Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Bioéthique : coup d'envoi de 6 mois de débats

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Sénégal-Casamance, toutes les autorisations de coupe de bois suspendues

En savoir plus

POLITIQUE

Notre-Dame-des-Landes : une décision moins risquée pour l’exécutif ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cinéma : sur le tapis rouge du dernier film de Spielberg, "Pentagon Papers"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Péninsule coréenne : la diplomatie des Jeux olympiques fait "fondre la glace"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Aux États-Unis, l'ardoise fiscale s’alourdit pour Apple

En savoir plus

FOCUS

Moyen-Orient : enquête sur le phénomène galopant des tempêtes de sable

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Sommet franco-britannique : la "diplomatie du tapis"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement abandonne

En savoir plus

Afrique

L'humoriste égyptien Bassem Youssef agace les pro et anti-Morsi

© Capture Facebook

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/10/2013

Après quatre mois d'absence, le célèbre satiriste égyptien Bassem Youssef a fait son retour vendredi à la télévision. Connu pour ses attaques contre l'ancien président Mohamed Morsi, il n'a pas hésité à s'en prendre au nouveau pouvoir de l'armée.

Les admirateurs de Bassem Youssef sont rassurés. Après quatre mois d’absence, dus au ramadan et à la période estivale, l’humoriste n’a rien perdu de son mordant. Pour la première émission de la rentrée de son show "El Bernameg" (Le programme), diffusé en Égypte vendredi 25, ce satiriste, rendu célèbre pour ses attaques cinglantes contre le président Mohamed Morsi, a de nouveau utilisé la politique pour faire rire les téléspectateurs.

Alors qu’il est resté silencieux depuis le renversement des Frères musulmans du pouvoir, Bassem Youssef n’a pas manqué de revenir sur les événements du mois de juillet. Sans concession, le présentateur a posé la question qui fâche : l’Égypte a-t-elle fait face à une révolution comme l’affirme les Anti-Morsi ou à un coup d’Etat comme le clame les Pro-Frères musulmans ?

"Quand tu rêves du pouvoir pendant 80 ans et que tu le perds d’un coup, c’est un coup d’État", a répondu l’humoriste, élu dans la liste des 100 personnalités les plus influentes de 2013 par le magazine américain "Time".

Sans prendre position pour un camp ou un autre, Bassem Youssef a également égratigné le Général Abdel Fattah al-Sissi, chef de la toute puissante armée qui dirige le pays depuis la destitution de Mohamed Morsi début juillet. À l’aide de chocolats à l’effigie du nouvel homme fort de l’Égypte, il s’est moqué de la "Sissi-mania" qui s’est emparée de certains de ses compatriotes.

"Il critique tout le monde"

Ancien chirurgien cardiologue, Bassem Youssef a accédé à la notoriété avec ce style de critiques audacieuses. Très populaire, son émission est en moyenne regardée par 30 millions de téléspectateurs. Après son retour vendredi, ses supporters n’ont pas caché leur admiration. "Bassem Youssef a réussi à résumer ce qui se passe sur la scène politique égyptienne de façon objective et courageuse. Il a critiqué tous les dirigeants, même Sissi, et personne n’ose faire ça", a expliqué à l’AFP Ahmed Abdel Alim, installé dans un café du Caire.

Mais ces attaques virulentes ne sont pas du goût de tous les Égyptiens. Leila Ibrahim, une partisane de Mohamed Morsi, ne comprend pas qu’il vise encore les anciens dirigeants islamistes : "C’est une honte de se moquer de personnes qui sont en prison. C’est lâche de s’en prendre à ceux qui ne peuvent pas se défendre". Du côté des Pro-Sissi, le rejet est tout aussi fort. Moins de 24 heures après l’émission, plusieurs plaintes ont été déposées auprès du procureur général contre l’humoriste, dont l’une par des membres de la campagne "Sissi Président".

Face à ces menaces, Bassem Youssef, considéré comme le "Jon Stewart" égyptien (en référence au célèbre présentateur américain), campe sur ses positions. Sur Twitter, il a rétorqué que "les Égyptiens aiment les blagues et l’ironie, c’est vrai, mais surtout quand elles correspondent à leurs idées".

Première publication : 26/10/2013

COMMENTAIRE(S)