier de l’augmentation de budget la plus conséquente : 9 984 postes vont être créés dans l’Éducation nationale et les universités.
  • La Justice : Le ministère de la Justice figure également parmi les budgets les plus épargnés avec 590 postes supplémentaires.
  • L’Intérieur : Bien que les effectifs totaux du ministère de l’Intérieur vont fondre quelque peu, un coup de pouce va être donné à la sécurité avec la création de 405 postes pour la police et la gendarmerie.

DANS LA MOYENNE

La plupart des autres ministères s’inscrivent dans la moyenne des efforts budgétaires que François Hollande et le chef du gouvernement, Jean-Marc Ayrault, ont demandé à tous leurs ministres. C’est le cas, notamment, du budget de la Culture et de la Communication qui est en repli de 2 %. "Nous sommes dans la moyenne" des économies budgétaires de l'État, indique-t-on au cabinet de la ministre, qui fait valoir qu'Aurélie Filippetti a "discuté jusqu'au bout pour ne pas devoir aller au-delà d'une baisse de 2 %". Le budget total pour la culture et la communication se monte à 7,26 milliards d'euros (-2%). Il se décompose en 2,7 milliards pour la culture et la recherche culturelle (-2%) et 4,56 milliards pour les médias, la lecture et les industries culturelles (-2,1%).

 

Au total, donc, 13 123 postes vont disparaître dans les ministères non prioritaires, au profit de la création de près de 11 000 postes dans l'Éducation, la Justice, et la Police. Le solde pour 2014 est donc négatif de 2 144 postes, contre 1 287 en 2012. La masse salariale de l'État est quasiment stabilisée.

La fonction publique d'État compte près de 2,4 millions d'agents, sur un total de 5,2 millions de fonctionnaires avec l'hospitalière et la territoriale.

Avec dépêches

Première publication : 25/09/2013

  • BUDGET

    Budget 2014 : une baisse des dépenses "inédite sous la Ve République"

    En savoir plus

  • DÉFENSE

    Gel du budget et réduction des effectifs : l'armée française va se serrer la ceinture

    En savoir plus

  • FRANCE

    L'OCDE revoit ses prévisons de croissance à la hausse pour la France

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)