Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Le best of du Festival de Cannes

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2018 : le Japonais Kore-Eda remporte la Palme d'or

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : le risque régional d'épidémie d'Ebola est élevé (OMS)

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Michel Platini confesse une " petite magouille " lors du Mondial 1998

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Commerce international : Donald Trump maintient la Chine sous pression

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Ambassade américaine à Jérusalem : célébration à Jérusalem, violences à Gaza.

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2018 : "Capharnaüm", film coup de poing de Nadine Labaki

En savoir plus

TECH 24

RGPD : l'Europe se rêve en chevalier blanc des données personnelles

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2018 : Vanessa Paradis en productrice de pornos gays

En savoir plus

FOCUS

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

Dernière modification : 25/09/2013

Syrie : le kidnapping comme arme de guerre

© France 24

Le kidnapping est aujourd'hui l'une des armes les plus utilisées dans la guerre civile syrienne. Qu’il soit politique ou crapuleux, il est pratiqué par les deux camps et atteint toutes les couches de la société. Aux kidnappings viennent s'ajouter les "disparitions forcées" dans les prisons du régime. Reportage à la rencontre d'une victime et au ministère de la Réconciliation, où des dizaines de cas sont signalés chaque jour par les familles des disparus.

L’enlèvement de civils kidnappés chez eux, à des barrages ou dans la rue est devenu l’une des armes les plus insidieuses et les plus utilisées dans la guerre civile syrienne. Pratiqué par les deux camps, le régime du président Bachar al-Assad et la rébellion qui cherche à le renverser, ce phénomène, qui reste difficile à chiffrer, touche l’ensemble du territoire syrien et n’épargne aucune couche de la société.

Les mobiles du kidnapping peuvent être politiques ou crapuleux, voire, très souvent, une combinaison des deux, "puisque un certain nombre de groupes armés utilisent l’enlèvement comme un moyen de financement, or plus l’otage a une valeur politique, plus sa valeur marchande est potentiellement élevée", explique Sélim el-Meddeb, correspondant de FRANCE 24 dans la région, de retour de Damas.

Fadi, un Syrien rencontré à Damas a connu cette mésaventure il y quelques mois quand des hommes armés l'ont enlevé près de chez lui dans un quartier de la capitale. Après trois jours de calvaire, il a été relâché contre une juteuse rançon. Depuis, il surveille constamment ses arrières.

"Ils m'ont mis un pistolet sur la tempe en me disant que si je ne soutenais pas la révolution, ils me tueront, que si je ne leur donne pas d'argent, ils me tueront, explique-t-il à FRANCE 24. Ils m'ont aussi infligé des chocs électriques, j'ai reçu des décharges aux mains, aux pieds et à l'estomac. Ils avaient ma mère au téléphone pendant qu'ils me torturaient et ils me forçaient à lui demander de l'argent."

Disparitions forcées

Ces rapts dans la rue viennent s'ajouter aux "disparitions forcées" de personnes qui se retrouvent détenues dans les prisons du régime, où ils croupissent souvent sans le moindre jugement. Les envoyés spéciaux de FRANCE 24 se sont rendus au ministère de la Réconciliation, où ces cas sont signalés par les familles des disparus.

Ironie du sort, plusieurs employés de ce ministère, créé en juin 2012 et qui sert également d’outil de communication pour le régime, ont eux-mêmes été kidnappés. La structure d'aide aux familles de disparus reçoit en moyenne deux cas de kidnapping par jour, contre une dizaine il y a un an. Mais les rapts ne représentent qu'environ 20% des demandes adressées au ministère. La plupart des cas concernent des personnes arrêtées par les services de sécurité syriens. Les familles ont souvent peur de venir se plaindre auprès de représentants de l'État.

Chargé des enlèvements et des disparitions au sein du ministère, Khairy Samman a des contacts avec l'opposition armée et dit s’appuyer sur les nombreux Syriens qui ne souhaitent plus qu'une chose : voir les violences s'arrêter. "Beaucoup de gens ne sont pas d'accord avec ce qui se passe aujourd'hui et les tueries des deux camps, les kidnappings, les contre-kidnappings, les arrestations, indique-t-il. Il y a donc des gens qui veulent bien nous aider, mais secrètement, c'est avec eux qu'on travaille."

Son frère, Elias Samman, directeur de cabinet du ministre de la Réconciliation, n’hésite pas à s’élever contre "les disparitions forcées", une pratique très répandue courante dans un pays qui compte plus qu’une dizaine de services de sécurité. "Aujourd'hui, nous avons un vrai problème avec l'appareil sécuritaire de ce pays, car lorsque quelqu’un est arrêté, ils ne préviennent pas sa famille, ils ne lui disent pas que leur proche est détenu par tel ou tel service, pour tel ou tel motif", déplore-t-il. Et de conclure : "Cette situation attise la haine entre les Syriens."

 

Par Lucy FIELDER - Sélim EL MEDDEB

COMMENTAIRE(S)

Les archives

18/05/2018 Finlande

Finlande : dans les prisons ouvertes, surveiller (un peu) et réinsérer (beaucoup)

À l'inverse de plusieurs pays où la prison est plutôt synonyme de récidive que de réinsertion, la Finlande conduit depuis des années une expérience assez concluante en termes de...

En savoir plus

17/05/2018 FRANCE

Actes homophobes : la situation empire en France

Le 17 mai marque la journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie. En France, cinq ans après l'adoption de la loi sur le mariage pour tous, les...

En savoir plus

16/05/2018 France

France : les zones d'ombres du travail des jeunes filles au pair

Une terrible affaire a récemment braqué les projecteurs sur le statut des jeunes-filles au pair : celle impliquant un couple accusé d'avoir tué Sophie Lionnet, la Française de 21...

En savoir plus

15/05/2018 Afrique du Sud

Affaire Dulcie September : qui a tué la représentante de l'ANC en France en 1988 ?

Le 29 mars 1988, Dulcie September, militante antiapartheid, était assassinée de trois balles sur le palier de son bureau, en plein cœur de Paris. Qui a commandité le meurtre de...

En savoir plus

10/05/2018 France

L'Hermione, le message de paix d'un ancien navire de guerre

Embarquons au bord de l’Hermione, réplique de la mythique frégate qui, en 1780, emmena La Fayette par-delà l’Atlantique soutenir militairement l’indépendance américaine. Son...

En savoir plus