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Afrique

Le nord du Mali en alerte après de nouveaux affrontements à Kidal

© AFP | Des soldats maliens en patrouille à Kidal

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 30/09/2013

De nouveaux affrontements ont eu lieu, dimanche en début de soirée, à Kidal, entre des membres du MNLA et l'armée régulière sans faire de morts. Des violences qui surviennent trois jours après la rupture du cessez-le-feu par les séparatistes.

Le Mali a renforcé dimanche 29 septembre son dispositif de sécurité après qu’une fusillade a éclaté entre des hommes armés et les troupes gouvernementales dans la ville de Kidal, dans le nord du Mali, ont rapporté des habitants.

D'après des responsables au gouvernorat de Kidal, chef-lieu de région à plus de 1 500

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'attaque suicide de samedi à Tombouctou, dans le nord du Mali, affirmant y avoir tué 16 soldats, a rapporté lundi le site d'information privé mauritanien Alakhbar.

Selon Alakhbar, qui cite un porte-parole non identifié d'Aqmi au Sahara, deux kamikazes à bord "d'un véhicule transportant plus d'une tonne d'explosifs" ont réussi à atteindre le camp de l'armée malienne à Tombouctou samedi et "cette explosion a fait 16 morts parmi les militaires maliens et plusieurs blessés". (AFP)
 

km de Bamako, l'armée a échangé des tirs pendant près de deux heures avec les assaillants et elle contrôlait la ville où les tirs n'étaient plus entendus aux environs de 20 heures locales (et GMT).

Ils ont fait un nombre indéterminé de blessés, a indiqué un des responsables sous couvert d'anonymat, qui n'était pas immédiatement en mesure d'apporter des précisions.

"Les tirs ont cessé. L'armée malienne contrôle ses positions", a déclaré la même source, évoquant un renfort des soldats de l'opération militaire française Serval et de la mission de l'ONU au Mali, la Minusma, pour la sécurisation de la ville. Elle a toutefois précisé que les militaires français et africains "ne sont pas intervenus lors des échanges de tirs".

Le MNLA accuse l'armée de "provocation"

Les circonstances des violences restent confuses. D’après un porte-parole du Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), les soldats gouvernementaux ont ouvert le feu sur un véhicule du MNLA, blessant trois hommes à l'intérieur. Les rebelles touaregs dénoncent une "provocation" de l'armée.

"Des soldats maliens ont délibérément ouvert le feu sur une unité mobile du MNLA alors que celle-ci circulait dans le centre de Kidal" dimanche, a déclaré le porte-parole du MNLA, Mossa Ag Attaher, dans un communiqué rédigé depuis Ouagadougou, au Burkina Faso.

Selon lui, le chef du groupe était "descendu de son véhicule en levant les mains pour bien montrer que son unité n'était nullement dans une position de belligérance mais les soldats maliens ont quand même ouvert le feu en tirant des rafales de mitraillette, blessant gravement le chef de l'unité et deux de ses [hommes]".

Une escalade de violence qui intervient trois jours après la rupture du cessez-le-feu par les séparatistes touaregs. Le MNLA a en effet annoncé, jeudi, la rupture du cessez-le-feu en accusant le gouvernement de Bamako de ne pas avoir respecté ses engagements dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu signé en juin à Ouagadougou après la reconquête du nord du Mali par l'armée française en début d'année.

Il y a deux jours, la même succursale avait été attaquée à la grenade et deux soldats avaient été blessés. "Nos combattants sont maintenant en état d'alerte", a déclaré Moussa Ag Acharatoumane, porte-parole du MNLA basé à Paris.

"La guerre contre le terrorisme n'est pas terminée"

Un responsable des services de renseignement maliens, souhaitant ne pas être identifié, a déclaré que ces accrochages coïncidaient avec l'arrivée de renforts de l'armée en provenance de la ville proche d'Anefis.

"La ville est maintenant encerclée par les forces maliennes, qui tirent avantage de la situation pour reprendre des positions occupées par les rebelles", a dit ce responsable.

Pour le gouvernement malien, "la multiplication de ces attentats démontre que la guerre contre le terrorisme n'est pas terminée".

Avec dépêches

Première publication : 30/09/2013

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