Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Le professeur Rollin se rebiffe"

En savoir plus

FOCUS

Danemark : comment lutter contre la radicalisation des jeunes ?

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Réformer la France : la recette Sarkozy

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

SUR LE NET

La police de Los Angeles accusée d'avoir tué un sans-abri

En savoir plus

Asie - pacifique

En Afghanistan, la production d'opium fait un bond de près de 50 %

© AFP | Culture du pavot en Afghanistan

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/11/2013

La production d'opium en Afghanistan a atteint 5 500 tonnes en 2013, soit une augmentation de 49 % par rapport à 2012, selon les Nations unies. L'organisation craint que les récoltes profitent aux Taliban, grands bénéficiaires du trafic de drogue.

Les surfaces cultivées d'opium ont atteint un niveau record en Afghanistan en 2013, selon les Nations unies, qui craignent de voir le produit de ce commerce tomber entre les mains des "seigneurs de guerre" au moment où les forces internationales s’apprêtent à quitter le pays.

L'étendue des surfaces est passée de 154 000 hectares en 2012 à 209 000 hectares en 2013, dépassant le précédent record de 2007 (193 000 hectares), indique le Bureau des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) dans son rapport annuel sur le sujet.
 
Conséquence directe : la production d'opium, dont est notamment issue l'héroïne, a atteint 5 500 tonnes en 2013, ajoute le document, soit une augmentation de 49 % par rapport à l’année précédente.
 
Premier producteur mondial de pavot, le pays a fourni 75 % de la demande mondiale en 2012, un chiffre qui pourrait passer à 90 % selon les experts.
 
Dommage collatéral du départ des troupes internationales ?
 
Selon l'UNODC, les cultivateurs pourraient avoir accru la production d'opium "pour préserver leurs avoirs face à la perspective d'un futur incertain qui pourrait résulter du retrait des troupes internationales l'année prochaine".
 
L'augmentation des surfaces cultivées et de la production "constitue une menace pour la santé publique, la stabilité et le développement de l'Afghanistan", a commenté le directeur de l'agence onusienne, Yury Fedotov, dans un communiqué.
 
Le trafic international de drogue à partir de l'Afghanistan profite en effet directement aux insurgés talibans, qui en tirent entre 100 et 400 millions de dollars par an, selon des chiffres de l'ONU et de l'administration afghane.
 
L'opium nourrit la guerre
 
Cette manne financière - chiffrée localement à un milliard de dollars par an, soit 4 % du PIB afghan - contribue à nourrir l'insurrection meurtrière que les Taliban mènent contre les forces gouvernementales afghanes et celles de l'Otan depuis leur éviction du pouvoir en 2001 par une coalition militaire dirigée par les États-Unis.
 
"Le lien entre l'insécurité et la culture de l'opium observé depuis 2007 est toujours vrai en 2013": près de 90 % des champs d'opium sont rassemblés dans neuf provinces qui comptent parmi les bastions des Taliban, souligne le rapport de l'ONU.
 
Malgré douze ans de guerre et des moyens militaires colossaux, la Force internationale de l'Otan en Afghanistan (Isaf) n'a pas réussi à mater la rébellion islamiste et le retrait des 75 300 soldats de la coalition fait craindre d'une nouvelle guerre civile.

Avec dépêches

Première publication : 13/11/2013

  • NARCOTRAFIC

    Trafic de drogues : l’échec cuisant des autorités mondiales depuis 1990

    En savoir plus

  • TRAFIC DE DROGUES

    Un "narco-tunnel sophistiqué" découvert entre Tijuana et San Diego

    En savoir plus

  • MOYEN-ORIENT

    Le Captagon, l'amphétamine qui finance le conflit syrien

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)