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Afrique

Gendarmes tués en Tunisie : vague de colère contre les islamistes d'Ennahda

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/11/2013

Alors que le syndicat UGTT a appelé jeudi à une grève générale dans la région de Kasserine et de Sidi Bouzid pour rendre hommage aux gendarmes tués mercredi par un groupe armé, des manifestants ont attaqué plusieurs locaux d'Ennahda.

Tunisie : chronologie d'une crise politique

La branche du syndicat UGTT de la région de Kasserine a appelé jeudi 24 octobre à une grève régionale en hommage aux six gendarmes tués mercredi dans des combats, emboîtant ainsi le pas à la région voisine de Sidi Bouzid. "Nous avons décidé d'une grève générale [...] dans tous les secteurs et ceci pour exprimer notre tristesse et notre solidarité vis-à-vis des forces de l'ordre", a ainsi indiqué Adnène Amri, un représentant du syndicat dans cette région du centre-ouest de la Tunisie.

À Sidi Bouzid, région où les six gendarmes ont été tués par un groupe armé et berceau de la révolution de 2011, la branche du syndicat UGTT avait déjà annoncé dès mercredi soir un débrayage.

La majorité des victimes sont originaires de Kasserine et Sidi Bouzid où leurs obsèques sont prévues dans l'après-midi de jeudi. Le sixième sera enterré plus au nord, au Kef. Les familles des victimes ont refusé toute présence du gouvernement aux cérémonies, selon une source militaire.

Des locaux d'Ennahda attaqués

Parallèlement, un bureau d'Ennahda a été attaqué à Béja, une ville située à 100 km à l'ouest de Tunis, par des manifestants. Cinq membres du parti ont été blessés, a indiqué un porte-parole. 

"Cinq personnes ont été blessées, dont une a une fracture à la jambe et une des brûlures au visage", a déclaré un représentant local du parti Abdessatar Amdouni, à l'antenne de la radio Shems-FM.

"Des centaines, voire de milliers" d'assaillants ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur les bureaux d'Ennahda à Béja, , a-t-il affirmé. Dans la matinée, un premier local avait été attaqué au Kef, également dans le nord-ouest du pays.

Manque de moyens pour lutter contre les djihadistes

La semaine dernière, des dizaines de policiers et gendarmes avaient chassé le président Moncef Marzouki et le chef du gouvernement Ali Larayedh, issu d'Ennahda, de la cérémonie d’hommage rendu à deux gendarmes tués dans une autre attaque. Ils reprochent au pouvoir le manque de moyens pour lutter contre les groupes armés.

Pour toutes les victimes, la mouvance djihadiste fait figure de principal suspect. Ces nouvelles attaques fragilisent encore un peu plus la situation en Tunisie, déjà plongée dans une profonde crise politique. Des négociations entre le gouvernement dirigé par les islamistes et l'opposition ont été une nouvelle fois reportées après une dispute sur les conditions de la démission du cabinet actuel.

Avec dépêches

Première publication : 24/10/2013

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