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Economie

La BCE surprend les marchés en baissant son principal taux directeur

© AFP

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 07/11/2013

Prenant les marchés financiers par surprise, la Banque centrale européenne a décidé, jeudi, de baisser son principal taux directeur à 0,25 %, contre 0,5 % auparavant. Un geste censé lutter contre les risques de déflation de la zone euro.

Nouveau record pour la Banque centrale européenne (BCE). Elle a décidé, jeudi 7 novembre, d'abaisser son principal taux directeur à 0,25 %, son plus bas historique. Il s'établissait, depuis mai 2013, à 0,50 %.

Cet indice, qui sert de référence aux principales banques de la zone euro pour fixer le taux d'intérêt de certains crédits, est l'une des armes principales de la BCE pour lutter contre l'inflation, et soutenir la reprise économique.

Les marchés financiers ont été pris de court par la décision de la banque centrale. La plupart des analystes anticipaient bien une baisse du taux... mais plus tard. Le risque, d'après Mark Wall et Gilles Moëc de la Deutsche Bank, est que cette annonce apparaisse comme le signe "d'un reniement [par la BCE, NDLR] de l'hypothèse de croissance actuelle".

Un Cassandre de l'économie européenne

En effet, la banque centrale abaisse, généralement, son taux lorsqu'elle veut inciter les banques à accorder davantage de crédit aux particuliers et entreprises pour stimuler la croissance. En clair, c'est un signe qu'elle croit l'économie mal en point... alors que la plupart des responsables européens répètent, depuis des semaines, que la crise est passée.

Mario Draghi, patron de la BCE, accepte, visiblement, de passer pour un Cassandre de l'économie européenne. Pourquoi ? Parce que l'évolution des prix commence, de l'avis général, à être inquiétante. L'inflation en zone euro a atteint en octobre un plus bas depuis fin 2009, à 0,7 % dans la région, bien loin de l'objectif d'un peu moins de 2 % de la BCE.

La décision de la BCE est, donc, une manière de lutter contre le spectre d'une déflation, certes synonyme de baisse de prix, mais aussi des salaires et, in fine, de l'activité. Ainsi, en Grèce, les prix n'ont pas augmenté depuis plusieurs mois, tandis que l'Espagne se prépare également à connaître une baisse des prix.

Avec dépêches

Première publication : 07/11/2013

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