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Afrique

Reportage : les derniers réfugiés ivoiriens au Liberia partagés entre envie et crainte du retour

© France 24

Vidéo par Maureen GRISOT

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/10/2013

Deux ans après la crise post-électorale en Côte d’Ivoire, 58 000 réfugiés ivoiriens vivent toujours au Liberia. Bien que le président Ouattara les somme de rentrer chez eux, certains hésitent à revenir. Reportage dans un camp de réfugiés.

Depuis la ville de Zwedru, au Liberia, où il effectuait, le 19 octobre, une visite d’État, le président ivoirien, Alassane Ouattara, a appelé ses compatriotes ayant fui les violences post-électorales de 2010 et 2011 à rentrer dans leur pays. "Je profite de cette tribune pour lancer un appel à nos frères réfugiés ici au Liberia, et leur dire de rentrer au pays. Le pays vous attend", a lancé le chef de l’État ivoirien devant son homologue libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et des responsables de l'ONU.

Quelque 58 000 réfugiés ivoiriens, pour la plupart d’anciens partisans de l'ex-chef de l’État Laurent Gbagbo, sont encore recensés au Liberia, contre plus de 200 000 au plus fort de la crise. Selon la présidente libérienne, citant des chiffres du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU, près de 7 000 d'entre eux devraient rentrer en Côte d'Ivoire d'ici à la fin de l'année.

Région durement touchée par la crise post-électorale, la partie ouest de la Côte d'Ivoire, frontalière du Liberia, fut encore récemment le théâtre d'attaques meurtrières imputées à d'anciens miliciens, réfugiés dans le pays voisin. L'une d'entre elles avait provoqué, en juin 2012, la mort de sept Casques bleus. Des tensions, qui sont loin d’encourager les derniers réfugiés à regagner leur terre natale.

"Pour ne pas qu'il y ait une autre guerre en 2015"

Construit en pleine forêt, à une dizaine de kilomètres de Zwedru, le camp PTP abrite 12 000 Ivoiriens. Parmi eux, Henriette Oulaï a trouvé refuge au Liberia il y a trois ans, après que sa maison a été incendiée. Aujourd’hui obligée de cohabiter à cinq dans un deux-pièces, cette ancienne secrétaire de mairie craint d’être victime de stigmatisation politique à son retour.

Retour qu’elle conditionne à l’apaisement des esprits en Côte d’Ivoire. "Si nos frères, qui sont restés en Côte d'Ivoire, peuvent nous accepter comme eux […] qu'on ne dise pas pro-Gbagbo pro-Ouattara, que tous les Ivoiriens sont des Ivoiriens, y'a pas de problème."

Outre les antagonismes politiques, le problème foncier attise également les tensions dans l’ouest ivoirien. Comme tous les jours, Célestin emprunte un chemin escarpé pour aller cultiver son potager… ce qu'il ne pourrait plus faire en Côte d'Ivoire. Durant son exil, son champ a été vendu à son insu par ses voisins, autochtones comme lui, à des étrangers. "Il faut que les Burkinabè, qui sont venus en 2011 occuper nos terres, repartent chez eux, préconise-t-il. Et qu'il y ait un vrai désarmement pour ne pas qu'il y ait une autre guerre en 2015", année de la prochaine élection présidentielle.

Pour l'instant, la sécurité dans l'ouest de la Côte d'Ivoire repose, pour l’essentiel, sur des soldats démobilisés, sans formation militaire, dont la fonction est de tenir des barrages... Quand sa mère est morte, Célestin a voulu retourner dans son village pour assister aux obsèques. Mais ses proches l'ont alors mis en garde contre le racket. "Ils m'ont dit qu’il me fallait au moins 100 000 ou 150 000 francs CFA en poche [150 ou 230 euros], ce qui m'a empêché de partir aux funérailles de ma maman, c'est écœurant..."

Dans un récent rapport, Human Rights Watch s'inquiétait du risque de violences, si les conflits fonciers n'étaient pas réglés. Le gouvernement ivoirien a promis de s'investir pour permettre le retour des réfugiés. Environ 16 000 devraient rentrer avant la fin de l'année.

Première publication : 25/10/2013

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