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Asie - pacifique

Favorite pour le Nobel de la paix, la Pakistanaise Malala se raconte dans un livre

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 08/10/2013

Mardi sort l’autobiographie de Malala Yousafzai, la jeune Pakistanaise que les Taliban avaient essayé d'assassiner l’année dernière parce qu'elle défend l’éducation des filles. L’adolescente est en lice pour le prix Nobel de la paix.

La semaine promet d’être chargée pour Malala Yousafzai, l’adolescente pakistanaise de 16 ans prise pour cible par les Taliban l’année dernière pour son engagement en faveur de l’éducation des filles. Son autobiographie sort mardi 8 octobre, presque un an jour pour jour après qu’un Taliban lui a tiré une balle dans la tête, alors qu’elle se trouvait dans un bus scolaire dans la région de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan.

La miraculée, devenue célèbre dans le monde entier après un discours remarqué à la tribune des Nations unies en juillet dernier, est désormais l’une des grandes favorites du prix Nobel de la paix, qui sera décerné le 11 octobre. Son autobiographie, intitulée "Je suis Malala : la jeune fille qui s'est levée pour l'éducation et sur qui les Taliban ont tiré", tombe à point nommé pour expliquer comment la jeune fille est devenue une icône mondiale de la lutte contre l’extrémisme religieux.

"Dieu merci, je ne suis pas morte"

Le livre revient notamment sur son réveil dans un lit d’hôpital en Grande-Bretagne, où elle a été transférée pour des soins intensifs, après six jours de coma entre la vie et la mort.  Incapable de parler, sans aucun souvenir de l’attaque et complètement désorientée, l’adolescente se rappelle simplement de sa première pensée quand elle a retrouvé connaissance : "Dieu merci, je ne suis pas morte". Ses amies lui ont par la suite raconté comment un homme masqué était monté à bord du bus scolaire en demandant : "Qui est Malala ?", avant de braquer une arme sur elle et de lui tirer une balle dans la tête.

L’autobiographie raconte également sa vie avant l’attaque, dans la vallée de Swat, contrôlée par les Taliban jusqu’en 2009. Une existence rythmée par les flagellations publiques et marquées par les nombreuses interdictions - télévision, danse, musique - imposées par les extrémistes islamistes. L'adolescente y décrit notamment les efforts de son père pour mettre en place sa propre école, ouverte aux filles. C’est l’époque où Malala reçoit des menaces de mort pour ses prises de position, sur son blog en ourdou, contre les exactions et les menaces talibanes. "La nuit j’attendais que tout le monde soit endormie, puis je vérifiais que chaque porte et fenêtre [était bien fermée]", se remémore la jeune Pakistanaise.

Choc culturel

Enfin, toute une partie de son autobiographie raconte son ajustement culturel à la vie à Birmingham, où elle est désormais scolarisée. Fan du chanteur Justin Bieber, de la série "Twilight" ou encore de l'émission de télévision Masterchef, Malala affirme en revanche ne pas avoir apprécié du tout le film "Joue-la comme Beckham", choquée par les scènes où des jeunes filles enlèvent leur chemise avant de jouer au football en soutien-gorge.

Restée en contact via Skype avec ses amies de la vallée de Swat, Malala espère pouvoir un jour retourner au Pakistan afin de s'y lancer dans une carrière politique. "Plus tard, je serai une femme politique. Je veux changer l’avenir de mon pays et rendre l’éducation obligatoire" a-t-elle confié à la BBC lors d’un entretien le 7 octobre. Le même jour, un porte-parole des Taliban pakistanais réagissait en déclarant à l’AFP que la jeune fille restait une cible pour son organisation pour ses propos "contre l’islam".

Avec dépêches

Première publication : 08/10/2013

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