Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: un terrorisme pas si "résiduel"

En savoir plus

DÉBAT

Sommet de l'ONU sur le climat : nouvelle conférence, nouvel élan ?

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État islamique : la coalition passe à l'offensive

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ségolène Royal : "le dérèglement climatique est un enjeu crucial"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Algérie : un Français enlevé par un groupe lié à l'organisation de l'EI

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Couple franco-allemand : la cigale et la fourmi ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Nicole Garcia, actrice et réalisatrice accomplie

En savoir plus

FOCUS

L'Afrique à Paris !

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 18/10/2013

Turquie : la revanche des islamistes ?

Levée de l’interdiction du voile dans les administrations, restrictions sur les ventes d’alcool, mise au pas de l’armée... en Turquie l’opposition laïque dénonce une dérive islamiste du gouvernement. Quelques mois après les manifestations place Taksim, le discours du Premier ministre Erdogan se durcit. Enquête au cœur d’une société divisée entre islam et laïcité.

La Turquie est dirigée depuis onze ans par l’AKP, le Parti de la justice et du développement. À leur arrivée au pouvoir, les islamo-conservateurs étaient applaudis pour leur pragmatisme économique. Le pays sortait alors d’une grave crise financière. Une décennie plus tard, voilà la Turquie propulsée parmi les vingt plus grandes puissances mondiales. C’est également avec ce parti que les négociations d’adhésion à l’Union Européenne ont débuté.

Des discussions qui désormais piétinent. Car au-delà des résultats économiques, c’est la politique du gouvernement islamo-conservateur qui dérange. Le train de réformes conduit par le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan est souvent accusé d’éloigner la Turquie de son système profondément nationaliste et laïque hérité du fondateur Mustafa Kemal Atatürk.

Longtemps visé par les coups d’État de la junte militaire, qui se revendique gardienne des valeurs kémalistes, l’islam politique se vit aujourd’hui de façon décomplexée en Turquie. Certains n’hésitent plus à parler d’une revanche des islamistes, arrivés au pouvoir par les urnes, et qui ont réussi à mettre au pas l’armée après des années de répression.

Lundi 30 septembre, le Premier ministre turc a ainsi dévoilé une série de réformes dans le domaine des libertés publiques. Parmi ces amendements figure notamment l’autorisation du port du voile dans certaines instances gouvernementales. Pour le Parti de la justice et du développement, cette décision a pour but de restituer un droit fondamental à la frange conservatrice, dans un pays où plus d’une femme sur deux porte le foulard islamique. Une véritable révolution pour les étudiantes voilées, qui espèrent désormais bénéficier d’un meilleur statut dans la société.

Fort d’une majorité au Parlement à Ankara, le gouvernement islamo-conservateur a également fait voter, au printemps dernier, une loi prévoyant des restrictions sur la vente d’alcool. Si l’argument de la protection des mineurs et de la santé publique est officiellement mis en avant, certaines paroles d’Erdogan font grincer les dents. Dans un discours prononcé fin mai lors d’une réunion de l’AKP, le chef du gouvernement défendait ce projet de loi en expliquant vouloir faire naître en Turquie "une génération pieuse et pas de drogués". Des propos vivement critiqués par l’opposition laïque, qui dénonce une islamisation rampante de la Turquie.

Un malaise qui a vu naître au mois de juin un large mouvement de contestation sociale. Par centaines de milliers, les Turcs sont descendus dans les rues pour demander la démission d’un gouvernement accusé de dérive autoritaire et islamiste. Des manifestations auxquelles les autorités ont répondu par un usage excessif de la force, conduisant au fil des semaines à l’essoufflement du mouvement.

Un avertissement qui ne devrait pas être sans conséquence sur les résultats des prochaines élections prévues au mois de mars prochain.
 

Par James ANDRE , Fatma KIZILBOGA

COMMENTAIRE(S)

Les archives

19/09/2014 Terrorisme

Exclusif : de Sarajevo à Guantanamo, l’itinéraire des six d’Algérie

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, six ressortissants algériens ont été arrêtés en Bosnie-Herzégovine. Accusés d’être des terroristes et de préparer de nouvelles...

En savoir plus

12/09/2014 Italie

L’Écosse va-t-elle filer à l'anglaise ?

L'indépendance ou le Royaume-Uni ? Le 18 septembre, les Écossais vont devoir choisir. L’union entre Anglais et Écossais remonte à plus de trois siècles, mais la rupture apparaît...

En savoir plus

06/09/2014 Kurdistan

Vidéo : aux côtés des combattants kurdes, en première ligne contre l’EI

Alors qu’une coalition internationale se profile pour "détruire" l’organisation de l’État islamique, France 24 a partagé le quotidien des réfugiés et des combattants kurdes, pour...

En savoir plus

03/05/2013 Terrorisme

Pakistan : Imran Khan, des terrains de cricket à la politique

Le 11 mai, les Pakistanais sont appelés à élire un nouveau Premier ministre. Un candidat pourrait bien créer la surprise : Imran Khan. Cette ancienne star du cricket reconvertie...

En savoir plus

08/08/2014 Royaume-Uni

Centenaire 14 - 18 : la Somme, territoire britannique

Chaque année en France, plus de 200 000 visiteurs arpentent les champs de bataille de la Somme. Ils viennent de Grande-Bretagne, du Canada ou même d'Australie et de...

En savoir plus