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Afrique

Tristesse et indignation suite à l'assassinat de deux journalistes au Mali

© Capture d'écran RFI

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/11/2013

Au lendemain de l'assassinat des deux journalistes français de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, enlevés samedi à Kidal, au Nord-Mali, la communauté internationale a fermement condamné cet "acte odieux".

L’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon, deux journalistes français de RFI, enlevés, samedi 2 novembre, à Kidal, au Nord-Mali, a été largement condamné par la communauté internationale.

Dans un communiqué diffusé tard dans la journée de samedi, les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont "exprimé leurs condoléances aux familles des victimes", ainsi qu'au gouvernement français.

"En accord avec le droit international humanitaire, les journalistes, professionnels des médias et personnes associées engagées dans des missions professionnelles dangereuses dans des zones de conflit armé, sont généralement considérés comme des civils et doivent être respectés et protégés en tant que tels", a souligné le communiqué, demandant à "toutes les parties" impliquées dans un conflit de respecter ces obligations.

"Acte odieux"

Dans un communiqué de l’Élysée, François Hollande a exprimé samedi son

indignation. "Le président de la République a appris avec consternation la mort de deux journalistes de Radio France Internationale, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, au nord du Mali. Il exprime son indignation à l'égard de cet acte odieux", a-t-il annoncé.

Après s’être entretenu samedi par téléphone avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le chef de l’État français a affiché sa détermination à lutter contre le terrorisme. "Les deux Présidents ont marqué leur volonté de poursuivre sans relâche la lutte contre les groupes terroristes qui restent présents au Nord du Mali", a poursuivi l'Élysée dans son communiqué.

Le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad [HCUA], un groupe de notables touareg de Kidal, a lui aussi condamné "avec la dernière énergie, l'assassinat de deux journalistes de RFI, perpétré ce samedi à Kidal", dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le MNLA a indiqué, pour sa part, "mettre tout en œuvre pour identifier les coupables", et a condamné ces crimes "avec toute la rigueur" possible.

"Lâcheté inqualifiable"

La ministre française de la Culture, Aurélie Filippetti, a également rendu hommage aux deux journalistes "victimes de la barbarie". "Notre peine ce soir est immense, notre révolte est grande devant cet acte d'une lâcheté inqualifiable", a déclaré la ministre dans un communiqué.

La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, a exprimé, quant à elle, "sa profonde tristesse" devant "cet assassinat odieux", selon un porte-parole. L'UE poursuivra "avec détermination son appui aux autorités maliennes dans leur lutte contre le terrorisme", a dit Mme Ashton.

L'association Reporters sans frontières [RSF] dénonce "un acte innommable et révoltant". De son côté, le Syndicat national des journalistes [SNJ] insiste dans son hommage sur "le prix payé par certains pour que le public soit informé au plus près des événements sans se contenter des communiqués officiels des uns et des autres..."

RFI et France Médias Monde en deuil

Depuis samedi, la rédaction tout entière de RFI est "sous le choc". "Toutes les équipes de RFI et du groupe France Médias Monde sont sous le choc, profondément tristes, indignées et en colère, et leurs pensées vont aujourd'hui aux familles et aux proches de leurs collègues et amis", déclarent-ils dans ce communiqué.

"C'est notre travail, qui est d'informer, qui est atteint aujourd'hui, nous sommes en colère, atterrés. Le Mali devait accueillir une partie des émissions jeudi prochain à Bamako [...]. Nous annulons cette opération mais nous retournerons à Kidal", a réagi Cécile Mégie, directrice de la rédaction de RFI, sur sa radio, un peu plus tard.

"Nous n'allons pas en Syrie, parce qu'on ne peut pas y travailler, et nous allions à Kidal avec toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos confrères", a-t-elle ajouté.

"Face à la barbarie est-ce qu'on va pouvoir continuer à faire notre métier ? C'est la mission de tous les journalistes. On a peut-être tendance ici à penser que la liberté d'informer c'est un acquis, et nous, nous savons que dans bien des endroits elle est en train de régresser", a réagi pour sa part la PDG de France Médias Monde - RFI, France 24, Monte Carlo Doualiya [MCD], Marie-Christine Saragosse.

"Je n'ai pas envie de baisser les bras, je pense qu'avec la rédaction de RFI, avec celle de nos collègues de France 24, de MCD, la colère va nous donner encore plus envie de ne pas se laisser clouer le bec par des barbares", a-t-elle ajouté.

Avec dépêches

Première publication : 03/11/2013

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