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Afrique

Une pétition contre de présumés violeurs recueille un million de signatures

© AFP | Nebila Abdulmelik, la militante à l’origine de la pétition

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/10/2013

Une pétition en ligne contre des présumés violeurs a suscité un fort engouement, au Kenya, où plus d’un million de personnes ont signé le document. La police est régulièrement accusée de fermer les yeux sur ces affaires.

Au Kenya, une pétition en ligne contre de présumés violeurs relâchés avait déjà recueilli plus d’un million de signatures, lundi. Le document réclame justice après que trois hommes accusés du viol d'une adolescente kényane se sont vu infliger, pour seule punition, de débroussailler autour du commissariat.

Cette campagne fait suite à une première initiée au début du mois d’octobre par le quotidien kényan Daily Nation. À l’époque des faits, en juin dernier, les trois hommes, accusés par ailleurs d'avoir jeté la jeune fille de 16 ans dans une fosse septique après l'avoir violée, n’avaient pas été inquiétés par la justice.

L'adolescente revenait des funérailles de son grand-père dans l'ouest du Kenya lorsqu’elle avait été attaquée, battue et violée par six hommes, raconte le journal. Trois d'entre eux avaient été amenés au poste de police par des habitants.

Le Daily Nation rapporte également que la victime connaissait certains de ses bourreaux. Plusieurs médias expliquent que les présumés agresseurs avaient finalement été laissés libres par les policiers, qui leur avaient simplement demandé de couper l'herbe autour des locaux.

La militante kényane des droits des femmes, Nebila Abdulmelik, à l’origine de la pétition, a condamné les faits dans un communiqué. "Laisser partir libres des violeurs après leur avoir fait couper l'herbe (...) c'est l'échec complet d'un système entier et une réponse absolument honteuse de la police kényane", a-t-elle déclaré.

Depuis l’agression, l'adolescente se déplace dans un fauteuil roulant. Sa colonne vertébrale a été touchée, notamment. Elle aurait également souffert de fistule obstétricale, ce qui l’aurait rendue incontinente, précise le Daily Nation, qui l’avait interrogée début novembre.

La jeune fille avait alors souhaité "que justice soit faite". "Je veux que mes agresseurs soient arrêtés et punis", avait-elle ajouté.

L’affaire a également pris une tournure politique. Les députés kényans, qui ont condamné l’agression et les défaillances de la police, ont demandé à ce que des mesures soient prises.

Au Kenya, le viol est devenu un vrai problème de société, sur lequel la police est régulièrement accusée de fermer les yeux.

En 2010, une étude réalisée par l'ONU auprès d’enfants avait révélé qu'un tiers des filles et un cinquième des garçons étaient victimes de violences sexuelles.

Avec dépêches

 

Première publication : 28/10/2013

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