Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Djihad" ou l'art comme rempart à l'extrémisme

En savoir plus

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 25/09/2013

Syrie : le kidnapping comme arme de guerre

© France 24

Le kidnapping est aujourd'hui l'une des armes les plus utilisées dans la guerre civile syrienne. Qu’il soit politique ou crapuleux, il est pratiqué par les deux camps et atteint toutes les couches de la société. Aux kidnappings viennent s'ajouter les "disparitions forcées" dans les prisons du régime. Reportage à la rencontre d'une victime et au ministère de la Réconciliation, où des dizaines de cas sont signalés chaque jour par les familles des disparus.

L’enlèvement de civils kidnappés chez eux, à des barrages ou dans la rue est devenu l’une des armes les plus insidieuses et les plus utilisées dans la guerre civile syrienne. Pratiqué par les deux camps, le régime du président Bachar al-Assad et la rébellion qui cherche à le renverser, ce phénomène, qui reste difficile à chiffrer, touche l’ensemble du territoire syrien et n’épargne aucune couche de la société.

Les mobiles du kidnapping peuvent être politiques ou crapuleux, voire, très souvent, une combinaison des deux, "puisque un certain nombre de groupes armés utilisent l’enlèvement comme un moyen de financement, or plus l’otage a une valeur politique, plus sa valeur marchande est potentiellement élevée", explique Sélim el-Meddeb, correspondant de FRANCE 24 dans la région, de retour de Damas.

Fadi, un Syrien rencontré à Damas a connu cette mésaventure il y quelques mois quand des hommes armés l'ont enlevé près de chez lui dans un quartier de la capitale. Après trois jours de calvaire, il a été relâché contre une juteuse rançon. Depuis, il surveille constamment ses arrières.

"Ils m'ont mis un pistolet sur la tempe en me disant que si je ne soutenais pas la révolution, ils me tueront, que si je ne leur donne pas d'argent, ils me tueront, explique-t-il à FRANCE 24. Ils m'ont aussi infligé des chocs électriques, j'ai reçu des décharges aux mains, aux pieds et à l'estomac. Ils avaient ma mère au téléphone pendant qu'ils me torturaient et ils me forçaient à lui demander de l'argent."

Disparitions forcées

Ces rapts dans la rue viennent s'ajouter aux "disparitions forcées" de personnes qui se retrouvent détenues dans les prisons du régime, où ils croupissent souvent sans le moindre jugement. Les envoyés spéciaux de FRANCE 24 se sont rendus au ministère de la Réconciliation, où ces cas sont signalés par les familles des disparus.

Ironie du sort, plusieurs employés de ce ministère, créé en juin 2012 et qui sert également d’outil de communication pour le régime, ont eux-mêmes été kidnappés. La structure d'aide aux familles de disparus reçoit en moyenne deux cas de kidnapping par jour, contre une dizaine il y a un an. Mais les rapts ne représentent qu'environ 20% des demandes adressées au ministère. La plupart des cas concernent des personnes arrêtées par les services de sécurité syriens. Les familles ont souvent peur de venir se plaindre auprès de représentants de l'État.

Chargé des enlèvements et des disparitions au sein du ministère, Khairy Samman a des contacts avec l'opposition armée et dit s’appuyer sur les nombreux Syriens qui ne souhaitent plus qu'une chose : voir les violences s'arrêter. "Beaucoup de gens ne sont pas d'accord avec ce qui se passe aujourd'hui et les tueries des deux camps, les kidnappings, les contre-kidnappings, les arrestations, indique-t-il. Il y a donc des gens qui veulent bien nous aider, mais secrètement, c'est avec eux qu'on travaille."

Son frère, Elias Samman, directeur de cabinet du ministre de la Réconciliation, n’hésite pas à s’élever contre "les disparitions forcées", une pratique très répandue courante dans un pays qui compte plus qu’une dizaine de services de sécurité. "Aujourd'hui, nous avons un vrai problème avec l'appareil sécuritaire de ce pays, car lorsque quelqu’un est arrêté, ils ne préviennent pas sa famille, ils ne lui disent pas que leur proche est détenu par tel ou tel service, pour tel ou tel motif", déplore-t-il. Et de conclure : "Cette situation attise la haine entre les Syriens."

 

Par Lucy FIELDER - Sélim EL MEDDEB

COMMENTAIRE(S)

Les archives

23/09/2016 Royaume-Uni

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

Qui, de Jeremy Corbin ou d’Owen Smith, sera le prochain leader du parti travailliste britannique ? Réponse le 24 septembre. Ce jour-là, le Labour, réuni en congrès annuel à...

En savoir plus

22/09/2016 Vietnam

Le Vietnam en pleine mutation

Au Vietnam, si l'opposition politique reste muselée, l'économie décolle. Ces dernières années, le régime communiste s’est ouvert au capitalisme et aux investisseurs étrangers. Le...

En savoir plus

21/09/2016 Espagne

Pacte anti-corruption en Espagne : un grand ménage dans la classe politique?

La corruption des élus espagnols divise les partis politiques. Elle est l’une des principales causes du blocage institutionnel que connait l’Espagne. Personne ne veut s’associer...

En savoir plus

20/09/2016 Réfugiés

Vidéo : à Grande-Synthe, des ateliers de cuisine pour les migrants

À Grande-Synthe, dans le nord de la France, se trouve le premier camp humanitaire aux normes internationales sur le territoire français. Dans ce camp, près de 1 500 personnes,...

En savoir plus

19/09/2016 Attentat de Nice

Vidéo : deux mois après l’attentat du 14 juillet, les Niçois encore sous le choc

À l'occasion de l'hommage national aux victimes du terrorisme rendu lundi aux Invalides à Paris, nos reporters se sont rendus à Nice, endeuillée par l’attentat du 14 juillet....

En savoir plus