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L’Icare de la politique chinoise, Bo Xilai, ne sortira plus jamais de prison

© AFP

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 25/10/2013

La justice a décidé vendredi de rejeter l’appel de Bo Xilai, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour corruption. Celui qui aspirait à accéder aux fonctions suprêmes de la Chine a vu sa carrière foudroyée en 2012.

C’est la fin du "Prince rouge". La justice chinoise a confirmé vendredi 25 octobre la condamnation de Bo Xiliai, l'Icare de la politique chinoise condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour corruption, détournement de fonds et abus de pouvoir. "Le tribunal a vérifié les faits et les éléments présentés en première instance", a déclaré le porte-parole de la cour lors d’une conférence de presse. "Les raisons invoquées par Bo Xilai ainsi que les arguments présentés par son avocat n’avaient aucune base factuelle et juridique et n’étaient donc pas recevables", a-t-il déclaré. Bo Xilai ne dispose désormais plus de recours possible.

Celui qui aspirait à accéder aux fonctions suprêmes de la Chine avait connu une ascension fulgurante avant de tomber en disgrâce en 2012. Cet ancien secrétaire général du PCC à Chongqing, mégapole du sud-ouest du pays, Bo Xilai a en effet vu ses ambitions politiques brutalement interrompues l’an dernier à la suite du vaste scandale qui a suivi le meurtre en 2011 de Neil Heywood, homme d’affaires britannique et ami de sa famille.

Son épouse, Gu Kailai, avait été reconnue coupable de ce meurtre et condamnée en 2012 à la peine capitale avec sursis, ce qui équivaut à la réclusion criminelle à perpétuité. Cette brillante avocate aurait agi pour des motifs financiers et pour "protéger" son fils Bo Guagua, qui, selon elle, avait été menacé par Neil Heywood.

Bo Xilai purgera sa peine dans la prison des "fautifs" communistes

Lors de ce procès à huis-clos, et selon les images diffusées à la télévision officielle, Bo Xilai, âgé de 64 ans, semblait en bonne santé. Il arborait un léger sourire lorsqu’il a été reconduit en dehors du prétoire par deux policiers à la stature impressionnante. L’homme politique va désormais rejoindre la prison de Qencheng, au nord de Pékin, où sont détenus les anciens membres de l’élite tombés en disgrâce.

Portrait

À moins de bénéficier, un jour, d’une libération anticipée, Bo Xilai ne devrait plus jamais sortir de prison. Il sera néanmoins enfermé dans une cellule "dorée" comparée aux autres établissements pénitentiaires du pays.

En réalité, l’appel déposé par Bo Xilai avait peu de chance d’aboutir. Depuis longtemps déjà son sort avait été scellé par les dirigeants du Parti communiste chinois qui avaient "décidé" de sa culpabilité. "Les véritables raisons de son éviction resteront pour longtemps un mystère dans un parti où l’opacité fait loi", analysait en 2012 Alice Ekman, spécialiste de la Chine à l’Institut français des relations internationales (Ifri), interrogée par FRANCE 24.

Il est vrai que Bo Xilai était devenu gênant. Il était notamment perçu comme un rival de l'actuel président Xi Jinping. Celui que les médias internationux surnommaient le "Kennedy chinois" détonnait également avec les membres plutôt discrets du régime. Élégant, charismatique, il était "courtisé par les médias et se mettait régulièrement en scène. Soit tout ce que détestent les instances dirigeantes chinoises", expliquait n 2012 Alice Ekman. "Il séduisait les foules, il est devenu de plus en plus populaire tout en remettant en cause les codes classiques du PCC", avait ajouté la spécialiste. Un non-respect que les instances dirigeantes ne cautionnaient plus.

Lors des cinq jours de son procès en août, qui avait tenu en haleine la Chine, Bo Xilai était apparu amaigri et usé par l'épreuve de 17 mois de détention au secret entre les mains de la police interne du PCC. Il avait toutefois prouvé dans le prétoire qu'il avait conservé tout son mordant, en adoptant une ligne de défense fantasque et originale. À son image.

Première publication : 25/10/2013

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