Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Pour le chef des Farc, l'accord en Colombie "jette les bases d'une paix durable"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Nana Akufo-Addo vainqueur de la présidentielle au Ghana

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Europol lance un calendrier de l'avent des criminels les plus recherchés

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Valls : premier ministre clivant, candidat rassembleur ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Journée de la laïcité : une exception française

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Corée du sud : la déferlante culturelle

En savoir plus

TECH 24

#OpenGov : la démocratie en mode startup

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Ciao Renzi : l'Italie en crise politique et institutionnelle

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidentielle française : deux gauches irréconciliables ?

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 25/09/2013

Syrie : le kidnapping comme arme de guerre

© France 24

Le kidnapping est aujourd'hui l'une des armes les plus utilisées dans la guerre civile syrienne. Qu’il soit politique ou crapuleux, il est pratiqué par les deux camps et atteint toutes les couches de la société. Aux kidnappings viennent s'ajouter les "disparitions forcées" dans les prisons du régime. Reportage à la rencontre d'une victime et au ministère de la Réconciliation, où des dizaines de cas sont signalés chaque jour par les familles des disparus.

L’enlèvement de civils kidnappés chez eux, à des barrages ou dans la rue est devenu l’une des armes les plus insidieuses et les plus utilisées dans la guerre civile syrienne. Pratiqué par les deux camps, le régime du président Bachar al-Assad et la rébellion qui cherche à le renverser, ce phénomène, qui reste difficile à chiffrer, touche l’ensemble du territoire syrien et n’épargne aucune couche de la société.

Les mobiles du kidnapping peuvent être politiques ou crapuleux, voire, très souvent, une combinaison des deux, "puisque un certain nombre de groupes armés utilisent l’enlèvement comme un moyen de financement, or plus l’otage a une valeur politique, plus sa valeur marchande est potentiellement élevée", explique Sélim el-Meddeb, correspondant de FRANCE 24 dans la région, de retour de Damas.

Fadi, un Syrien rencontré à Damas a connu cette mésaventure il y quelques mois quand des hommes armés l'ont enlevé près de chez lui dans un quartier de la capitale. Après trois jours de calvaire, il a été relâché contre une juteuse rançon. Depuis, il surveille constamment ses arrières.

"Ils m'ont mis un pistolet sur la tempe en me disant que si je ne soutenais pas la révolution, ils me tueront, que si je ne leur donne pas d'argent, ils me tueront, explique-t-il à FRANCE 24. Ils m'ont aussi infligé des chocs électriques, j'ai reçu des décharges aux mains, aux pieds et à l'estomac. Ils avaient ma mère au téléphone pendant qu'ils me torturaient et ils me forçaient à lui demander de l'argent."

Disparitions forcées

Ces rapts dans la rue viennent s'ajouter aux "disparitions forcées" de personnes qui se retrouvent détenues dans les prisons du régime, où ils croupissent souvent sans le moindre jugement. Les envoyés spéciaux de FRANCE 24 se sont rendus au ministère de la Réconciliation, où ces cas sont signalés par les familles des disparus.

Ironie du sort, plusieurs employés de ce ministère, créé en juin 2012 et qui sert également d’outil de communication pour le régime, ont eux-mêmes été kidnappés. La structure d'aide aux familles de disparus reçoit en moyenne deux cas de kidnapping par jour, contre une dizaine il y a un an. Mais les rapts ne représentent qu'environ 20% des demandes adressées au ministère. La plupart des cas concernent des personnes arrêtées par les services de sécurité syriens. Les familles ont souvent peur de venir se plaindre auprès de représentants de l'État.

Chargé des enlèvements et des disparitions au sein du ministère, Khairy Samman a des contacts avec l'opposition armée et dit s’appuyer sur les nombreux Syriens qui ne souhaitent plus qu'une chose : voir les violences s'arrêter. "Beaucoup de gens ne sont pas d'accord avec ce qui se passe aujourd'hui et les tueries des deux camps, les kidnappings, les contre-kidnappings, les arrestations, indique-t-il. Il y a donc des gens qui veulent bien nous aider, mais secrètement, c'est avec eux qu'on travaille."

Son frère, Elias Samman, directeur de cabinet du ministre de la Réconciliation, n’hésite pas à s’élever contre "les disparitions forcées", une pratique très répandue courante dans un pays qui compte plus qu’une dizaine de services de sécurité. "Aujourd'hui, nous avons un vrai problème avec l'appareil sécuritaire de ce pays, car lorsque quelqu’un est arrêté, ils ne préviennent pas sa famille, ils ne lui disent pas que leur proche est détenu par tel ou tel service, pour tel ou tel motif", déplore-t-il. Et de conclure : "Cette situation attise la haine entre les Syriens."

 

Par Lucy FIELDER - Sélim EL MEDDEB

COMMENTAIRE(S)

Les archives

09/12/2016 Afrique

Côte d'Ivoire : plongeon dans le trafic illicite et très lucratif des faux médicaments

En Côte d’Ivoire, 30 à 40% des médicaments sont achetés dans la rue. Réputés peu chers, ils sont au mieux inefficaces, au pire toxiques, voire mortels pour ceux qui les...

En savoir plus

08/12/2016 Moyen-Orient

Vidéo : avec "La Division d'or", à la conquête de Mossoul

Nous vous proposons un reportage exclusif de nos reporters en Irak, Matthieu Mabin et Noreddine Bezziou, qui ont suivi les forces antiterroristes irakiennes au plus près des...

En savoir plus

07/12/2016 Ghana

Au Ghana, la présidentielle s’annonce serrée

Alors que les Ghanéens sont appelés aux urnes ce mercredi pour la présidentielle, le chef de l’État sortant, John Dramani Mahama, qui brigue un second mandat se dit "très...

En savoir plus

06/12/2016 Asie - pacifique

Corée du Sud : la rue en passe de faire chuter la présidente Park Geung-Hye

Depuis plus d'un mois, des centaines de milliers de Coréens manifestent pour réclamer la démission de la présidente Park Geung-Hye. Cette dernière est soupçonnée d'avoir aidé son...

En savoir plus

05/12/2016 Italie

Italie : la région désertée de Basilicate reprend vie grâce aux migrants

Depuis janvier 2016, près de 170 000 migrants ont débarqué sur les côtes de la péninsule italienne. Contrairement à d'autres, la région de Basilicate, dans le sud de l’Italie,...

En savoir plus