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Noël Mamère claque la porte des Verts, branle-bas de combat chez les écologistes

© AFP | Noël Mamère

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 25/09/2013

Figure incontournable d’Europe Écologie-Les Verts (EELV), Noël Mamère a annoncé mercredi qu’il rendait sa carte du parti. Un départ qui sème un peu plus le trouble au sein de la famille écologiste.

“Un clan”, “un syndicat d’élus”, “un parti comme les autres, obsédé par ses jeux d'appareil”... Noël Mamère ne ménage pas les Verts. Dans une interview fracassante accordée au "Monde" ce mercredi 25 septembre, le député de Gironde annonce son départ “sans regret ni émotion particulière” d’Europe Écologie-Les Verts (EELV).

Après 15 ans d'activité au sein de cette formation, l’élu dit “ne plus reconnaître le parti qu’il avait représenté lors de la présidentielle de 2002” lorsqu’il avait recueilli un score honorable de 5,25 % des voix. “Notre parti ne produit plus rien : il est prisonnier de ses calculs et de ses clans. J'ai l'impression d'un sur-place qui nuit au rôle que nous pouvons jouer dans la société”, déplore-t-il.

Pour lui, les écologistes sont aujourd’hui à la botte de quelques personnalités proéminentes que sont ”Cécile Duflot et ses amis”. Ce sont eux “les vrais patrons” du parti, affirme Noël Mamère. Le secrétaire général Pascal Durand est, pour sa part, "une variable d’ajustement”, qui a été nommé en 2012 parce qu’il était “compatible”. Mais depuis l’épisode de son ultimatum raté à l’exécutif mi-septembre, “la preuve est faite que la greffe n'a pas pris”.

Candidat à la mairie de Bègles en 2014

Son avenir, Noël Mamère continue de le voir en politique. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il briguerait un nouveau mandat à la mairie de Bègles (Gironde) en 2014. Sans étiquette cette fois. En cas de réélection, il quittera ses fonctions de député afin d’être en accord avec sa position contre le cumul des mandats. En attendant cette échéance, il reste dans le groupe écologiste à l'Assemblée nationale.

Reste que cette décision plonge un peu plus les écologistes dans l’embarras et surtout dans l’instabilité. Depuis le limogeage en juillet de la socialiste Delphine Batho, ex-ministre de l’Écologie, les thématiques vertes ne sont plus en odeur de sainteté. En d’autres termes, l’écologie politique marque davantage les esprits pour les chamailleries qu’elle suscite au sein du gouvernement que pour la cause qu’elle incarne.

Et la situation semble loin de pouvoir s’améliorer puisque Pascal Durand vient d'annoncer qu'il quittait ses fonctions de secrétaire général et ne se représentera donc pas lors du congrès du parti le 30 novembre à Caen.

“Un complexe d’infériorité par rapport aux socialistes”

Peu de temps après les annonces tonitruantes de Noël Mamère, les réactions ont commencé à tomber. "Je regrette qu'il décide d'abandonner le combat, il y a besoin de toutes les forces écologistes", a déclaré le député EELV Denis Baupin, qui estime que les Verts, s’ils ne gagnent pas sur tout, parviennent tout de même à s’imposer au sein de l’exécutif. De fait, l'élu déplore "une espèce de complexe d'infériorité par rapport aux socialistes" qui empêcherait de mettre les victoires des écologistes plus en évidence. Et d’ajouter : “Je ne suis pas d'accord avec une telle mise en scène de l'impuissance !"

Certains, à l’instar de Daniel Cohn-Bendit, saluent le choix de Noël Mamère. “Je comprends sa décision et je partage le ras-le-bol sur le fonctionnement, le clanisme, les couples terrifiants qui règnent sur EELV”, a indiqué le président du groupe Verts au Parlement européen, sur la radio Europe 1. Même réaction pour la député communiste Clémentine Autain, qui a tenu à applaudir, sur Twitter, la décision de Noël Mamère : “J'aime sa liberté, cette volonté d'être en phase avec ses convictions. Chapeau”

Plus nuancé, François de Rugy, coprésident du groupe EELV à l’Assemblée nationale, tente, quant à lui, de dédouaner son parti : “Je voyais son cheminement personnel depuis plus d’un an. C’est une décision, une démarche très personnelle. Il était très critique, voire en opposition à la participation des écologistes au gouvernement.”

Désaveux publics ou soutien à Noël Mamère, dans tous les cas, les tribulations écologistes tombent au plus mauvais moment pour le gouvernement qui a besoin de cohésion au sein de sa majorité pour le vote du budget 2014.

Première publication : 25/09/2013

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