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Moyen-orient

Un cinquième membre du Hezbollah suspecté du meurtre de Rafic Hariri

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/10/2013

Le Tribunal spécial des Nations unies pour le Liban a émis jeudi un mandat d'arrêt visant un cinquième suspect, membre du Hezbollah, dans le meurtre de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, commis en 2005.

Le Tribunal spécial pour le Liban  (TSL) a confirmé jeudi 10 octobre un acte d'accusation à l'encontre de Hassan Habib Merhi, dans le cadre du procès contre les assassins présumés de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri. Le procès devrait débuter le 13 janvier 2014.

"L’homme est, en effet, accusé d'avoir été impliqué dans l'attentat du 14 février 2005 à Beyrouth", a indiqué le TSL dans un communiqué. Créé par l'ONU à la demande du Liban, le TSL veut notamment juger quatre membres du Hezbollah, puissant parti chiite, pour cet attentat, qui a coûté la vie à 22 personnes, dont le Premier ministre Hariri.

Hassan Habib Merhi, membre du Hezbollah

Selon les médias libanais, Hassan Merhi, dont l'acte d'accusation avait été confirmé en juillet de manière confidentielle, fait partie du Hezbollah.

Un mandat d'arrêt avait été transmis aux autorités libanaises début août, mais celles-ci n'ont pas transféré le nouvel accusé, qui reste "introuvable", selon le procureur.

À 47 ans, il est accusé de "plusieurs crimes, dont celui de complot en vue de commettre un acte de terrorisme", toujours selon le TSL. D’après l'acte d'accusation, l’homme a "coordonné la préparation" d'une fausse cassette vidéo, transmise le jour de l'attentat à la chaîne arabe Al-Jazeera, contenant une fausse revendication de l'attaque, "en vue de soustraire les auteurs du complot à la justice".

Il aurait ainsi comploté avec les quatre autres accusés, qui font l'objet de mandats d'arrêt, transmis en juin 2011 aux autorités libanaises. Parmi eux, Moustafa Badreddine, 52 ans, est accusé d'avoir été le "cerveau" de l'attentat, tandis que Salim Ayyash, 49 ans, aurait coordonné l'équipe responsable de sa "réalisation matérielle". Hussein Anaissi, 39 ans, et Assad Sabra, 36 ans, auraient, de leur côté, préparé la cassette vidéo.

Le TSL, pomme de discorde au Liban, est la bête noire du Hezbollah, qui l'accuse d'être le fruit d'un complot "israélo-américain" visant à le détruire, et a exclu la remise des quatre premiers suspects, qui doivent être jugés par défaut, c'est-à-dire en leur absence.

Entré en fonction le 1er mars 2009 dans la banlieue de La Haye, le TSL est le premier tribunal pénal international, qui permet la tenue d'un procès par défaut, au cours duquel l'accusé est représenté par un avocat.

Avec dépêches

Première publication : 10/10/2013

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