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EUROPE

La police met fin au siège de l'ancienne télévision nationale

© AFP

Vidéo par Axelle SIMON

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 07/11/2013

À Athènes, la police anti-émeute a évacué l’ancienne télévision nationale grecque ERT, dont les locaux étaient occupés depuis juin par des journalistes licenciés après la fermeture de la chaîne par le gouvernement.

Jeudi 7 novembre, les forces anti-émeute de la police grecque ont évacué l’ancienne télévision nationale grecque ERT, qui était occupée depuis juin par des journalistes licenciés. Il y a quelques mois, le gouvernement avait décidé de fermer cette institution, jugée trop coûteuse alors que la Grèce est lourdement frappée par la crise.

Les locaux, situés dans le nord d’Athènes, ont été pris d’assaut par la police, a constaté un journaliste de l’AFP.

Environ 200 manifestants qui protestaient contre l’éviction des journalistes licenciés, ont aussi été repoussés et évacués par les forces de l’ordre, sans que n’ait été constaté d’affrontement ou d’incident majeur au cours de l’opération.

Un représentant du syndicat Pospert des employés de ERT, Nikos Tsimbidas, a déclaré à l'AFP qu'il avait été mis en état d'arrestation.

L'agence de presse grecque Ana a annoncé pour sa part que la police avait arrêté trois autres ex-employés de ERT, dont le journaliste Panagiotis Kalfagiannis, par ailleurs dirigeant de Pospert.

Ces ex-employés d'ERT occupaient le bâtiment depuis la fermeture brutale de l’institution par le gouvernement, le 11 juin. Cette décision avait provoqué le licenciement de 2 600 personnes et failli provoquer la chute du gouvernement de coalition d'Antonis Samaras, après l’annonce du départ d'un de ses alliés de la coalition.

Selon les chiffres des autorités, ERT coûtait 300 millions d’euros par an au contribuable grec. En dépit des appels, En dépit des appels, le gouvernement Samaras est resté ferme sur sa décision de ne pas rétablir la radio-télévision publique.

Protestant contre leur licenciement, des anciens employés ont maintenu depuis juin des émissions sauvages réalisées dans les locaux occupés, alors que dans le même temps, une station de télévision nationale provisoire, DT, émet depuis juillet dans des locaux distincts.

Avec dépêches

 

Première publication : 07/11/2013

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