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Afrique

Lampedusa : les recherches suspendues en raison du mauvais temps

© AFP

Vidéo par Philomène REMY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 05/10/2013

Deux jours après le naufrage d'un navire de migrants africains près de Lampedusa qui a fait 300 victimes, les recherches ont été interrompues samedi en raison des mauvaises conditions météorologiques.

Les recherches pour retrouver de nouvelles victimes du naufrage d'un bateau de migrants africains près de l'île italienne de Lampedusa, survenu jeudi 3 octobre, ont été suspendues en raison d’une mer agitée qui rend la tâche des sauveteurs trop périlleuse.

"Malgré la persistance de mauvaises conditions en mer, nos gars sont prêts à plonger de nouveau si une occasion se présente et qu'ils peuvent le faire en toute sécurité", a fait savoir Filippo Marini, porte-parole de la garde-côtes italienne.

Des migrants érythréens et somaliens

Jusqu'à présent, 111 corps ont été ramenés à terre. Les secours s'attendent à en trouver une centaine d'autres. Les plongeurs ont en effet "vu des corps sur le fond et à l'intérieur" du bateau de pêche qui gît à 40 mètres de profondeur, à environ 550 mètres de la côte.

Le bateau, qui transportait principalement des Érythréens et des Somaliens, a chaviré jeudi matin après que du fioul a pris feu. L'incendie a provoqué un mouvement de panique parmi les passagers qui se sont tous précipités sur le même bord.

Un ferry est arrivé vendredi à Lampedusa avec à son bord un camion chargé d'une centaine de cercueils et quatre fourgons mortuaires. Une journée de deuil national a été décrétée le même jour par le gouvernement italien et une minute de silence a été observée dans les écoles à la mémoire des victimes.

À Lampedusa, à mi-chemin entre la Sicile et la Tunisie, magasins, restaurants et stations-service sont restés fermés. Après une messe dans la soirée en mémoire des victimes, des centaines de personnes ont pris part à une marche silencieuse à travers la ville, à la lueur des bougies.

"Une journée pour pleurer"

En déplacement à Assise, le pape François a condamné vendredi "un monde sauvage [...] qui ne se soucie pas de tous ceux qui ont dû fuir la pauvreté et la faim, qui ont dû fuir pour rechercher la liberté et trouver bien souvent la mort, comme cela s'est passé hier à Lampedusa".

Le pape argentin, apôtre d'une "Eglise pauvre pour les pauvres", a ajouté : "Aujourd'hui, c'est une journée pour pleurer".

La petite île est l'un des principaux points d'entrée des migrants qui affrontent la Méditerranée à bord d'embarcations surchargées et peu sûres pour tenter de débarquer sur les rivages de l'Europe, en quête d'une vie meilleure.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), un demi-millier de candidats à l'émigration clandestine se sont noyés en 2012 lors de la traversée entre la Tunisie et la Sicile. Le flux de migrants a gonflé ces derniers temps avec les nombreux Syriens qui fuient la guerre civile.

Avec dépêches

Première publication : 05/10/2013

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