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Afrique

Les islamistes du PJD en recul dans le nouveau gouvernement marocain

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/10/2013

Trois mois après le retrait des conservateurs de l’Istiqlal, le roi Mohamed VI a nommé un nouveau gouvernement. Les islamistes du Parti justice et développement (PJD) tiennent toujours le gouvernement mais sont désormais minoritaires.

Après plusieurs mois de négociations, les islamistes du Parti justice et développement (PJD), au pouvoir au Maroc, sont parvenus à former un nouveau gouvernement. Les islamistes sont désormais en minorité et devront composer avec d’autres partis pour mener les réformes économiques importantes à venir.

Ce nouveau gouvernement de 39 membres – dont 19 nouveaux – s’est concrétisé à la suite de l’accord obtenu par le Premier ministre islamiste Abdelilah Benkirane avec d’autres partis, dont le Rassemblement national des indépendants (RNI, libéral), pour former une nouvelle coalition.

Ce remaniement, acté par le roi Mohamed VI jeudi 10 octobre, intervient trois mois après le départ de l'Istiqlal de la coalition gouvernementale. L’Istiqlal était le principal allié des islamistes du Parti justice et développement (PJD) dans l'ancien gouvernement. Il reprochait au PJD d’Abdelilah Benkirane de ne pas se préoccuper assez des pauvres, en diminuant les subventions aux denrées alimentaires et aux carburants.

Ce départ de la coalition a fortement fragilisé le PJD, qui avait pourtant remporté un succès historique aux législatives de novembre 2011 après plusieurs décennies passées dans l’opposition. Ces dernières semaines, le parti a dû faire de sérieuses concessions pour convaincre le RNI d’intégrer la nouvelle coalition gouvernementale.
Parmi celles-ci, l'islamiste Saad-Eddine El Othmani, l’une des têtes de proue du PJD, a été contraint d’abandonner le ministère des Affaires étrangères au profit du chef du RNI, Salaheddine Mezouar.

Le nouveau gouvernement marocain comprend par ailleurs six femmes. Une mixité beaucoup plus importantes que dans la précédente coalition, dans laquelle une seule femme avait été nommée.

Pour le PJD, le défi de ces prochaines semaines consistera à mener d'importantes réformes économiques, alors que le pays a connu une forte aggravation de son déficit en 2012 (plus de 7% de son PIB). L'emploi des jeunes sera également l’un des enjeux économiques majeurs de ces prochains mois.

Avec dépêches

 

Première publication : 10/10/2013

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