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Afrique

François Hollande : "Le terrorisme est installé au Mali"

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/10/2013

Grâce à l'opération de "grande ampleur" en cours au Mali contre les djihadistes, le président François Hollande espère que les élections législatives du 24 novembre pourront "être organisées en sécurité".

Lutter contre le terrorisme et permettre la tenue des élections législatives selon le calendrier prévu : tels sont les objectifs de l’opération Hydre lancée dimanche 20 octobre au Mali par les forces françaises, maliennes et de l'ONU, a affirmé vendredi le président François Hollande, à l’issue de la première journée du sommet européen de Bruxelles.

"Nous n'avons jamais prétendu que notre intervention allait faire disparaître le terrorisme dans la région", a dit le chef de l'État français lors d'une conférence de presse. Le terrorisme "est installé" au Mali, "au sud de la Libye, sans doute encore au nord du Niger et au sud de l'Algérie", a-t-il souligné. "Il n'a pas été vaincu par notre seule intervention au Mali" même s'il "a été abîmé, attaqué", a-t-il ajouté.

"La meilleure preuve, c'est qu'il y a eu ces derniers jours des attaques kamikazes qui ont fait plusieurs victimes, notamment du côté des forces tchadiennes", a relevé le président Hollande. "J'ai donc décidé qu'il y aurait, avec les forces françaises encore présentes au Mali et avec les forces armées maliennes, une opération pour lutter contre les groupes qui avaient attaqué Tessalit", a confirmé le président.

Les islamistes veulent "frapper les esprits"

Cette ville de l’extrême nord-est du Mali a été la cible d’une attaque suicide le 23 octobre par des islamistes armés. Cette action, qui a fait trois morts et plusieurs blessés, avait pour but de "frapper les esprits" et non pas "conquérir la ville", selon l’analyse délivrée à la presse par le Colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major des armées françaises.

Pour François Hollande, l’objectif des djihadistes paraît clair : "essayer de perturber" les élections législatives dont le premier tour est prévu le 24 novembre. "Nous faisons en sorte que ces élections puissent être organisées en sécurité", a-t-il expliqué. "Après, nous aurons à diminuer notre présence et à faire en sorte que la mission des forces des Nations unies puisse prendre le relais".

Avec 6 000 hommes actuellement, la Minusma doit passer à plus de 12 000 soldats d'ici la fin de l'année. Quant à la France, elle devrait passer de 3000 à 1000 soldats d’ici à fin juin 2014.

Avec dépêches

Première publication : 25/10/2013

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