Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Remaniement ministériel : gouvernement de combat ou équipe de campagne ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Guerre en Syrie : accord fragile, situation humanitaire précaire

En savoir plus

TECH 24

Épiderme 3D, actrice bionique : la tech à fleur de peau

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Paris est-elle vraiment une fête ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Chute des bourses : le spectre de 2008 plane sur les marchés

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Nabil Ayouch

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Primaires américaines : que proposent les candidats ?

En savoir plus

BILLET RETOUR

Vidéo : le fantôme de Franco hante toujours l’Espagne

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Ludovic Tézier dans "Il Trovatore" de Verdi à l'Opéra Bastille

En savoir plus

Economie

La justice américaine ferme "Silk Road", plateforme virtuelle de la drogue

© Copie d'écran

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 02/10/2013

Le site "Silk Road", un immense marché noir où se vendait notamment de la drogue, a été fermé par la justice américaine mercredi. Son propriétaire a été arrêté, il doit être inculpé, entre autres, de trafic de drogue et de blanchiment.

Sur ce site, se vendaient, en échange de monnaie virtuelle, des armes, de la drogue, des images et vidéos pédopornographiques... Il était un emblème du "Deep Web", le côté obscur de la Toile. "Silk Road", aujourd’hui, n’est plus. La justice américaine a ordonné, mercredi 2 octobre, la fermeture de ce site clandestin, plus connu sous le nom de "e-bay de la drogue", en référence au site d’enchères en ligne.

À son adresse, ses utilisateurs ne trouvent plus qu'une pancarte à l'entête du FBI et du département de la Justice, annonçant: "Ce site caché a été saisi par le Bureau fédéral d'investigation".

Ross William Ulbricht, 29 ans, propriétaire et fondateur du site, a été arrêté mardi 1e octobre à San Francisco et sera présenté mercredi devant un tribunal fédéral de cette ville, a déclaré le ministère américain de la Justice dans un communiqué.

À son domicile, selon la plainte dont l’AFP a obtenu la copie, le gouvernement a saisi l'équivalent de 3,6 millions de dollars en monnaie virtuelle "bitcoin", soit environ 26 000 bitcoins, "la plus grosse saisie de bitcoins jamais effectuée".

Les autorités américaines se sont également saisies du domaine ".onion" ainsi que des portefeuilles de bitcoins qui leur permettront de percevoir l'argent des transactions en cours, selon la plainte.

Blanchiment d’argent

Ross William Ulbricht avait créé ce site en janvier 2011. Les utilisateurs pouvaient notamment y acquérir de l'héroïne, de la cocaïne, du LSD et des métamphétamines, ainsi que des logiciels destinés à déverrouiller des ordinateurs personnels ou voler des mots de passe. Une mine d’or pour les trafiquants en tout genre et les pirates informatiques.

Le jeune homme aurait en outre, selon le parquet de New York, tenté de recruter un tueur à gages pour éliminer un internaute, habitué de "Silk Road" qui menaçait de révéler les identités d'autres clients du site clandestin.

Le site était conçu pour "faciliter le commerce illicite" en assurant "l'anonymat à ses usagers" au moyen d'un routeur connu sous le nom d'"onion router" qui "rendait presque impossible de localiser les ordinateurs hôtes", et en exigeant que toutes les transactions soient payées en monnaie virtuelle.

La justice américaine soupçonne également le propriétaire du site de "blanchiment d’argent", équivalent, selon un document rédigé par Paul Oetken, juge au tribunal fédéral de New York, à des centaines de millions de dollars.

Ross Ulbricht doit être inculpé de complot de violations des lois sur les stupéfiants, de piratage informatique et de blanchiment d'argent.

Avec dépêches

Première publication : 02/10/2013

  • INTERNET

    Le FBI frappe la pédopornographie en ligne mais fait des victimes collatérales

    En savoir plus

  • TECHNOLOGIES

    Le hacker était dans le visiophone pour bébé

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Ils échangeaient leurs enfants adoptés sur Internet

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)