Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Nana Akufo-Addo vainqueur de la présidentielle au Ghana

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Europol lance un calendrier de l'avent des criminels les plus recherchés

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Valls : premier ministre clivant, candidat rassembleur ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Journée de la laïcité : une exception française

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Corée du sud : la déferlante culturelle

En savoir plus

TECH 24

#OpenGov : la démocratie en mode startup

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Ciao Renzi : l'Italie en crise politique et institutionnelle

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidentielle française : deux gauches irréconciliables ?

En savoir plus

FOCUS

Côte d'Ivoire : plongeon dans le trafic illicite et très lucratif des faux médicaments

En savoir plus

asie

Ali Khamenei, le Guide suprême qui valait 71 milliards d'euros

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/11/2013

Selon une enquête menée par l'agence Reuters, l'ayatollah Ali Khamenei, serait à la tête d'un obscur empire financier d'environ 70 milliards d'euros - dont les revenus dépassent les exportations pétrolières de l'Iran.

Le chiffre est mirobolant : 95 milliards de dollars. Selon une enquête publiée par l’agence Reuters, l’actuel Guide de la révolution islamique, Ali Khamenei, est à la tête d’un vaste empire économique d’environ 95 milliards de dollars [70,7 milliards d’euros]. Une somme si astronomique qu’elle dépasse les revenus annuels pétroliers du pays qui ont atteint, en 2012, 67,4 milliards de dollars selon le Fonds monétaire international.

Pour expliquer cette fortune, Reuters révèle que Khamenei profite des largesses d’une organisation assez obscure, baptisée Setad, qui possède des parts dans pratiquement chaque secteur de l’économie nationale – de la finance en passant par le pétrole ou encore les télécommunications. Difficile d’évaluer avec précision le montant total de ses avoirs en raison de l’opacité de ses comptes. Mais selon Reuters, l’empire économique se divise ainsi : 52 milliards de dollars en biens immobiliers et 43 milliards en parts d’entreprises.

À la base, Setad, créé à la mort de son prédécesseur, était censée venir en aide aux plus démunis. L’ayatollah Khamenei, peu avant sa mort en 1989, avait en effet décidé de créer une entité pour gérer et vendre les propriétés abandonnées dans le chaos des années qui ont suivi la révolution de 1979.

Une société obscure toute puissante

Mais près de vingt-cinq ans plus tard, l’organisation s’est muée en vaste machine économique. Setad a bâti son empire en confisquant des milliers de biens appartenant à des Iraniens, qu’ils soient chiites, membres de minorités religieuses, de la diaspora ou hommes d’affaires.

L’organisation vend régulièrement ces biens aux enchères ou cherche à retirer de l’argent auprès de leurs propriétaires d’origine. Pour le seul mois de mai 2013, près de 300 biens ont ainsi été mis aux enchères par Setad, pour plusieurs millions de dollars.

Rien ne prouve toutefois que le guide suprême puise dans les fonds de Setad pour s’enrichir personnellement, mais l’organisation donne à Ali Khamenei, au pouvoir depuis 24 ans, les moyens financiers de mener sa politique sans passer par le Parlement et par le budget national. Et rien ni personne ne semble en mesure de s’attaquer à son fonctionnement. "Aucun organe de supervision ne peut remettre en cause ses biens", a déclaré Naghi Mahmoudi, un avocat iranien qui a quitté l’Iran en 2010 et vit aujourd’hui en Allemagne.

"Sociétés écran"

En juin dernier, le département américain du Trésor a imposé des sanctions contre Setad et certaines de ses holdings, qualifiant l’organisation de "vaste réseau de sociétés-écrans masquant des actifs pour le compte (...) des dirigeants iraniens".

Ni les services de la présidence ni le ministère iranien des Affaires étrangères n’ont souhaité commenter le contenu de cette enquête. L’ambassade d’Iran aux Emirats arabes unis a qualifié ces conclusions de "parcellaires" et ajouté qu’elles n’avaient "aucun fondement", sans plus de précisions.

Le directeur général des relations publiques de Setad, Hamid Vaezi, a répondu par courriel à une description détaillée de ces informations en déclarant qu’elles étaient "inexactes et éloignées de la réalité". Il n’est pas entré dans les détails.

Avec dépêches

Première publication : 12/11/2013

  • IRAN

    Des milliers d'Iraniens manifestent aux cris de "mort à l'Amérique"

    En savoir plus

  • IRAN - ÉTATS-UNIS

    Le Guide suprême soutient à demi-mot le rapprochement avec Washington

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)