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États-Unis : lueur d'espoir au Sénat, après deux semaines de "shutdown"

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/10/2013

Le chef de la majorité démocrate au Sénat et son homologue républicain se sont montrés optimistes, lundi soir, quant à l'imminence d'un accord sur le dette américaine, conscients de l'urgence du règlement de la crise budgétaire.

L'État fédéral américain est entré ce mardi dans sa troisième semaine de "shutdown". Mais l'impasse budgétaire pourrait bientôt prendre fin, ont laissé entendre lundi soir le chef de la majorité démocrate au Sénat américain, Harry Reid, et le chef du groupe républicain à la chambre haute Mitch McConnell. Les deux responsables se sont montrés optimistes, à l’issue d’une nouvelle journée de négociations, quant aux chances de trouver rapidement un accord permettant d’éviter aux États-Unis de se retrouver en défaut de paiement.

"Nous avons accompli d’énormes progrès", a dit Harry Reid à l’issue d’une séance au Sénat, dont la tenue en ce jour de fête (Columbus Day) soulignait l’urgence d’un règlement de la crise budgétaire à l’approche de la date butoir de jeudi. Le département du Trésor évalue qu’à cette date, le plafond de la dette fédérale autorisée – 16 700 milliards de dollars – sera atteint, et que l’administration américaine ne pourra plus légalement emprunter, risquant de se retrouver en défaut de paiement.

"Nous ne sommes pas encore au bout de nos peines", a tempéré le chef des démocrates du Sénat, en ajoutant : "Nous espérons qu’avec un peu de chance (...) demain (ce mardi) sera un jour faste !" "C’était une bonne journée", a dit pour sa part Mitch McConnell, un sourire sur les lèvres, en ajoutant : "On peut dire que nous avons accompli d’importants progrès et nous espérons en réaliser d’autres très vite."

Le plan en discussion permettrait de rouvrir rapidement les services fédéraux "non essentiels" fermés depuis le 1er octobre faute d’accord sur le budget de la nouvelle année fiscale. De même, le plan en négociation relèverait le plafond de la dette suffisamment pour couvrir les besoins du pays en emprunts jusqu’à la mi-février au moins, déclare-t-on de source proche des tractations.

Le fonctionnement des administrations et agences gouvernementales serait financé jusqu’à la mi-janvier, maintenant en place les réductions automatiques des dépenses (dites "séquestre") entrées en vigueur en mars dernier. Mais les agences gouvernementales auraient davantage de latitude pour atténuer l’impact de ces réductions.

Vers une fronde du Tea party à la Chambre ?

Le plan prévoirait également une nouvelle série de négociations budgétaires qui viseraient la recherche d’un accord d’ici la fin de l’année entre démocrates et républicains. Comme le dialogue entre Harry Reid et Mitch McConnell se poursuit, les détails de ce plan sont susceptibles d’évoluer, ont fait remarquer des collaborateurs du Sénat.

Les démocrates semblent avoir mis en échec les velléités des républicains pour retarder le financement public de la réforme de la santé qu’a fait adopter Barack Obama, et qui est l’acquis phare de son premier mandat. Ce recul des républicains risque de susciter la résistance d’une fraction de ce parti, à savoir la plus conservatrice, le Tea Party, qui faisait du report de l’"Obamacare" la condition de l’adoption d’un nouveau budget.

Le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Eric Cantor, a déclaré aux journalistes que les élus républicains allaient se réunir à huis clos mardi "pour discuter de la marche à suivre". Le président de la Chambre des représentants, le républicain John Boehner, pourrait avoir à gérer une fronde d’élus du Tea Party qui menacerait sa carrière politique, s’il devait défendre un projet de loi budgétaire qui bafoue les exigences de la mouvance ultra-conservatrice. Le "Speaker" de la chambre ne s’est pour l’instant pas prononcé sur l’état des négociations au Sénat.

Signe avant-coureur de la fronde à venir d’une partie des élus républicains, le représentant texan Joe Barton a déclaré lundi à la presse : "Aucun accord vaut mieux qu’un mauvais accord." Le représentant républicain de New York, Peter King, a cependant admis qu’il serait difficile de ne pas soumettre au vote de la Chambre des représentants un projet d’accord qui aurait été fortement soutenu au Sénat par les républicains.

Avec dépêches

Première publication : 15/10/2013

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