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EUROPE

Le renseignement britannique "pire que les Américains", selon Snowden

© AFP

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 10/11/2013

Les dernières révélations d'Edward Snowden ont montré l’ampleur du dispositif du renseignement britannique. Les trois chefs des principales agences secrètes du Royaume-Uni accusent le lanceur d’alerte de mettre en péril nombre d’opérations secrètes.

Les espions de la couronne britannique n’ont rien à envier aux services de renseignements américains. D’après les nouveaux documents fournis par Edward Snowden au Guardian, les "Grandes oreilles" britanniques seraient même "pires" que la NSA, l'agence de sécurité américaine.

Le "Doughnut" financé par la NSA

Moins connu que le MI5 et le MI6, le très secret Government Communications Headquarters (GCHQ), est l'un des principaux acteurs d’écoute massive des télécommunications dans le monde, selon le quotidien The Guardian, citant des documents rendus publics par Edward Snowden.

Surnommé le "Doughnut" en raison de la forme circulaire de son bâtiment, le GCHQ, basé à Cheltenham, dans le sud-ouest de l'Angleterre, traiterait environ 600 millions de conversations téléphoniques par jour. Une impresionnante ,qui emploie 5 500 personnes. "C'est en gros dix fois moins que la NSA, et deux fois plus que les capacités techniques françaises", explique  Éric Dénécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).

 

Autre révélation, les services de l'agence de sécurité américaine (NSA) entretiennent une "relation spéciale" avec le GCHQ, toujours d’après les documents fournis par le lanceur d’alerte. La NSA a même financé son homologue britannique à hauteur de 100 millions de livres, soit environ 118 millions d'euros, au cours des trois dernières années. "Nous avons les cerveaux, ils (les Américains) ont l'argent", a confirmé David Omand, l'ancien directeur du GCHQ, dans une récente interview, appelant les Britanniques à "être fiers de cette collaboration".

Les "5 eyes"

Et cette étroite collaboration ne date pas d’hier. Les deux agences collaborent dans le cadre du réseau UKUSA Alliance, formé en 1948 entre les États-Unis et la Grande-Bretagne. L'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada s'y sont ensuite joints, formant désormais ce qui est appelé "les 5 Eyes" ("les 5 yeux", NDLR).

L'article révèle enfin qu' il y a un véritable "partage des tâches" entre les services britanniques et américains, selon Éric Dénécé. Une collaboration qui s'est notamment illustrée lors de deux réunions du G20 en 2009 en Grande-Bretagne, au cours desquelles les Américains avaient espionné le président russe Dmitri Medvedev, quand les Britanniques surveillaient les Turcs et les Sud-Africains, selon les documents de Snowden.

Selon l'expert, les Américains se sont chargés de "l'interception de bandes passantes et d'écoutes satellitaires" et les Britanniques se sont occupés des "écoutes au sol" et de "l'interception d'ordinateurs".

Au bonheur d’Al-Qaïda

Devant l’ampleur du scandale des révélations d’Edward Snowden, les chefs des trois principales agences de renseignement se sont s’exprimés jeudi 7 novembre, ensemble, pour la première fois, au sujet de l’étendue des programmes de surveillance, lors d'une audience parlementaire retransmise à la télévision britannique.

Les révélations de Snowden "ont mis nos opérations secrètes en danger", a assuré John Sawers, directeur du MI6, les services de renseignement extérieurs du Royaume-Uni. Et d’ajouter, "il est clair que nos adversaires s'en frottent les mains, qu'Al-Qaïda s'en délecte."

Le chef du GCHQ, Iain Lobban a, par ailleurs, démenti l’idée que l’ensemble de la population britannique serait sur écoute. "Le personnel du CGHQ, a-t-il expliqué, ne passe pas son temps à lire les courriers électroniques des Britanniques ni à écouter leurs conversations téléphoniques, ce qui serait illégal, mais n'agit que dans des cas très précis."

Si la publication de documents officiels du Guardian a fortement déplu aux trois responsables des services secrets, elle n'a pas non plus été du goût de l'exécutif. Le Premier ministre conservateur David Cameron et les parlementaires de son propre camp ont largement critiqué les révélations du Guardian. La commission des Affaires intérieures de la Chambre des communes a d'ailleurs prévu d'interroger, en décembre, Alan Rusbridger, le rédacteur en chef du Guardian sur la publication de documents confidentiels.

Première publication : 10/11/2013

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