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FRANCE

Daniel Larribe, ex-otage d'Arlit : "Certains gardiens étaient âgés de 15 ans"

© FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/11/2013

Daniel Larribe, l'un des quatre otages d'Arlit, au Niger, libérés fin octobre, a accordé un long entretien au magazine protestant "Réforme". Il revient sur ses conditions de détention pendant trois ans, dans le désert sahélien.

Son calme et son humilité ont marqué la rédaction de l’hebdomadaire protestant "Réforme". En compagnie de son épouse, également ex-otage au Mali, Daniel Larribe, libéré fin octobre, a accordé un long entretien qui a été publié jeudi 7 novembre.

L’ex-otage revient sur ses trois années de détention dans le désert. Au début, lors des cinq premiers mois, Françoise était à ses côtés. Puis elle a été libérée, ainsi que deux autres otages. "J’ai attendu deux mois après la libération de Françoise, et là je me suis dit qu’il fallait s’organiser car ça allait être long", explique Daniel Larribe.
 
Ce dernier est resté avec Thierry Dol, un autre des quatre otages libérés fin octobre, même si, parfois, il croisait les deux autres otages [enlevés en 2010 et libérés en 2011, NDLR]. "Nous étions gardés par un groupe de 7 à 14 moudjahidines, qui avaient deux véhicules, un chef et un imam, raconte l’ex-otage. Tous les deux mois, il y avait un changement d’équipe". L’homme raconte ensuite sa compassion pour certains gardiens, très jeunes. La plupart avaient entre 20 et 30 ans, mais parfois, de plus jeunes hommes arrivaient "ce pouvait être des adolescents de 15 ans", confie-t-il.

Frayeurs lors de l’opération Serval
 
La plus grosse frayeur des otages ? Lors de l’opération Serval des troupes françaises au Mali, répond Daniel Larribe. "J’ai fini par dire au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qu’ils avaient failli nous dézinguer lors de l’opération Serval !", poursuit l’ancien otage. Et en effet : l’homme raconte qu’il a perdu ses carnets de botaniques le jour où la voiture avec laquelle ils étaient transportés a été détruite par un missile. "Nous étions partis nous cacher dans des rochers à 200 mètres d’une rivière asséchée, mais nous avions laissé nos affaires dans la voiture", explique-t-il.
 
Au moment de l’opération française, les otages ont été "exfiltrés par des moudjahidines qui voulaient [les] éloigner des zones de combat", relate le sexagénaire. Ils ont été transportés dans l’ouest du Mali vers une zone qu’ils ne connaissaient pas, et ont retrouvé les autres personnes kidnappées à Arlit en septembre 2010. "Nous sommes restés ensemble environ 50 jours", précise l’homme.
 
Jamais, au cours de leur détention, les otages ont été maltraités, affirme Daniel Larribe. "Ils [les gardiens] nous ont nourris et soignés. Ils respectaient le Coran qui dit que les prisonniers doivent être nourris, soignés et mis en sécurité", raconte l’homme. "Au matin, il y avait la préparation du thé. Puis, nos gardiens faisaient du pain qu’ils nous servaient avec du lait", poursuit-il, assurant que trois repas étaient servis quotidiennement. Une fois même, "un jour de bombardement", un jeune gardien leur a donné, en catimini, un sachet de lait en poudre. "Dans notre malheur, nous avions de la chance car nous étions bien traités".

Première publication : 07/11/2013

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