Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Kevin Costner, de retour dans "Criminal"

En savoir plus

REPORTERS

Proche-Orient : "l'intifada des couteaux", le malaise d’une génération

En savoir plus

MODE

Le salon Made in France peut-il sauver la mode française ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

François Hollande "compte sur sa bonne étoile" pour 2017

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Corée du Nord : tragédies en cascade en marge du congrès du Parti des travailleurs

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Grèce : grève générale contre l'austérité

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Nicolas Baverez : "Le quinquennat de François Hollande est une accélération du déclin de la France"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Donald Trump : conspué, mais sur le devant de la scène médiatique

En savoir plus

LE DÉBAT

Élections locales au Royaume-Uni : un scrutin à haut risque pour le parti travailliste (partie 1)

En savoir plus

Tous les matins, nous vous proposons un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays. Du lundi au vendredi, à 7h45.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 14/10/2013

Au Liban, la cohabitation avec les réfugiés syriens devient difficile

Aujourd’hui, le Liban accueille plus d’un million de réfugiés syriens. Jusqu’ici les tensions avec les autorités et la population sont restées relativement limitées. Mais, alors qu’un flot constant de réfugiés continue de déferler sur le Liban, la situation se dégrade. La ville de Jezzine au sud du pays, incarne parfaitement ce phénomène.

Au Liban, le nombre de réfugiés syriens avoisine désormais 1,3 million de personnes, selon le gouvernement libanais. Soit près de 30 % de la population locale. Et après deux ans et demi de crise syrienne, alors qu'un flot constant de réfugiés continue de déferler sur le pays du Cèdre, la situation se dégrade. Expulsions, couvre-feux : certaines municipalités libanaises prennent des mesures radicales à l’encontre des réfugiés syriens.

 C’est notamment le cas à Jezzine, la principale ville chrétienne du Sud-Liban, où la mairie a pris des mesures drastiques, comme celle d’interdire les rassemblements de Syriens. La municipalité se plaint également d'une délinquance en recrudescence.

 Cette semaine, la police municipale doit expulser trente familles de réfugiés installées dans des échoppes commerciales, bien qu'elles paient un loyer. "Le premier problème d'insécurité ce sont les vols", explique à FRANCE 24, Charbel Hanna, commandant de la police municipale de Jezzine. "Les ouvriers syriens qui habitent dans la ville en sont les principaux responsables". Et d’ajouter "Nous n'avons pas de problèmes avec les familles, notre seul objectif est d'améliorer leurs conditions de vie, de les faire sortir de ces échoppes pour qu'ils s'installent dans des maisons. Il ne s’agit pas de les chasser définitivement de Jezzine."

 "Punition collective"

 Certaines familles de réfugiés, qui sont au nombre de 1 500 à Jezzine, s'apprêtent à repartir en Syrie, faute de solution durable. "Ils sont venus chez nous, et nous ont menacés en nous disant ‘tel jour, il faut quitter les lieux’. Nous étions écœurés", témoigne Oum Amine, une réfugiée syrienne. "Nous avons commencé à chercher ailleurs, mais nous n'avons rien trouvé".

 À Aley, ville touristique située dans la montagne du Chouf, près de Beyrouth, les autorités municipales ont instauré un couvre-feu pour les Syriens. Oudaï Tikriti vit ici depuis plusieurs mois. Il qualifie cette mesure de "punition collective", tout en admettant les difficultés auxquelles le Liban est confronté. "Moi, je prends en considération le fait qu'il y a un État ici, et que Le Liban est un petit pays, qui n'a pas les moyens d'accueillir un nombre aussi énorme de réfugiés syriens", admet-il. "Mais il faut trouver un équilibre entre les difficultés économiques du pays et la question humanitaire".

 Mais, à mesure que la guerre s'éternise en Syrie, cet équilibre semble de plus en plus difficile à trouver. Le Liban a d’ailleurs demandé à plusieurs reprises une aide internationale pour pouvoir gérer le flot des réfugiés syriens. Fin septembre, à la tribune de l’ONU, le président libanais, Michel Sleiman, a lancé un appel à l’aide aux "pays amis" pour supporter le "lourd fardeau" de plus d’un million de réfugiés syriens, ce qui "dépasse les capacités d’accueil du Liban".

Par Selim EL MEDDEB

COMMENTAIRE(S)

Les archives

05/05/2016 Turquie

Sur les traces de l’imam Gülen, ennemi juré d’Erdogan exilé aux États-Unis

En Turquie, l'imam Gülen, ancien allié d’Erdogan, est désormais sur une liste noire et considéré comme un "terroriste". Depuis 17 ans, il s’est donc réfugié aux États-Unis, en...

En savoir plus

04/05/2016 Pays du Golfe

Chute des prix du pétrole : les pays du Golfe face à une austérité jamais connue

Dans les pays du Golfe, la crise pétrolière a fait perdre des milliards de dollars de revenus. L’Arabie saoudite, Bahreïn ou encore Koweït sont désormais obligés de faire des...

En savoir plus

03/05/2016 Italie

Migrants : l'Autriche lance des travaux pour clôturer sa frontière avec l’Italie

L'Autriche, qui redoute un afflux de migrants, a lancé des travaux pour construire une clôture le long de sa frontière avec l’Italie et y installer des postes de contrôle. Ces...

En savoir plus

02/05/2016 Liban

Le Liban, victime collatérale du conflit entre l’Arabie Saoudite et le Hezbollah

Ces dernières semaines, quelques dizaines de familles libanaises, accusées de « menacer la sécurité de l’Etat» ont été expulsées de Bahreïn, du Koweït et des Emirats Arabes Unis....

En savoir plus

29/04/2016 Libye

Libye : le nouveau gouvernement tente d'asseoir son autorité

En Libye, le nouveau chef du nouveau gouvernement d'union Fayez al-Sarraj tente d'asseoir son autorité dans ce pays divisé et miné par des violences. S’il bénéficie d’une...

En savoir plus