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Economie

Ces smartphones alternatifs qui veulent ringardiser Apple et Samsung

© Phonebloks

Texte par Anne-Diandra LOUARN

Dernière modification : 01/11/2013

De plus en plus de téléphones sont conçus de manière à respecter l’environnement ou à lutter contre l’obsolescence programmée. Ces projets, souvent soutenus par des millions de personnes dans le monde, commencent à titiller les géants des télécoms.

Un seul et unique téléphone portable à vie ? Ce projet fou, porté par le jeune designer néerlandais Dave Hakkens, est en passe de devenir réalité. Son nom : Phonebloks.

Personnalisable à l’infini (ou presque), ce téléphone fonctionne à l’aide de modules interchangeables, que l’on ajoute ou retire d’une base commune. Une batterie défectueuse ? Un écran fêlé ? Ou juste envie de disposer d’un appareil photo plus performant sur son téléphone ? Plus besoin de changer de mobile, un nouveau module suffit. À mi-chemin entre Lego et Tétris, Phonebloks pourrait, en somme, porter un coup sévère à l’obsolescence programmée.

Prototype du Phonebloks et ses différents modules. © (Phonebloks)

Et l’idée séduit. En quelques semaines, Dave Hakkens a rassemblé autour de son projet près d’un million de supporters à travers le monde. Un engouement qui lui a permis de partir à l’assaut de la Silicon Valley, afin de trouver le partenaire qui fera du prototype un best-seller. Nokia, Philips, Intel… de nombreux candidats se sont fait connaître. Et c’est finalement l’américain Motorola qui a raflé la mise.

Motorola déjà sur le coup

Racheté en partie en 2011 par Google, le géant déchu des télécommunications a indiqué travailler depuis environ un an sur un projet de téléphone similaire à Phonebloks, baptisé Ara. C’est donc tout naturellement que l’équipe de Dave Hakkens a choisi de se joindre au projet, qui pourrait se concrétiser dès 2014.

Si Motorola est déjà sur le coup, d’autres équipes de recherche et développement des grands équipementiers mondiaux sont, à n’en pas douter, également sur les starting blocks pour des projets du même acabit. De manière générale, depuis peu, les initiatives en matière de téléphonie alternative semblent se multiplier et de plus en plus de mobiles citoyens voient le jour.

Chez Fairphone, par exemple, on mise sur la téléphonie équitable. La start-up a mis au point un smartphone performant réalisé avec des matériaux principalement, issus de zones du globe sans conflit. Le produit est ensuite assemblé en Chine, dans des usines qui suivent un programme spécial assurant de bonnes conditions de travail aux salariés, un salaire supérieur et même des formations. Par souci de transparence, tous les coûts de productions et les fournisseurs sont clairement listés sur le site Internet de Fairphone, qui est vendu au prix de 325 euros. Leur devise : “achetez un téléphone. Lancez un mouvement.” Plus de 20 000 pièces ont déjà été pré-vendues. Les premières livraisons doivent intervenir en décembre ou janvier prochain.

Vidéo de présentation de Fairphone (en anglais)

Ébranler l’industrie des télécoms

Ce projet et la multiplication des initiatives du genre “vont secouer l’industrie” de la téléphonie, espère Roos van de Weerd, l’une des porte-parole de Fairphone, contactée par FRANCE 24. “Le changement ne va pas se produire du jour au lendemain, mais pas à pas. L’intérêt grandissant des consommateurs pour ce type de produits montre qu’il y a un réel besoin de changement et d’innovation dans ce secteur”, ajoute-t-elle.

Bien que le marché de la téléphonie soit “saturé et ultra-concurrentiel”, les consommateurs veulent “contribuer à un monde meilleur”, selon Roos van de Weerd. “Les clients nous disent : ‘ce n’est pas un panel de nouvelles couleurs que l’on recherche pour notre téléphone, c’est une nouvelle approche’”, assure-t-elle, précisant que ses acheteurs les futurs utilisateurs de Fairphone, ont des profils très variés, bien au-delà de l’écolo engagé ou du geek curieux.

Rôle des pouvoirs publics

Reste à savoir si l’industrie de la téléphonie suivra cette impulsion citoyenne. “L’évolution des produits est inévitable. Et il y a une volonté de la profession d’aller vers des produits solidaires et respectueux de l'environnement”, affirme la porte-parole de la Fédération Française des Télécoms, interrogée par FRANCE 24.

Un avis que ne partage pas Jacques Pomonti, président de l’association française des utilisateurs de télécommunications. “Les opérateurs et autres grands équipementiers du secteur ont des préoccupations bien plus lourdes à savoir la concurrence internationale et le développement extrêmement rapide des technologies”, explique-t-il à FRANCE 24. Et de conclure : “nous ne pouvons que saluer les initiatives telles que Fairphone ou Phonebloks, mais ceux qui peuvent vraiment rendre cette industrie plus responsable sont les pouvoirs publics. Eux seuls ont la possibilité de fixer des règles et un encadrement solidaire à l’échelle internationale.”

Première publication : 01/11/2013

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