Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

MODE

La mode de 2014 marquée par une douce révolution et une prise de conscience des créateurs.

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

Afrique

Les islamistes d'Ennahda s'engagent à quitter le pouvoir fin octobre

© AFP | Rached Ghannouchi

Vidéo par Camille LAFRANCE

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/11/2013

Le gouvernement dirigé par le parti islamiste Ennahda, au pouvoir en Tunisie, donnera sa démission à la fin du mois. Le pays, qui a connu ses premières élections libres après la chute de Ben Ali en 2011, est en proie à une grave crise politique.

Ennahda, le parti islamiste qui dirige le gouvernement tunisien, a annoncé samedi 5 octobre qu'il quitterait le pouvoir avant la fin du mois. Une décision prise afin de permettre la résolution de la profonde crise politique qui fait rage en Tunisie, deux ans après leur victoire aux élections ayant suivi la révolution de janvier 2011.

Le dirigeant d'Ennahda, Rached Ghannouchi et les dirigeants des partis d'opposition, réunis à Tunis samedi, ont paraphé une feuille de route qui prévoit la désignation d'un Premier ministre indépendant avant la fin de la semaine prochaine. Il aura deux semaines pour former son cabinet.

Le document signé précise que "le gouvernement donne sa démission dans un délai ne dépassant pas trois semaines" après la première séance de "dialogue national".

La feuille de route adoptée prévoit également l'adoption d'une Constitution et d'un calendrier électoral dans les quatre semaines suivant le début de ce processus de "dialogue national". Les deux camps entretiennent cependant des relations très compliquées. Les négociations de fond ne doivent commencer qu'en début de semaine prochaine.

La ratification de ce document s'est effectuée devant la presse et l'ensemble de la classe politique, aux termes d'âpres négociations. Le texte a été rédigé par quatre médiateurs.

Seul le Congrès pour la République, formation politique du président Moncef Marzouki, allié à Ennahda, n'a pas apposé sa signature à l'accord.

Un engagement sans contrainte juridique

La promesse d'Ennahda à quitter le pouvoir prochainement constitue un engagement politique mais n'a cependant aucun fondement juridique. Le parti, lourdement réprimé sous le régime déchu de Zine El Abidine Ben Ali, est aujourd'hui largement fragilisé, notamment après deux assassinats d'opposants, des disputes politiques successives, et des conflits sociaux à répétition qui l'ont empêché de pouvoir mener à bien la rédaction de la Constitution.

Déjà, en février, le précédent gouvernement mené par les islamistes avait été poussé à la démission après l'assassinat de l'opposant Chokri Belaïd. La crise actuelle trouve l'un de ses fondements dans une situation similaire : le meurtre du député Mohamed Brahmi. 

Avec dépêches

Première publication : 05/10/2013

  • TUNISIE

    Divisions au sein d’Ennahda sur la formation d'un gouvernement apolitique

    En savoir plus

  • TUNISIE

    En Tunisie, Ennahda et le syndicat UGTT tiendront des pourparlers le 12 août

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Tunisie : Ennahda se dit prêt à négocier avec le syndicat UGTT

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)