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SPORT

Masters Paris-Bercy : Benoît Paire fustige un public "d'abrutis"

© AFP

Texte par Sylvain MORNET , , envoyé spécial à Bercy

Dernière modification : 29/10/2013

Le Français Benoît Paire s’est incliné au premier tour de Paris-Bercy face à son compatriote Pierre-Hugues Herbert, issu des qualifications (6-2, 6-2). Victime des sifflets du public, il s’en est pris aux "abrutis qui n’y connaissent rien."

Benoît Paire n’a pas l’habitude de mâcher ses mots, il l’a une nouvelle fois montré lundi 27 octobre. Défait sèchement par son compatriote tricolore Pierre-Hugues Herbert lors du premier tour du Masters de Paris-Bercy (6-2, 6-2), l’Avignonnais s’en est pris au public parisien qui l’a sifflé tout au long du match.

"Dès mon entrée sur le court, j’ai entendu des sifflets. Les gens ne comprennent rien. Ils sifflent sur tout. Ce sont des abrutis", a déclaré Paire, amer à l’issue de son match. "Je suis 26e mondial, eux ils sont combien pour siffler ?"

Diminué par une inflammation au genou et une entorse à la cheville, Benoît Paire a cédé très facilement en 59 minutes face à Pierre-Hugues Herbert, 189e mondial et issu des qualifications. De quoi contrarier le public de Bercy qui attendait vraisemblablement autre chose du premier match en "night session" de ce tournoi 2013. D’autant que le comportement de Benoît Paire n’a pas été irréprochable, le Français fracassant une raquette de rage ou portant le doigt devant sa bouche pour faire mine au public de se taire après avoir remporté un joli point.

"Si cela intéresse les gens, je pars à Cancun !"

Bercy, j'ai l'habitude, c'est tous les ans comme ça. J'ai essayé de faire ce que j'ai pu. Je ne prête plus attention à ça. C'est vrai que ça m'agace un peu sur le terrain de voir des abrutis dans un stade mais le reste, ce n'est pas important. Cela ne va pas gâcher ma super saison. Maintenant, je n'ai qu'une envie, c'est de souffler. J'ai besoin de bonnes vacances. Je vais sortir tous les soirs et si cela intéresse les gens, je pars à Cancun !"

Ce n'est pas la première fois que le public de Bercy siffle l'un des siens. En 1988, Henri Lecomte a été hué pendant tout son échauffement avant son match face à l'Américain John McEnroe. Huit ans plus tard, en 1996, c’est Cédric Pioline qui avait craqué en adressant un bras d'honneur aux spectateurs en quittant le court. Même le "roi" Roger Federer a été sifflé par le public de Bercy, c’était en 2003 à l’issue d’un quart de finale perdu face à Tim Henman.

Benoit Paire : "Les gens ne comprennent rien. Ils sifflent. Ce sont des abrutis."

Première publication : 29/10/2013

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