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Moyen-orient

Retour sur une décennie de crise avec l'Iran

© AFP | Le réacteur nucléaire de Bouchehr en construction en 1996

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 25/11/2013

Les discussions de Genève sur le nucléaire iranien se prolongent samedi entre les chefs de la diplomatie de l'Iran et des grandes puissances occidentales. Retour sur dix années de crise et de négociations.

  • 2002 - 2005 : l'Occident tente de stopper le programme nucléaire iranien

2002 : Le monde entier découvre le 14 août que l’Iran possède deux sites nucléaires à Natanz et à Arak suite aux révélations du dissident iranien Alireza Jafarzadeh.

2003 : En août, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France (UE3) proposent à l'Iran des négociations sur le nucléaire. Au terme d’une visite inédite des chefs des trois diplomaties européennes, un accord est conclu en octobre. Téhéran accepte le Traité de non-prolifération (TNP), qui permet notamment des inspections inopinées de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

2004 : L’Iran suspend en novembre son programme d'enrichissement d'uranium sous la pression de l’UE3.

  • 2005 - 2011 : le durcissement iranien

2005 : Mahmoud Ahmadinejad remporte l'élection présidentielle en août. Téhéran annonce son intention de reprendre l'enrichissement d'uranium dans son usine d'Ispahan.

2006 : Le 10 janvier, l'Iran lève des scellés placés par l'AIEA sur plusieurs centres de

recherche nucléaire. L'AIEA transmet le 4 février le dossier nucléaire iranien au Conseil de sécurité de l'ONU. Le 11 avril, Ahmadinejad annonce que "l'Iran a rejoint les pays nucléaires". Le 31 juillet, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1696 qui "rend obligatoire la suspension des activités sensibles" de l'Iran.

2007 : Le 24 mars, le Conseil de sécurité alourdit les sanctions infligées à l'Iran. Téhéran qualifie la résolution d'"illégale" et limite sa coopération avec l'AIEA. Le 7 novembre, la République iranienne affirme avoir franchi le cap des 3 000 centrifugeuses, étape cruciale qui permet théoriquement d'obtenir suffisamment d'uranium hautement enrichi pour une bombe atomique en moins d'un an.

2009 : Barack Obama, nouvellement élu à la tête des États-Unis, tend la main à l’Iran. Alors que les 5+1 proposent le 8 avril de reprendre les discussions, l'Iran inaugure le lendemain à Ispahan sa première usine de combustible nucléaire. Les Occidentaux révèlent le 25 septembre l'existence d'un site secret d'enrichissement à Fordow (centre du pays).

Le 1er octobre, les six grandes puissances et l’Iran reprennent les négociations à Genève après 14 mois d'interruption. Elles débouchent sur un accord de principe pour enrichir à l'étranger (à 20 %) l'uranium iranien à des fins civiles. Mais le 7 novembre, un responsable du Parlement annonce le refus de l’Iran d’envoyer son uranium enrichi à l’étranger. Le 16 décembre, l'Iran procède à un nouveau test de son missile balistique Sejil-2, capable de frapper Israël.

2010 : Le 9 juin, le Conseil de sécurité inflige de nouvelles sanctions économiques et diplomatiques à l'Iran, pour la quatrième fois depuis 2006. En décembre, le régime iranien annonce sa première production d'uranium enrichi jusqu'à 20 %.

  • 2011 - 2013 : des sanctions internationales à l'élection de Rohani

2011 : L’Occident prend des mesures contre les intérêts iraniens : embargo pétrolier, gel d'avoirs de certaines sociétés ou organisations iraniennes, suppressions de visas.

2012 : Après quinze mois d'interruption, les négociations entre l’Iran et les 5+1

Le président iranien Hassan Rohani, jugé plus ouvert aux négociations sur le nucléaire
© afp

reprennent le 14 avril à Istanbul, puis à Bagdad (24 mai) et Moscou (19 juin), sans avancées notables. De son côté, l'Iran a doublé ses capacités d'enrichissement d'uranium sur son site de Fordow, selon un rapport de l'AIEA.

2013 : Obama annonce en mars que l’Iran disposera de l’arme nucléaire, "dans un peu plus d’un an". Washington renforce les sanctions en prenant des mesures contre la monnaie iranienne. En août, le ton change suite à l'élection du président modéré Hassan Rohani, prêt à des "négociations sérieuses".

Le 26 septembre, le secrétaire d’État américain, John Kerry, rencontre pour la première fois depuis 1979, à New York, un président iranien. Un coup de fil historique est passé le lendemain entre Barack Obama et Hassan Rohani.

Les négociations reprennent à Genève en octobre entre l'Iran avec les 5+1.

Première publication : 09/11/2013

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