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Afrique

Manifestations des pro-MNLA à Kidal, la traque des djihadistes se poursuit

© AFP

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/11/2013

À Kidal, l'armée française continue de traquer des djihadistes, en tuant trois d'entre eux. De leur côté, des partisans des rebelles touareg ont manifesté, et saccagé des bâtiments officiels, occupés auparavant par le MNLA.

Des partisans de la rébellion touareg MNLA, en proie à des divisions, ont saccagé, jeudi 14 novembre, des bâtiments publics à Kidal, dans le nord du Mali, alors que l'armée française, qui poursuit sa traque des djihadistes, a tué plusieurs membres d'Al-Qaïda.

Le MNLA avait repris pied à Kidal après une intervention militaire franco-africaine déclenchée en janvier 2013. Toujours en cours, l'opération a permis de chasser des grandes villes les groupes islamistes armés, qui occupaient le Nord-malien depuis plusieurs mois. Selon plusieurs responsables maliens, cette ville du désert est devenue une "zone de non-droit" sans réel contrôle.

Des bâtiments publics saccagés

Jeudi 14 novembre en milieu de journée, quelques dizaines de femmes et de jeunes partisans du MNLA y ont ainsi saccagé des bâtiments publics. Ils protestaient contre la décision de leurs chefs de quitter certains de ces locaux : le gouvernorat et le siège de la radio-télévision publique ORTM.

Le MNLA, qui les occupait depuis neuf mois, a décidé leur évacuation dans le cadre d'un accord signé en juin avec le gouvernement afin de permettre la poursuite de discussions de paix. Mais les locaux n'étaient toujours pas évacués jeudi après-midi.

Selon des habitants et une source militaire africaine sur place, une occupation des "anti-évacuation" débuté en matinée au gouvernorat a dégénéré en violences. Des jeunes ont saccagé et brûlé une partie du gouvernorat, du Trésor public et d'un bâtiment de l'Éducation nationale proche.

Aucun bilan n'était immédiatement disponible. Les mouvements d'humeur s'étaient calmés vers 14H00 (locale et GMT), et n'avaient pas suscité de réactions de militaires maliens et de soldats de la mission de l'ONU (Minusma) présents dans la ville.

Des jihadistes "neutralisés", au moins trois tués

De son côté l'armée française forte de 3 000 hommes au Mali, poursuit la traque des djihadistes.

Selon le chef d'état-major français, Edouard Guillaud, ses troupes ont mené dans la nuit de mercredi à jeudi une "opération spéciale" dans une zone désertique, à environ "200-250 km à l'ouest de Tessalit", au nord de Kidal. Elle a permis de "neutraliser" plusieurs membres d'Al-Qaïda, et de saisir du matériel.

L'amiral Guillaud n'a pas précisé, si ces islamistes avaient été capturés, blessés ou tués. "Au moins trois djihadistes ont été tués", a indiqué une source militaire malienne, jointe à Kidal, parlant de "frappes aériennes".

Ces développements surviennent à dix jours d'élections législatives, censées parachever la fin de la transition politique au Mali.Le pays a connu 18 mois de crise politico-militaire entre 2012 et 2013, marquée par un coup d'État et l'occupation du Nord par des groupes armés.

Le premier tour des législatives est prévu le 24 novembre, et un éventuel second tour le 15 décembre. Mais le pays peine à être sécurisé: les djihadistes ont mené plusieurs attaques ces dernières semaines, et tué deux journalistes français à Kidal, fief des rebelles touareg. Et en dépit de ces développements sécuritaires, les autorités maliennes ont foi en la tenue des législatives selon le calendrier prévu.

Avec dépeches

Première publication : 14/11/2013

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