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Economie

FagorBrandt met la clef sous la porte, 1 800 emplois menacés

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 06/11/2013

Le fabricant français d'électroménager FagorBrandt a annoncé, ce mercredi, qu'il déposait le bilan et se plaçait en redressement judiciaire. Dans le même temps, Fagor, la maison mère espagnole, annonçait également son dépôt de bilan.

Pour les 1 800 salariés de FagorBrandt, l'avenir vient de s'obscurcir d'un coup. Le fabricant français d'électroménager a annoncé, mercredi 6 novembre, "son intention de déposer une cessation de paiement avec placement de l'entreprise sous protection judiciaire", a déclaré à l'AFP Thierry Léonard, directeur général de cette filiale du groupe espagnol Fagor.

Reste que cette décision n'est pas une surprise. L'avenir de FagorBrandt était compromis depuis que la coopérative basque Mondragon avait renoncé, la semaine dernière, a injecter de l'argent frais dans le groupe.

Mais pour l'intersyndicale le coup est dur. D'autant plus que, d'après l'un de ses porte-parole, "ce ne sont pas 1 870 salariés qui sont concernés par cette situation mais bien 3 000 au minimum" en comptant tous les fournisseurs et sous-traitant dont l'avenir est remis en cause après cette cessation de paiement.

"Belles marques"

Fagorbrandt assemble, sur quatre sites en France, des produits pour les marques d'électroménager Vedette, Brandt, Sauter et De Dietrich. Un beau catalogue qui pourrait intéresser d'éventuelles repreneurs. "Il y aura des candidats à la reprise. Tous les gros opérateurs sont à l’affût car le groupe a de belles marques et une part de marché importante", assure au quotidien économique "Les Échos" Patrick Colnot, du cabinet Secafi, qui conseille les syndicats de salariés.

Thierry Léonard a, d'ailleurs, assuré avoir reçu des "marques d'intérêts" de la part d'éventuels partenaires mais sans en dire plus. Reste à savoir si, comme le craint Patrick Colnot, ces "sauveurs" ne seraient pas uniquement intéressés par les "belles marques" et s'empresseraient de délocaliser la production hors de France.

Si l'avenir de FagordBrandt est donc plus que compromis, il en va de même pour sa maison mère. Les nouvelles sont, en effet, tout aussi sombres de l'autre côté des Pyrénées. Le groupe Fagor a également fait état, ce jeudi, de son intention de déposer le bilan. Cette société qui emploie 5 700 personnes dans le monde n'a pas réussi à trouver un moyen d'apurer une dette de 800 millions d'euros.

Avec dépêches

Première publication : 06/11/2013

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