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EUROPE

Le "G8 du Vatican" planche sur l'Église de demain

© AFP

Texte par Amara MAKHOUL-YATIM

Dernière modification : 02/10/2013

Réunis depuis mardi, huit cardinaux choisis par le pape François se penchent sur l'avenir de l'Église. Le souverain pontife leur a notamment demandé de réfléchir à la question de la famille et des divorcés remariés.

Ils sont venus des quatre coins du monde. Huit cardinaux, choisis par le pape François, sont réunis à huis clos depuis mardi 1er octobre et jusqu’à jeudi en vue de réformer l’Église. Une telle réunion est une grande première dans l’histoire du Vatican.

Le pape François s’est ainsi entouré de cardinaux en qui il a toute confiance afin qu’ils le conseillent en premier lieu sur la réforme nécessaire de la Curie - le gouvernement de l'Église, mais également sur les pistes à envisager pour l’avenir de l’Église. Pour cette première assemblée, il leur a notamment demandé de se pencher sur la question de la famille et la pastorale du mariage dans un souci de mieux intégrer les divorcés remariés. Une thématique déjà évoquée à plusieurs reprises par le pape.

Ce "G8" est quelque chose d'inédit dans l'Église et une chance pour le Saint-Père [...]. Ce pape est décidément très surprenant, je dirais presque révolutionnaire", estime ainsi le cardinal français Roger Etchegaray, cité par le Journal du dimanche du 29 septembre.

Collégialité et universalité

Ce nouveau conseil de cardinaux, voué à se réunir de manière régulière, répond à une aspiration exprimée par de nombreux cardinaux au moment du conclave du mois de mars qui avait vu l’élection du pape argentin, le premier pontife sud-américain de l’histoire. Depuis le début de son pontificat Jorge Mario Bergoglio n’a eu de cesse d’appeler de ses vœux une Église plus proche des pauvres, plus ouverte sur les non croyants et débarrassée de la corruption.

Il a également souhaité que les huit cardinaux représentent la diversité des catholiques et le caractère universel de l’Eglise : les quatre continents sont donc présents. Ces cardinaux, que le souverain pontife a qualifiés de "sage"viennent ainsi du Chili, d’Italie, d’Inde, d’Allemagne, de République démocratique du Congo, des États-Unis ou encore d’Australie. À la tête de ce groupe, François a placé un ami de longue date, le Hondurien Oscar Maradiaga, qu’il a lui-même créé cardinal le 13 avril dernier. Ce dernier est connu pour sa sensibilité réformatrice. Et, signe que la collégialité est désormais à l'ordre du jour, les huit prélats devaient examiner 80 documents synthétisant de multiples propositions.

Le jour même de l’ouverture de ce qu’on appelle communément le "G8 du Vatican" le pape François a en effet déploré dans un entretien accordé à la Reppublica, une vision "vaticano-centriste qui néglige le monde qui l’entoure". "C'est le début d'une Église conçue comme une organisation non seulement verticale mais aussi horizontale", a expliqué le pape argentin dans la même interview.

Depuis Vatican II "bien peu a été accompli dans cette direction"

La publication de cette interview de trois pages dans le quotidien de gauche, quelques heures avant l'ouverture de ce "G8", est en soi une petite révolution. Pour ce faire, François a reçu la semaine dernière à la résidence Sainte-Marthe le fondateur athée du journal, Eugenio Scalfari, avec qui il avait déjà dialogué par tribunes interposées dans La Repubblica en septembre.

Dans cet entretien, le pape argentin et le journaliste évoquent foi et incroyance, valeurs éthiques, cléricalisme et esprit de cour dans l'Eglise, marxisme, avec une étonnante liberté de ton. Le Concile Vatican II (1962/65), a-t-il rappelé, "avait décidé de regarder l'avenir avec un esprit moderne. Les pères conciliaires savaient qu'ouvrir [l'Église] à la culture moderne signifiait oecuménisme religieux et dialogue avec les non croyants". "Depuis lors, bien peu a été accompli dans cette direction. J'ai l'humilité et l'ambition de vouloir le faire", a-t-il insisté laissant ainsi penser que des réformes importantes pourraient émerger de ces réflexions. Jorge Bergoglio cite même le cardinal jésuite italien Carlo Maria Martini, chef de file des réformistes mort en 2012, et qui avait reproché à l'Eglise d'"avoir deux cents ans de retard".

Vendredi 4 octobre, il doit effectuer une visite très attendue à Assise, la ville de Saint-François dont il a choisi de prendre le nom. Selon certains vaticanistes, on pourrait s'attendre à une annonce à l'occasion de ce pélerinage, où François sera précisément accompagné des huit cardinaux du conseil.


Avec dépêches

 

Première publication : 02/10/2013

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