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Amériques

Quarante ans après le coup d’État de Pinochet, la droite en lambeaux

© AFP.

Texte par Yann BUXEDA

Dernière modification : 15/11/2013

À l'approche du 1er tour de la présidentielle au Chili, la candidate Evelyn Matthei doit éviter une déroute historique de la droite face au mastodonte politique Michelle Bachelet. Retour sur le "soap-opéra" qui a secoué la droite chilienne en 2013.

Popularité, crédibilité, intentions de vote… Au Chili, depuis plus d’un an, pas un sondage n’est publié sans que la socialiste Michelle Bachelet n’en sorte renforcée.

L’ex-présidente (2006-2010), qui brigue un second mandat, quatre ans après avoir laissé les rênes du pays au parti de centre-droit Rénovation nationale (RN) de Sebastián Piñera, est plus que jamais en position de force, à quelques jours du premier tour de la présidentielle chilienne, le 17 novembre.

Il y a un peu plus d'un an, elle disposait déjà de près de 50 % des intentions de vote au premier tour. Ce boulevard s’est désormais transformé en autoroute après l’annus horribilis subi par la droite en 2013.

Ces derniers mois, les quelques solistes de la gauche chilienne ont plié face à l’évidence, et Bachelet a recueilli près de 75 % des voix de la coalition de gauche (socialistes, démocrates-chrétiens, sociaux-démocrates et radicaux) aux primaires du 30 juin.

Golborne, leader naturel rattrapé par les affaires

En face, la droite a été le triste théâtre d’un "soap opera" qui l’a plongée dans une profonde morosité. Depuis le début de l’année, trois porte-étendards se sont succédés. Aucun n’est jamais parvenu à se hisser au niveau de Bachelet dans les intentions de vote.

En début d’année, Laurence Golborne s’imposait comme l’adversaire naturel de Bachelet. Sa victoire aux primaires de la droite semblait acquise. L’ex-ministre des Mines, dont la notoriété avait atteint son point culminant en août 2010 lors de la crise des mineurs chiliens, était pourtant déjà loin derrière Bachelet – une trentaine de points en moyenne – dans les sondages.

Mais à la fin du mois d’avril 2013, Golborne fut contraint d’annoncer le retrait de sa candidature en raison de son rôle en tant que gérant général de l’entreprise Cencosud. Ce géant de la distribution avait été condamné en mars pour avoir floué des consommateurs, notamment via l’insertion de clauses abusives dans des contrats de crédit.

Duel de ministres sur fond de fracture idéologique

Golborne, candidat de droite indépendant, avait le mérite de ne pas froisser les susceptibilités entre les deux clans principaux de la droite chilienne, l’ultra-conservatrice Union démocrate indépendante (UDI) et Rénovation nationale.

Son éviction a changé le propos de la primaire, qui s’est articulé sur le clivage UDI-RN. Rénovation nationale a fondé ses espoirs sur l’ex-ministre de la Défense, Andrès Allamand, un modéré de centre-droit qui, pour beaucoup d’analystes, était le seul à pouvoir reprendre du terrain à Bachelet.

En face, l’UDI présentait le cacique Pablo Longueira, ancien "chouchou" de Pinochet de l’aveu même de sa fille Lucía Pinochet. Proche de l’Opus Dei, membre du Congrès depuis deux décennies et ex-ministre de l’Économie, Longueira était le candidat idéal pour s’opposer à Allamand, mais, de l’aveu de beaucoup, pas celui qui pouvait vaincre Bachelet.

Le 30 juin, au soir de la primaire, Longueira s’imposait finalement sur le fil (51,37 % contre 48,62 %). L’UDI, qui avait mal vécu la candidature imposée de Sebastián Piñera (RN) en 2006, était parvenue à prendre sa revanche sur son "alliée".

Nouvelle défection et coup de force de l’UDI

Après des semaines d’atermoiements, de luttes intestines, la campagne de la coalition de droite semblait enfin lancée. C’était sans compter sur un ultime rebondissement. Le mercredi 17 juillet, à quatre mois tout juste du premier tour de la présidentielle, trois des sept enfants de Longueira convoquent la presse.

"[Notre] père est tombé malade, après le triomphe de l'élection primaire, et alors qu'il prenait quelques jours de congé. Sa santé s'est détériorée dans le cadre d'une dépression diagnostiquée médicalement", confesse l’un de ses fils, qui annonce son retrait immédiat de la campagne.

Trois jours plus tard, faisant fi des consultations avec son alliée, l’UDI proclame la ministre du Travail, Evelyn Matthei, comme remplaçante de Longueira.

Il faudra près d’un mois pour que Rénovation nationale accepte le coup de force de l’UDI, et se range, lors d’un conclave organisé le 10 août, derrière la candidature d’Evelyn Matthei.

Trois mois pour éviter une déroute

Depuis, Evelyn Matthei essaie tant bien que mal de redresser la barre. Cette figure, rompue aux mécanismes de la politique chilienne, peut compter sur un indéniable charisme et sur un positionnement idéologique plus rassembleur que son prédécesseur, clairement ancré à la droite de la droite.

Mais sa marge de manœuvre reste limitée. Matthei, 59 ans, et première femme de la coalition de droite à viser la magistrature suprême, s’oppose à un roc. En début de mois, un sondage du CEP (institut de sondage du centre-droit) prêtait à Bachelet à 47 % des intentions de vote.

Un plébiscite quelque peu tempéré par une enquête Ipsos menée début novembre, qui plaçait Bachelet à 32 %, Matthei à 20 % et le candidat indépendant Franco Parisi à 14%.

Dans cette configuration, Matthei peut espérer en découdre lors d'un second tour, le 15 décembre 2013. Un moindre mal pour l’alliance de droite, qui a bien mal préparé son combat face au titan. En 2010, Bachelet avait quitté la Moneda – le palais présidentiel – avec près de 70 % d’opinions favorables.

BACHELET-MATTHEI, DUEL POUR LA PRÉSIDENCE ENTRE AMIES D'ENFANCE

Première publication : 14/11/2013

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