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EUROPE

Costa Concordia : le capitaine "a sauté dans le canot avant moi"

© AFP | Francesco Schettino, ex-capitaine du Costa Concordia.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 11/11/2013

Quatre mois après le début du procès de Francisco Schettino, un témoin clé raconte la fuite de l’ex-capitaine du Costa Concordia. Ce témoignage accable encore un peu plus Schettino, surnommé par la presse le "capitaine couard".

"Nous avons trouvé un canot. J’ai sauté dedans, Schettino l’avait fait juste avant moi". Lundi 11 novembre, le témoignage de Stefano Ianelli, un élève-officier membre de l’équipage du Costa Concordia, le paquebot qui a sombré le 13 janvier 2012 au large de l’Italie, a encore un peu plus accablé l’ex-capitaine du navire, Francesco Schettino, devant le tribunal de Grossetto, en Toscane.

Sur le pont du Costa Concordia qui, lentement, sombre alors dans les eaux méditerranéennes, Stefano Ianelli raconte qu’il avait, avec d’autres membres d’équipage, "formé une chaîne humaine afin d’éviter de glisser". Le chaos règne alors sur le paquebot, qui vient de heurter un récif. Ils parviennent ainsi à porter secours "à au moins cinq passagers blessés". "Quand je n’en ai plus vu à proximité, j’ai rejoint Schettino et [avec d’autres membres d’équipage], on est parti à la recherche d’un canot", poursuit le témoin.

"J’ai sauté sur le toit d’un canot, Schettino l’avait fait avant moi, détaille le jeune homme. Dès que le canot s’est mis à avancer, le bateau s’est retourné et le pont sur lequel nous étions quelques instants auparavant s’est retourné sous l’eau".

"Capitaine couard"

Le capitaine a toujours affirmé qu’il aidait aux secours sur le pont du paquebot et qu’il avait "glissé" dans un canot de sauvetage. Et ce malgré de nombreux témoignages accablants, qui lui ont valu les surnoms de "capitaine couard" dans la presse britannique et "d’homme le plus détesté d’Italie" dans les médias italiens. Le témoignage produit lundi conforte les portraits assassins que la presse a fait du bellâtre italien au fur et à mesure des révélations qui ont suivi le naufrage.

Quelques jours après la catastrophe, la diffusion de l’enregistrement d’une conversation téléphonique entre Francesco Schettino et le commandant Gregorio De Falco, de la capitainerie du port de Livourne, où l’ex-capitaine était apparu pleurnichard, lui avait une première fois attiré les foudres des médias. Il se trouvait sur la terre ferme avant que tous les passagers n’aient été secourus, et il avait refusé de remonter à bord pour aider aux opérations de secours, malgré les injonctions du commandant De Falco.

Par ailleurs, lors de l’instruction, les juges du tribunal de Grossetto avaient témoigné dans les médias de l’attitude "ahurissante" de l’ex-capitaine quand les policiers sont venus le chercher, au lendemain du naufrage. "Quand nous l’avons arrêté, Schettino a seulement demandé s’il pouvait aller plutôt dans un hôtel qu’en prison", avait rapporté le procureur Verusio.

"Schettino n’a manifesté à aucun moment le moindre embarras, le moindre remords, le moindre souci de demander pardon aux victimes, avaient confirmé les autres magistrats, qualifiant l’ex-capitaine de "fanfaron". Pour nous c’est quelqu’un qui ne se rend pas compte de l’importance du désastre".

"On oublie les 4 197 passagers que j’ai sauvés"

Schettino lui, assure avoir tout fait pour préserver la vie des passagers. "Oui, il y a 32 morts ou disparus, mais on oublie les 4197 autres passagers que j’ai sauvés", a-t-il déclaré aux enquêteurs. Grâce à une manœuvre de dernière minute, assure-t-il, le bateau a sombré tout près de la terre ferme, facilitant ensuite les secours.

Dans la nuit du 13 janvier 2012, au moins 32 personnes sont mortes au cours de ce naufrage. Près de 4 230 personnes, dont 3 200 touristes, se trouvaient à bord quand le navire a heurté un écueil avant de s’échouer près de l’île du Giglio, au large de la côte est de l’Italie.

Francesco Schettino est assigné à résidence depuis janvier 2012. Il est aujourd’hui poursuivi pour homicides multiples par imprudence, abandon de navire et dommages causés à l’environnement. Il risque jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle. Son procès fleuve – 400 témoins, 250 parties civiles – a débuté en juillet dernier au tribunal de Grosseto, en Toscane.
 

Première publication : 11/11/2013

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