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Moyen-orient

Nucléaire iranien : les négociations reprendront le 20 novembre

Catherine Ashton et Mohammad Javad Zarif

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 10/11/2013

À Genève, malgré trois jours d'intenses négociations, les diplomates occidentaux et iraniens ne sont pas parvenus, samedi soir, à trouver un accord sur le programme nucléaire de Téhéran. Les pourparlers doivent reprendre le 20 novembre.

Les négociations se sont poursuivies tard samedi 9 novembre au soir. En vain. Malgré trois jours d'intenses négociations à Genève entre l'Iran et six grandes puissances mondiales, il n’y a pas eu d’accord sur le programme nucléaire iranien. Une nouvelle réunion est programmée le 20 novembre avec la volonté d'aboutir, ont annoncé la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton et le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. D'ici là, le groupe 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, plus l'Allemagne), l'Iran et l'UE se sont engagés à ne rien dévoiler du contenu de leurs discussions par souci d'efficacité.

Le président iranien Hassan Rohani a déclaré dimanche que son pays ne renoncerait pas à ses "droits nucléaires", y compris l'enrichissement d'uranium, ont rapporté les médias après l'annonce de l'absence d'un accord avec les grandes puissances à Genève.

"Il y a des lignes rouges qui ne doivent pas être franchies", a-t-il dit devant le Parlement, dominé par les conservateurs.

"Les droits de la nation iranienne et nos intérêts nationaux représentent une ligne rouge, de même que les droits nucléaires dans le cadre des régulations internationales, ce qui inclut l'enrichissement (d'uranium) sur le sol iranien", a-t-il ajouté.

(AFP)

Commencée jeudi au niveau des hauts fonctionnaires, la réunion a vu vendredi débarquer en urgence les chefs de la diplomatie, le secrétaire d'État américain John Kerry interrompant une tournée au Proche Orient, suivi de l'Allemand Guido Westerwelle, du Britannique William Hague et du Français Laurent Fabius. Le Russe Sergueï Lavrov et le Chinois Li Baodong, vice-ministre des Affaires étrangères, sont arrivés plus tard.

La réunion a suscité beaucoup d'espoir, mais les négociations ont buté les deux derniers jours sur les exigences de clarification de certains participants, en particulier la France, dans la rédaction d'un accord temporaire de six mois, première étape "vérifiable" vers un accord permanent. 

Avec cet accord, l'Iran pouvait espérer un allègement "limité et réversible" de certaines sanctions. En particulier celles qui ont abouti au gel des avoirs iraniens dans des banques de pays tiers.

Laurent Fabius a été le premier à annoncer l'absence d'accord, soulignant qu'il restait beaucoup de chemin à faire. Selon Paris, des clarifications sont nécessaires sur trois points principaux : la centrale d'Arak, la fabrication de plutinium, le devenir du stock d'uranium enrichi à 20 % et plus généralement la question de l'enrichissement.

Kerry salue les "progrès accomplis"

De Téhéran, le président iranien Hassan Rohani, dans un effort de dernière minute, a appelé à ne pas manquer cette "occasion exceptionnelle" d'avancer, après dix ans de confrontation, sans succès. L'échec ne semble pourtant pas irrémédiable, de l'avis des participants, qui ont tous salué dans la nuit de samedi à dimanche les progrès réalisés.

"Il y a eu plusieurs moments, ces dernières années, où on a été sur la brèche. Mais maintenant nous sommes plus proches d'une solution raisonnable que nous ne l'avons été depuis des années", a ainsi affirmé le ministre allemand Guido Westerwelle.

Mohammad Javad Zarif, le ministre iranien, très investi dans la négociation, a affirmé ne "pas être déçu" en dépit de l'absence d'accord. "Nous travaillons ensemble et heureusement nous allons être capables de parvenir à un accord quand nous nous rencontrerons à nouveau", a-t-il dit, avec un sourire un peu forcé.

John Kerry a de son côté salué "les progrès accomplis" dans les négociations, estimant qu'on était maintenant "plus proche d'un accord". "Les États-Unis sont déterminés à ce que l'Iran n'acquière pas d'armes nucléaires", a aussi souligné le secrétaire d’État américain après les inquiétudes exprimées au plus haut niveau par Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a tempêté contre un "marché de dupes" et assuré qu'Israël ne se sentirait pas engagé par cet accord et assurerait seul sa défense. Israël a plusieurs fois mis en garde les grandes puissances contre un éventuel accord avec l'Iran qui ne permettrait pas de démanteler son programme nucléaire.

Avec dépêches

Première publication : 10/11/2013

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