Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le gouvernement israélien utilise la mort de James Foley pour sa communication

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Une rentrée politique sous tension

En savoir plus

#ActuElles

Réfugiés de Centrafrique: préserver son honneur et sa dignité

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : L'opposant Tshisekedi en convalescence à Bruxelles

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : manifestations contre la France au PK5

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Émeutes de Ferguson : Obama face à la question raciale

En savoir plus

TECH 24

Transports du futur : quand la réalité dépasse la fiction

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

  • Les miliciens islamistes de Misrata affirment contrôler l'aéroport de Tripoli

    En savoir plus

  • Série d'attentats meurtriers en Irak, Bagdad favorable à une conférence internationale

    En savoir plus

  • Trafic aérien interdit au-dessus du volcan Bardarbunga

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Bordeaux reste en tête, l'OM signe son premier succès

    En savoir plus

  • À Kiev, Angela Merkel défend "l'intégrité territoriale" de l'Ukraine

    En savoir plus

  • La Libye renonce à accueillir la Coupe d'Afrique des nations en 2017

    En savoir plus

  • Ebola : la Côte d'Ivoire ferme ses frontières avec la Guinée et le Liberia

    En savoir plus

  • Vidéo : destruction de la maison d'un membre du Hamas à Hébron

    En savoir plus

  • Montebourg : la France "ne peut plus se laisser faire" face à l'Allemagne

    En savoir plus

  • RD Congo : les victimes du "colonel 106" racontent leur calvaire

    En savoir plus

  • Les deux nouveaux satellites Galileo placés sur la mauvaise orbite

    En savoir plus

  • Le Hamas signe la demande d’adhésion palestinienne à la CPI

    En savoir plus

  • 2e division blindée : "Nous étions des frères"

    En savoir plus

  • Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

    En savoir plus

  • Un nouveau gouvernement de large ouverture formé en Centrafrique

    En savoir plus

FRANCE

Les Bretons vent debout contre l'écotaxe

© AFP

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/10/2013

Depuis une semaine, des agriculteurs mènent des dizaines d'opérations escargot sur les routes françaises pour protester contre l'écotaxe. Ce nouvel impôt sur les transports exacerbe particulièrement les agriculteurs bretons. Explications.

Le monde agricole passe à l'offensive contre l'écotaxe avant son entrée en vigueur, prévue le 1er janvier 2014. Hérité du Grenelle de l'environnement en 2009, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ce nouvel impôt doit s'appliquer aux transports de plus de 3,5 tonnes, soit près de 600 000 camions français, qui circulent sur 12 000 km de routes nationales et 2 000 km de routes départementales.

L'écotaxe, qui a pour but de financer l'agence de financement des infrastructures, rapportera 1,1 milliard d'euros, soit 760 millions à l'État, 160 millions aux collectivités locales et le reste étant affecté aux frais de gestion de cette nouvelle taxe, a indiqué de son côté le ministère des Transports.

La Fédération des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), majoritaire, dénonce une nouvelle pression fiscale avec cette taxe, qui engendrera une hausse de 5 % à 10 % du coût du transport, qu'il sera difficile de répercuter sur les prix de vente au consommateur. "La ménagère payera plus cher, 50 ou 60 centimes de plus son kilo de tomates françaises, alors qu'une tomate belge ou marocaine n'aura pas cette taxe-là", a expliqué, cette semaine sur RTL, un producteur.

La FNSEA, qui bénéficie du soutien des transporteurs, des 3 000 coopératives de France mais aussi des industries de l'alimentaire, a réclamé un moratoire de cette écotaxe. "Lorsque l'économie redeviendra croissante on pourra en reparler mais là, nous demandons une pause", a évoqué son directeur Xavier Beulin, en évoquant un "ras-le-bol fiscal dans l'agroalimentaire".

Suppression de la taxe

Parmi les opposants à cette taxe, les agriculteurs bretons, qui refusent de l'ajourner mais "préfèrent bel et bien la supprimer", insiste le patron de la fédération départementale des syndicats agricoles (FDSEA) du Finistère, Thierry Merret. "On n'a pas d'autres solutions si on veut garder un socle agricole et agroalimentaire dans la région", durement affectée par les crises de la volaille, du porc, du lait et des abattoirs. "La Bretagne a toujours été une terre d'expédition, elle doit le rester", soutient Thierry Merret, producteur de choux-fleurs à la pointe du Léon.

Les agriculteurs bretons en appellent d'ailleurs au général de Gaulle qui, rappellent-ils, leur avait promis en 1969 à Quimper "un réseau routier gratuit pour désenclaver la région". Selon un sondage Ifop à paraître dans "Dimanche Ouest-France" les Bretons sont à 74 % "vent debout contre l'écotaxe", principalement ceux du Morbihan (82 %) et du Finistère (81 %).

De son côté, Frédéric Cuvillier souligne que le gouvernement a déjà pris en compte le caractère péninsulaire de la région en prévoyant un abattement de 50 % sur le taux kilométrique pour la Bretagne et en excluant du réseau taxable la RN 164, le principal axe est-ouest local. Selon le ministre, l'écotaxe acquittée par la Bretagne sera limitée à 42 millions d'euros, soit moins de 4 % du montant prélevé à l'échelle nationale, et la région devrait recevoir en retour, grâce à un système de péréquation, 135 millions d'euros chaque année pour l'amélioration de ses infrastructures de transport. Malgré ces assouplissements, les agriculteurs bretons continuent de se mobiliser. UN nouveau rassemblement est prévu, samedi prochain à Quimper.

Avec dépêches

Première publication : 27/10/2013

  • AGRICULTURE

    Écotaxe : affrontements lors d'une manifestation d'agriculteurs en Bretagne

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)