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EUROPE

Coût des étrangers en France : la bataille fait rage

Texte par Charlotte OBERTI

Dernière modification : 25/10/2013

L’affaire Leonarda relance le débat sur le coût des étrangers en France, divisant l'ensemble de la classe politique et médiatique. Dans le viseur : les prestations sociales dont ils bénéficient. Revue de détails.

L’affaire Leonarda rouvre les vannes. Depuis l’expulsion retentissante de la jeune fille rom de 15 ans interpellée le 9 octobre et de sa famille, les immigrés en France sont au centre des discussions. Une guerre des chiffres s'observe dans la sphère publique. Au cœur de l’agitation : le coût financier des immigrés.

Une véritable "hystérie générale contre les étrangers", telle que la qualifie le site Politique.net, qui a donné lieu, ces derniers jours, à des analyses détaillées des prestations sociales, qui leur sont accordées.

La couverture maladie : trop généreuse ou indispensable ?

Le quotidien "Le Figaro" a ainsi révélé le nombre d’aides, dont a pu bénéficier la famille Dibrani, au cours des quatre années passées en France - 311 euros mensuels -, ainsi que le coût de son expulsion - 11 800 euros -, dans un article à charge contre cette famille "très aidée". Déboutée en janvier 2011 par la Cour nationale du droit d'asile, la famille Dibrani aurait dû cesser de percevoir l'intégralité des aides, provenant du centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada), juge le quotidien. Ce que le Cada n'a pas complètement fait . "Humanité oblige", ironise l’auteur de ce papier, daté du 22 octobre.

Réagissant à ce système qu’il juge laxiste, Brice Hortefeux a lui estimé, le 15 octobre sur RTL, que l’Aide Médicale d’État (AME) - un dispositif permettant aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins - "profitait à tous, y compris à des personnes, qui sont venues sur le territoire, sans nous demander l'autorisation". "Ça coûte un demi-milliard, et c'est totalement gratuit alors que, pour les Français, il peut y avoir jusqu'à 50 euros de franchise", a poursuivi l’ancien ministre UMP. Un constat erroné selon le journal "Libération", qui relève que 4,5 millions de résidents légaux, dont des Français, bénéficient d’un équivalent encore plus avantageux que l’AME, la CMU-C.

Cependant, le président de l’UMP Jean-François Copé, a réitéré sa proposition, déjà formulée en 2012, selon laquelle l’AME – qui bénéficie à 200 000 étrangers - doit être supprimée, sauf cas d’urgence. Une option, qui pourrait conduire à un "vrai problème sanitaire en France", estime, pour sa part, Yves Jégo, député de Seine-et-Marne et vice-président du parti centriste UDI, dans Paris Match. "Ne pas soigner les gens, c’est laisser se répandre des épidémies potentielles, qui peuvent être dangereuses pour l’ensemble de la société. Sans parler de l’aspect humanitaire: nous sommes attachés au fait que ceux qui vivent sur notre territoire, et qui sont malades, doivent être soignés", observe-t-il.

Une exception française ?

Mais pour l’UMP, il s’agit surtout de rectifier une situation, qui fait de la France une exception en la matière au niveau européen. La réforme du droit du sol, bruyamment proposée par Jean-François Copé, comprend notamment, que la France soit "rendue moins attractive socialement". Car selon le maire de Meaux, l’Hexagone est trop accueillant par rapport à ses voisins européens.

Faux, rétorque à nouveau "Libération" qui affirme que "la France est loin d'être le pays qui accueille le plus de migrants : 149 500 étrangers, contre 497 000 au Royaume-Uni, 430 400 en Espagne, ou 317 200 en Allemagne", d’après des chiffres de l'organisme européen Eurostat.

Une bataille des données, dans laquelle le magazine conservateur "Valeurs actuelles" n’a pas manqué d’intervenir. Ce dernier va plus loin, en dénonçant un lobby pro-Rom, dans un article daté du 23 octobre intitulé "Roms, l’argent du lobby".

Pas de quoi apaiser le débat qui relaie à l’envi les sujets chers à l’extrême droite. Marine Le Pen s’est d’ailleurs contentée de rappeler sa position – en faveur de la suppression de l’AME et du droit du sol – sensiblement similaire à l’aile dure de l’UMP, tout en accusant l’ex-parti majoritaire d’usurper ses thèmes de prédilection à des fins électoralistes.

Du côté des socialistes, on se remet sans doute difficilement de l'éclatement de l'affaire, au vu de leurs timides interventions dans le débat. Rare voix à se faire entendre, celle du président PS de la commission des Lois de l'Assemblée, Jean-Jacques Urvoas. "La droite parle trop d'immigration, la gauche pas assez", résume-t-il.

Première publication : 25/10/2013

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