Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Un ministère et une journée pour lutter contre la solitude

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

La Tunisie retirée de la liste noire de l'Union européenne sur l'évasion fiscale

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

En direct de Davos - Bertrand Badré : "L'heure est à l'optimisme, c'est là qu'il faut commencer à être prudent"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Julien Dray : "Nous travaillons pour les GAFA, nous devons donc être rémunérés"

En savoir plus

MARDI POLITIQUE

Julien Dray : "Inutile de se déclarer candidat avant le congrès, ce n'est pas un casting"

En savoir plus

FOCUS

Namibie : des communautés massacrées au début du 20e siècle demandent réparation à l’Allemagne

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Dilma Rousseff : "Le procès de Lula est truffé d'erreurs"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Mélanie Thierry bouleversante dans "La douleur"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Mike Pence, messianique devant la Knessset"

En savoir plus

EUROPE

Edward Snowden a déjà trouvé un nouveau travail en Russie

© AFP

Texte par Stéphanie TROUILLARD

Dernière modification : 01/11/2013

Trois mois après avoir obtenu un asile provisoire en Russie, Edward Snowden, l'auteur des révélations sur le système de surveillance américain, a décroché un travail. Selon son avocat, le jeune informaticien a été recruté par un site Internet russe.

Edward Snowden ne semble pas avoir perdu de temps pour s’acclimater à sa nouvelle vie loin des États-Unis. Réfugié en Russie, où il a obtenu en août dernier un asile temporaire d’un an après le scandale de l’affaire Prism, l’ex-consultant du renseignement américain a trouvé un nouvel emploi. Interrogé par l’agence russe Ria Novosti, son avocat Anatoly Kucherena a en effet annoncé qu’il allait occuper à partir de ce vendredi 1er novembre un "poste technique" pour un site Internet russe. Son conseiller juridique a toutefois refusé de révéler le nom de l'entreprise pour des raisons de sécurité.

Il pourrait cependant s’agir du réseau social Vkontakte, qui avait offert un travail à Edward Snowden en août dernier. À l’époque, Pavel Durov, le fondateur du "Facebook" russe avait proposé à l’informaticien en fuite de rejoindre son groupe, pour s'occuper de la protection des données personnelles des utilisateurs du réseau. Contacté par Rio Novosti, le porte-parole de Vkontakte a refusé de commenter ces dernières informations. D’autres sites russes de premier plan, comme Yandex and Mail.Ru, ont en revanche assuré qu’ils n’avaient pas recruté l’ancien ingénieur américain.

Une future audition devant le Congrès américain ?

Malgré ces révélations de l’avocat d’Edward Snowden, le "New York Times" se montre sceptique. Pour le quotidien américain, même si les conditions de son asile temporaire peuvent lui permettre de travailler, sa volonté de faire "profil bas" laisse au contraire penser qu’il n’est pas prêt d’intégrer une entreprise. Cité par le journal, Jesselyn Radack, une ancienne responsable du département américain de la Justice, qui a rencontré Edward Snowden le mois dernier, explique que ses seules priorités sont pour l’instant "d’apprendre le russe, de s’acclimater à son nouveau domicile, et de participer à la réforme des systèmes de surveillance".

L’exilé américain pourrait de toute façon avoir d’autres occupations dans les prochains mois. Le député des Verts allemands, Hans-Christian Ströbele, souhaite en effet l’auditionner dans l’affaire des écoutes de la chancelière Angela Merkel. Les deux hommes se sont d’ailleurs rencontrés jeudi 31 octobre dans un lieu tenu secret. À cette occasion, Edward Snowden s’est dit prêt à être entendu par les autorités allemandes, tout en précisant qu’il préférerait toutefois "témoigner devant le Congrès américain", a affirmé Hans-Christian Ströbele.

À la suite de ces dernières informations, le Kremlin s'est refusé à tout commentaire, bien que le président Poutine eu posé dans le passé comme condition que Snowden cesse ses révélations susceptibles de "nuire aux États-Unis" s'il restait en Russie. L’ancien analyste de la NSA ne peut par ailleurs pas quitter pour le moment son pays d’accueil sous peine de perdre son statut de réfugié.

Première publication : 01/11/2013

  • MÉDIAS

    Le journaliste à l'origine de l'affaire Snowden quitte le "Guardian"

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Snowden : le "bugdet noir" du renseignement américain fuite dans la presse

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS – BRÉSIL

    Affaire Snowden : Washington veut dissiper les tensions avec le Brésil

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)