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Moyen-orient

Human Rights Watch accuse des rebelles syriens de "crimes contre l'humanité"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/10/2013

Un document de l’ONG Human Rights Watch publié vendredi rapporte que l’attaque de rebelles contre dix villages alaouites début août a donné lieu à 67 exécutions de civils. Au total, 190 civils ont péri et 200 seraient toujours retenus en otage.

Dans un rapport publié vendredi 11 octobre, Human Rights Watch (HRW) indique que des groupes djihadistes et rebelles syriens ont tué au moins 190 civils dans des villages alaouites au mois d’août. Soixante-sept d’entre eux ont été exécutés.

"Ces abus [...] sont une opération planifiée contre la population civile dans ces villages alaouites", explique Joe Stork, le directeur par intérim de HRW pour le Moyen-Orient. L'ONG considère que ces abus "sont assimilables à des crimes de guerre et des crimes contre l'Humanité".

"Ces exactions ne sont pas le fait de quelques combattants incontrôlés. [...] Cette opération a consisté en une attaque planifiée et coordonnée contre la population civile de ces villages alaouites", a-t-il précisé.

Ce document de 105 pages explique que l’ONG a mené une enquête sur place et interrogé 35 personnes, parmi lesquelles des survivants de l’attaque menée par des rebelles contre dix villages alaouites le 4 août dans la province de Lattaquié, le fief du président Bachar al-Assad.

HRW précise que les 67 exécutions de civils ont été perpétrées alors que ces victimes n’étaient pas armées ou tentaient de fuir. L’ONG appuie sa thèse en présentant plusieurs éléments qui étayent le fait qu'il s'agissait de civils non-combattants, n'ayant rien fait qui laissait croire qu'ils menaçaient les assaillants.

200 civils toujours retenus en otage

Toujours selon ce texte, au moins 20 groupes ont participé à l'opération au cours de laquelle ils ont conquis ces dix villages. Ces localités ont été reprises le 18 août par les troupes du régime.

L’ONG s’avance également sur les noms des cinq principaux "organisateurs" et "exécuteurs" de l'attaque du 4 août. Ce seraient des groupes djihadistes comme l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), le Front al-Nosra – tous deux affiliés à Al-Qaïda – et Jaich al Mouhajirine wal Ansar, mais également des groupes rebelles islamistes comme Ahrar al Cham et Souqour al-Izz.

L'EIIL et Jaich al-Mouhajirine wal Ansar retiennent toujours plus de 200 civils en otage, précise HRW. Il s’agirait en majorité de femmes et d’enfants.

La communauté alaouite – une branche du chiisme – est une communauté minoritaire en Syrie à laquelle appartient le clan Assad. La majorité des rebelles qui tentent de renverser le régime depuis plus de deux ans, tout comme la plupart des Syriens, sont des sunnites.



Avec dépêche

 

Première publication : 11/10/2013

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