Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Israël-Gaza : l'application mobile Yo a peut-être enfin trouvé son utilité

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 11 juillet (partie 1)

En savoir plus

REPORTERS

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

En savoir plus

#ActuElles

Suède : un modèle de parité ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

UE - USA : la guerre économique est-elle déclarée ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

UMP et PS sous tension

En savoir plus

TECH 24

Giroptic : la start-up lilloise star de Kickstarter déjà GoPro killer ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Conférence sociale : le gouvernement mise sur l'apprentissage

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 18/10/2013

Turquie : la revanche des islamistes ?

Levée de l’interdiction du voile dans les administrations, restrictions sur les ventes d’alcool, mise au pas de l’armée... en Turquie l’opposition laïque dénonce une dérive islamiste du gouvernement. Quelques mois après les manifestations place Taksim, le discours du Premier ministre Erdogan se durcit. Enquête au cœur d’une société divisée entre islam et laïcité.

La Turquie est dirigée depuis onze ans par l’AKP, le Parti de la justice et du développement. À leur arrivée au pouvoir, les islamo-conservateurs étaient applaudis pour leur pragmatisme économique. Le pays sortait alors d’une grave crise financière. Une décennie plus tard, voilà la Turquie propulsée parmi les vingt plus grandes puissances mondiales. C’est également avec ce parti que les négociations d’adhésion à l’Union Européenne ont débuté.

Des discussions qui désormais piétinent. Car au-delà des résultats économiques, c’est la politique du gouvernement islamo-conservateur qui dérange. Le train de réformes conduit par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est souvent accusé d’éloigner la Turquie de son système profondément nationaliste et laïque hérité du fondateur Mustafa Kemal Atatürk.

Longtemps visé par les coups d’État de la junte militaire, qui se revendique gardienne des valeurs kémalistes, l’islam politique se vit aujourd’hui de façon décomplexée en Turquie. Certains n’hésitent plus à parler d’une revanche des islamistes, arrivés au pouvoir par les urnes, et qui ont réussi à mettre au pas l’armée après des années de répression.

Lundi 30 septembre, le Premier ministre turc a ainsi dévoilé une série de réformes dans le domaine des libertés publiques. Parmi ces amendements figure notamment l’autorisation du port du voile dans certaines instances gouvernementales. Pour le Parti de la justice et du développement, cette décision a pour but de restituer un droit fondamental à la frange conservatrice, dans un pays où plus d’une femme sur deux porte le foulard islamique. Une véritable révolution pour les étudiantes voilées, qui espèrent désormais bénéficier d’un meilleur statut dans la société.

Fort d’une majorité au Parlement à Ankara, le gouvernement islamo-conservateur a également fait voter, au printemps dernier, une loi prévoyant des restrictions sur la vente d’alcool. Si l’argument de la protection des mineurs et de la santé publique est officiellement mis en avant, certaines paroles d’Erdogan font grincer les dents. Dans un discours prononcé fin mai lors d’une réunion de l’AKP, le chef du gouvernement défendait ce projet de loi en expliquant vouloir faire naître en Turquie "une génération pieuse et pas de drogués". Des propos vivement critiqués par l’opposition laïque, qui dénonce une islamisation rampante de la Turquie.

Un malaise qui a vu naître au mois de juin un large mouvement de contestation sociale. Par centaines de milliers, les Turcs sont descendus dans les rues pour demander la démission d’un gouvernement accusé de dérive autoritaire et islamiste. Des manifestations auxquelles les autorités ont répondu par un usage excessif de la force, conduisant au fil des semaines à l’essoufflement du mouvement.

Un avertissement qui ne devrait pas être sans conséquence sur les résultats des prochaines élections prévues au mois de mars prochain.
 

Par James ANDRE , Fatma KIZILBOGA

Comments

COMMENTAIRE(S)

 
 
Les archives

11/07/2014 Italie

Exclusif - Dans l'enfer des prisons secrètes

Le monde a changé après les attentats du 11-Septembre. La "guerre contre le terrorisme" qui s'en est suivi a broyé des vies, comme celle de l’Italien d'origine marocaine Abou...

En savoir plus

04/07/2014 Santé

Italie : Naples, terre malade

Boues industrielles, ordures en tout genre et même déchets nucléaires... Pendant des années, le crime organisé a déversé des millions de tonnes de déchets toxiques dans la...

En savoir plus

27/06/2014 Chômage

Les indignés du Sénégal

Chômage, népotisme et corruption... Pour ces jeunes Sénégalais, la candidature d’Abdoulaye Wade à un 3ème mandat présidentiel fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Des...

En savoir plus

20/06/2014 Réfugiés syriens

Le difficile retour des Arméniens de Syrie sur la terre de leurs ancêtres

Avec la guerre, des milliers d’Arméniens installés en Syrie depuis plusieurs générations, principalement à Alep, se sont réfugiés en Arménie. Mais pour nombre d’entre eux,...

En savoir plus

13/06/2014 Favelas

Ribeirao Preto, le "Monaco brésilien"

Pendant la Coupe du monde, les joueurs de l'équipe de France résident à Ribeirão Preto, à 320 kilomètres de São Paulo, dans le sud-est du Brésil. Cette ville méconnue du grand...

En savoir plus