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Moyen-orient

John Kerry à Riyad pour apaiser les tensions avec l'allié saoudien

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 04/11/2013

Le chef de la diplomatie américaine John Kerry est à Riyad depuis dimanche pour tenter d'aplanir les tensions avec les Saoudiens. L'Arabie, allié historique des États-Unis, a récemment exprimé son désaccord sur les dossiers syrien et iranien.

Renouer des liens distendus. C'est dans ce but que le secrétaire d'État américain John Kerry a fait le déplacement à Riyad dimanche 3 novembre. Il doit tenter d'apaiser les tensions avec l'Arabie saoudite, pourtant un allié historique et stratégique des États-Unis, qui depuis plusieurs mois n'a pas caché son irritation face à la gestion américaine des dossiers syrien et iranien.

L'Arabie a ainsi annoncé le 18 octobre son refus de siéger au Conseil de sécurité de l'ONU, un acte sans précédent visant à protester contre l'inaction du Conseil, mais aussi des États-Unis face au drame syrien, qui a fait selon une ONG plus de 120 000 morts depuis mars 2011.

"Nous ne sommes pas en bons termes avec les États-Unis"

Riyad est en colère contre Washington depuis que le président Barack Obama a renoncé en septembre à lancer des frappes contre le régime de Damas, après un accord sur le désarmement de l'arsenal chimique syrien.

L'Arabie soutient l'aile militaire de la Coalition de l'opposition syrienne, qui est fortement divisée sur une participation à la conférence de paix, dite Genève-2, initiée par les États-Unis et la Russie.

"Nous ne sommes pas en bons termes avec les États-Unis", écrivait dimanche l'éditorialiste du quotidien Al-Riyadh.

"Il y a un mécontentement en raison de l'attitude américaine, et le message a été bien reçu" à Washington, estimait pour sa part l'analyste saoudien Abdel Aziz al-Sagr.

"Tactiques" différentes mais même objectif

En tournée pour 11 jours dans la région, John Kerry doit rester jusqu'à lundi à Riyad: il "va réaffirmer la nature stratégique des relations entre les États-Unis et l'Arabie saoudite", qui ont perduré en dépit des turbulences depuis leur établissement dans les années 1930, a indiqué sa porte-parole Jennifer Psaki.

Il doit rencontrer le roi Abdallah lundi et parler notamment de la manière de "mettre fin à la guerre en Syrie", de la situation en Égypte et des "négociations entre le groupe 5+1 (des grandes puissances) et l'Iran" sur le nucléaire, a-t-elle souligné. Il va notamment insister sur le fait qu'Américains et Saoudiens œuvrent dans le même but en Syrie.

Dimanche au Caire, avant son départ pour Riyad, le secrétaire d'État américain a en effet admis que les États-Unis avaient adopté des "tactiques" différentes de leurs alliés sur la Syrie mais a assuré que leur politique avait le même objectif, un pouvoir de transition sans Bachar al-Assad.

"Nous partageons tous le même objectif (...), à savoir sauver l'État syrien et la mise en place d'un gouvernement de transition (...) qui puisse donner la chance au peuple de Syrie de choisir son avenir", a-t-il ajouté. "Nous pensons aussi qu'Assad, parce qu'il a perdu toute autorité morale, ne peut pas en faire partie".

Des déclarations immédiatement condamnées par le régime de Damas, qui a affirmé qu'elles "menacent de faire échouer la conférence de Genève" et "représentent une ingérence flagrante dans les affaires syriennes".

Méfiance saoudienne envers le rapprochement irano-américain

L'Arabie saoudite observe par ailleurs avec méfiance l'amorce d'un dégel entre Washington et l'Iran, allié de Damas, et une éventuelle participation de Téhéran à Genève-2.

"Nous sommes complètement d'accord avec les Saoudiens concernant leurs inquiétudes", a déclaré un haut responsable du département d'État. "Il n'est pas question pour nous d'assouplir notre position sur ce que les Iraniens ont fait pour soutenir (...) des groupes terroristes à travers la région".

John Kerry a d'ailleurs réaffirmé dimanche que les États-Unis se tiendraient toujours au côté de leurs alliés dans une région déstabilisée par le Printemps arabe.

"Nous serons là pour l'Arabie saoudite, les Émirats, les Qataris, les Jordaniens, les Égyptiens et les autres. Nous ne laisserons pas ces pays être la cible d'attaques de l'extérieur", a-t-il assuré.

Avec dépêches
 

Première publication : 04/11/2013

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