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FRANCE

Démantèlement du plus gros camp rom à Marseille : "C’était infesté de rats"

© AFP | Le camp de la Capelette, à Marseille.

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 21/10/2013

Le plus grand campement de Roms de Marseille, où vivaient 400 personnes, a été détruit lundi. Un démantèlement nécessaire vu l’insalubrité des lieux, selon l’association Rencontres Tsiganes, pour qui le travail "doit se poursuivre".

À Marseille, le plus grand campement rom de la ville, la Capelette, situé dans le 10e arrondissement, a été détruit lundi 21 octobre au petit matin. Lorsque les forces de l’ordre équipées de bulldozers sont entrées en scène, les 400 personnes vivant sur le terrain, soit une cinquantaine de familles, avaient déjà quitté les lieux, la décision de justice étant connue depuis le 31 juillet. Cette destruction a été actée en raison de l'occupation illégale du terrain et d'une mise en danger potentielle des personnes. Aucun des ex-occupants de la Capelette n’est sous le coup d’une procédure d’expulsion.

Contactée par FRANCE 24, Caroline Godard, représentante de l’association Rencontres Tsiganes, ne déplore pas la disparition du camp. "Le site de la Capelette était parfaitement indigne. C’était infesté de rats, les gens vivaient dans des cabanes qu’ils avaient construites, sans accès à l’eau", indique-t-elle.

Relogement et migration vers d’autres camps

Sur la cinquantaine de familles, 13 ont été relogées dans des Centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) : des appartements T2 ou T3 dispersés dans différentes zones de Marseille. Les personnes concernées ont été sélectionnées selon plusieurs critères : temps de présence sur le territoire, connaissance de la langue, scolarisation des enfants… "Ce sont des familles qui n’ont pas d’emploi, elles vont bénéficier de baux glissants [un dispositif permettant de favoriser le retour progressif des personnes sur le marché du travail, NDLR]", explique Caroline Godard.

Pourtant, d’autres familles de la Capelette, dont certaines scolarisent elles aussi leurs enfants, restent sur le carreau. La majorité d’entre elles a donc migré vers des squats déjà existants dans la cité phocéenne, où 1 500 Roms résident. "Le travail doit se poursuivre, estime Caroline Godard. Il faut par exemple que des aménagements sanitaires soient effectués sur les autres terrains de la ville où sont arrivées ces populations."

Gardanne, "un exemple à suivre"

Une mission qui pourrait avoir pour modèle le travail accompli non loin de là, à Gardanne. Dans cette ancienne cité minière des Bouches-du-Rhône, où le Front national fait régulièrement de très bons scores, la mise à disposition d’un terrain par la mairie met du baume au cœur des travailleurs sociaux. "Gardanne est un exemple à suivre", commente Caroline Godard. En 2012, le maire a accepté de céder un site à 60 Roms, qui y ont installé mobil-homes et caravanes. Une zone où sont présents les services de la ville et où l’eau est accessible, conformément à la circulaire d’août 2012 sur le sujet. À cela, le maire avait néanmoins posé comme condition que le nombre de familles présentes n’augmente pas.

Facile à respecter, selon Caroline Godard, qui travaille au contact de ces populations depuis plusieurs années : "Les familles qu’on voit sont toujours les mêmes. D’ailleurs, le nombre de Roms en France n’a pas augmenté depuis dix ans. Ils ne dépassent pas les 20 000".

Un chiffre bas comparé à l’attention médiatique qu’ils suscitent, à l’heure où l’affaire Leonarda éclabousse le gouvernement. De fait, Caroline Godard regrette le poids de la question rom dans le débat politique à l’approche des municipales de 2014. "On aimerait que d’autres communes emboîtent le pas à Gardanne. Mais il y a des relents xénophobes envers cette population dans la société donc les élus sont très frileux sur ce sujet, quel que soit leur bord politique."

Première publication : 21/10/2013

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